La nou­velle fa­çon de sou­te­nir les pro­jets créa­tifs ?

Fi­nan­ce­ment par­ti­ci­pa­tif ou «crowd­fun­ding »

Le Nord - - LIVRE -

Dans cette pé­riode où l’éco­no­mie de­vient de plus en plus col­la­bo­ra­tive, des ini­tia­tives de dif­fé­rents styles voient le jour. Si vous vous lan­cez dans un pro­jet et que vous avez un be­soin de fonds, que faites-vous ? Des so­lu­tions al­ter­na­tives existent, comme le crowd­fun­ding : le fi­nan­ce­ment par un en­semble de per­sonnes.

Le prin­cipe du crowd­fun­ding, ou fi­nan­ce­ment par­ti­ci­pa­tif en fran­çais, est simple. Un créa­teur por­teur d’un pro­jet, fait ap­pel à la gé­né­ro­si­té d’un ré­seau com­po­sé de gens connus (sa fa­mille, ses proches, ses contacts) et d’in­con­nus ( in­ter­nautes, contacts de contacts) pour don­ner vie à son pro­jet. Les pla­te­formes de fi­nan­ce­ment par­ti­ci­pa­tif ont été per­mises grâce à In­ter­net et des ré­seaux so­ciaux. Les pro­mo­teurs conservent 100 % de la pro­prié­té in­tel­lec­tuelle mais la plu­part des pro­jets fonc­tionnent sur le prin­cipe du troc : contri­bu­tions fi­nan­cières en échange de contre­par­ties per­son­na­li­sées.

QUELQUES EXEMPLES …

En Eu­rope, KissKissBankBank met en re­la­tion des créa­teurs de pro­jets et des contri­bu­teurs pas­sion­nés par la créa­ti­vi­té. Il s’agit d’une pla­te­forme com­mu­nau­taire qui vous aide à col­lec­ter des fonds pour réa­li­ser vos idées ou vos pro­jets. Dans cet es­prit, KissKissBankBank affiche clai­re­ment ses am­bi­tions : « Sou­te­nons la créa­tion en­semble ».

Aux États- Unis, la pla­te­forme la plus po­pu­laire est Kicks­tar­ter, lan­cée en 2009. Le site vient en aide aux pro­jets au stade d’idée, où les in­ter­nautes sont ré­com­pen­sés en fonc­tion de la somme qu’ils in­ves­tissent. Si l’ob­jec­tif n’est pas at­teint, au­cune somme n’est dé­bi­tée. Si l’ob­jec­tif est at­teint, les « in­ves­tis­seurs » re­çoivent leur ca­deau. Le pro­jet le plus im­por­tant a mo­bi­li­sé plus de 68 000 in­ter­nautes et ré­col­té plus de 10 mil­lions de dol­lars.

Au Qué­bec, le pro­jet BoumC­hi­caBoum re­pré­sente une nou­velle source viable de fi­nan­ce­ment au­to­nome pour les créa­teurs en mu­sique et en ci­né­ma. En échange d’une contri­bu­tion fi­nan­cière va­riant entre 10 $ et 500 $, ar­tistes, or­ga­nismes pro­fes­sion­nels du mi­lieu et ama­teurs de mu­sique et de ci­né­ma re­çoivent une vi­si­bi­li­té et ont ac­cès à une res­source spé­cia­li­sée. L’idée sous ja­cente est de sou­te­nir des ini­tia­tives cultu­relles.

Tou­jours au Qué­bec, la pla­te­forme Mo­bi­lys vise à im­pli­quer les ci­toyens dans le pro­ces­sus de va­lo­ri­sa­tion de l’édu­ca­tion. Elle per­met aux écoles et or­ga­nismes de com­mu­ni­quer avec leur com­mu­nau­té en les in­for­mant sur les ac­tions à pri­vi­lé­gier pour contrer le dé­cro­chage sco­laire et as­su­rer le dé­ve­lop­pe­ment du plein po­ten­tiel de tous les jeunes.

Le crowd­fun­ding ou le fi­nan­ce­ment par­ti­ci­pa­tif est donc un le­vier qui per­met au grand pu­blic de sou­te­nir fi­nan­ciè­re­ment et col­lec­ti­ve­ment une idée ou un pro­jet qui le sé­duit. Pour les créa­teurs, il s’agit d’un vé­hi­cule où leurs rêves naissent, s’af­firment et gran­dissent.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.