Des conces­sion­naires au­to­mo­biles ou­verts six jours sur sept

Le Nord - - AFFAIRES - Mathieu Ste-ma­rie

Au moins deux conces­sion­naires au­to­mo­biles de Saint-Jé­rôme ou­vri­ront leurs portes les sa­me­dis et des en­tre­prises concur­rentes pour­raient em­boî­ter le pas.

Les gens de la Cor­po­ra­tion des conces­sion­naires d’au­to­mo­biles des Lau­ren­tides ont vo­té una­ni­me­ment, le 26 jan­vier der­nier, pour l’abro­ga­tion du rè­gle­ment 2.3.1 qui li­mi­tait l’ou­ver­ture des com­merces aux jours de la se­maine. Les en­tre­prises au­to­mo­biles ont main­te­nant le loi­sir d’ou­vrir la fin de se­maine tout en res­pec­tant la loi qué­bé­coise sur les heures d’ou­ver­ture des com­merces.

Les cor­po­ra­tions de Montréal, Qué­bec et Mon­té­ré­gie ont aus­si dé­ci­dé de sup­pri­mer ce rè­gle­ment.

Ain­si, St- Jé­rôme Che­vro­let se­ra ou­vert du­rant dix sa­me­dis ce prin­temps alors que Maz­da St-Jé­rôme a dé­jà an­non­cé sur une pan­carte qu’il est ou­vert cette jour­née.

«Il y a des gens qui veulent s’ache­ter un vé­hi­cule le sa­me­di et nous ne sommes pas ou­verts pour les ser­vir. Est-ce qu’il y a des ventes de vé­hi­cules neufs ou d’oc­ca­sions qui ne se font pas à cause de ça? La ré­ponse est oui » , lance Da­niel Jar­ry, pré­sident de St-Jé­rôme Che­vro­let.

Ce der­nier ou­vri­ra son en­tre­prise la fin de se­maine seule­ment au prin­temps puisque c’est du­rant cette pé­riode que les consom­ma­teurs sont ac­tifs sur le mar­ché du vé­hi­cule, dit-il. «On ne pense pas que ce soit ap­pro­prié d’ou­vrir le sa­me­di à l’an­née», ob­serve M.Jar­ry. Tou­te­fois, si les en­tre­prises de Saint-Jé­rôme dé­cident d’ou­vrir cette jour­née toute l’an­née, St-Jé­rôme Che­vro­let em­boî­te­ra le pas.

De son cô­té, Maz­da Lau­ren­tides ac­cueille dé­jà la clien­tèle le sa­me­di et le fe­ra à l’an­née, confirme Jean Lanc­tôt ac­tion­naire du conces­sion­naire. « Nous sommes 50 ans en ar­rière. Par exemple, Wal-Mart a com­pris il y a long­temps qu’ou­vrir la fin de se­maine est pro­fi­table », lance-t-il.

Se­lon lui, les pre­miers ré­sul­tats chez Maz­da sont en­cou­ra­geants.

M.Lanc­tot ne peut tou­te­fois pas dire si Volks­wa­gen Lau­ren­tides, l’en­tre­prise dont il est le pré­sident, sui­vra cette ini­tia­tive.

Pour sa part, ques­tion­né à sa­voir s’il al­lait em­boî­ter le pas, Marc-An­dré La­chance de chez Kia Lau­ren­tides, n’a pas tran­ché. «Je vais at­tendre de voir si les autres em­barquent avant de prendre une dé­ci­sion», a-t-il dit.

Un ef­fet boule de neige ?

Da­niel Jar­ry a de bonnes rai­sons de croire que le­sautres conces­sion­naires de la ville sui­vront l’ini­tia­ti­vede Maz­da et de son en­tre­prise. « L’an der­nier,six conces­sion­naires de Saint-Jé­rôme avaient si­gné une lettre de­man­dant à la cor­po­ra­tion d’ou­vrir dix sa­me­dis au prin­temps», rap­pelle-t-il. Suite au re­fus, St-Jé­rôme Che­vro­let avait quit­té la cor­po­ra­tion et dé­ci­dé d’ou­vrir tout de même le sa­me­di.

Ce choix n’a pas plu à cer­tains qui ont com­mis des actes de van­da­lisme à son en­tre­prise en mars 2012. De­vant ces gestes et des me­naces per­sis­tantes de dom­mage à ses vé­hi­cules, Da­niel Jar­ry a fait marche ar­rière.

Cette fois, l’his­toire est dif­fé­rente, dit- il. «Des conces­sion­naires de Saint-Jé­rôme ont vo­té pour l’abro­ga­tion du rè­gle­ment, le 26 jan­vier. Lors­qu’on sait que des em­ployés de ces mêmes conces­sion­naires ont ma­ni­fes­té l’an der­nier contre l’ou­ver­ture de notre en­tre­prise le sa­me­di, on est con­fiant que ceux- ci res­pec­te­ront notre dé­ci­sion » , ex­plique M.Jar­ry.

Mathieu Ste-ma­rie

Da­niel Jar­ry, pré­sident de St-Jé­rôme Che­vro­let, est heu­reux de pou­voir ou­vrir dix sa­me­dis ce prin­temps. Comme il est bien écrit dans une lettre de la Cor­po­ra­tion des conces­sion­naires d’au­to­mo­biles des Lau­ren­tides, les conces­sion­naires au­ront le loi­sir d’ou­vrir la fin de se­maine.

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