Cinq ques­tions en cinq lignes pour Mar­cel Achard

Le Nord - - LIVRE -

Votre nom : Mar­cel Achard Votre titre of­fi­ciel : Di­rec­teur gé­né­ral de l’Ate­lier de l’Île de Val-Da­vid J’ai ai­dé à élar­gir le man­dat de GRAVJEUNES. Mer­ci à Bon­nie Bax­ter, mar­raine du pro­jet de­puis 2008, et au co­mi­té d’ar­tistes pro­fes­sion­nels et im­pli­qués.

Grâce à l’ob­ten­tion d’une sub­ven­tion du Fonds des Lau­ren­tides pour les arts et les lettres, nous avons pu ac­cueillir quatre jeunes ar­tistes de la ré­gion : cha­cun a eu droit à un stage in­di­vi­duel en es­tampe contem­po­raine d’une du­rée d’un mois, une réelle im­mer­sion au­près d’ar­tistes pro­fes­sion­nels, hors contexte aca­dé­mique, et ré­mu­né­rée.

Nous es­pé­rons pour­suivre et amé­lio­rer ce pro­gramme en 2013 !

Les Lau­ren­tides sont un ter­reau fer­tile à la culture, sa pré­sence est dis­sé­mi­née à tra­vers un im­mense ter­ri­toire à culti­ver dans le res­pect. Ayant tou­jours été at­ta­ché à Val-Da­vid, j’ai eu la chance de connaître une mu­ni­ci­pa­li­té où la culture est un élan vi­tal, per­çu comme un in­ves­tis­se­ment plu­tôt qu’une dé­pense. Grâce aux ar­tistes et à leurs oeuvres la culture em­bel­lit nos vies, c’est une ri­chesse que l’on fré­quente et qui ins­pire le dé­pas­se­ment de soi. Pro­vo­quer l’éveil, l’ap­pui et l’im­pli­ca­tion des gens d’af­faires et des ci­toyens.

Que tous consomment da­van­tage de pro­duits cultu­rels lo­caux, et qu’on fa­vo­rise un ré­seau de pro­mo­tion et de par­tage de nos pro­duc­tions cultu­relles et de nos ac­quis pa­tri­mo­niaux.

Hypersensibilité gé­né­tique à la Beau­té ? Fré­quen­ta­tion des mu­sées et ga­le­ries à l’ado­les­cence ? Pré­sence d’oeuvres d’art et d’ar­tistes à la mai­son ? On dit que l’ap­pé­tit vient en man­geant, je pense que la pas­sion pour la culture vient en se culti­vant. “Seul un peuple culti­vé peut être vrai­ment libre.” Jo­sé Mar­ti Un Ate­lier de l’Île, re­con­nu comme ins­ti­tu­tion es­sen­tielle des Lau­ren­tides : un très beau centre d’ar­tistes au­to­gé­ré, li­bé­ré de la précarité, pro­duc­tif, où les ar­tistes par­tagent les connais­sances tra­di­tion­nelles et tech­no­lo­giques et un lieu de tra­vail ins­pi­rant.

Une grande ex­po­si­tion per­ma­nente d’es­tampes et d’oeuvres d’art aux abords de la piste cy­clable du P’tit Train du Nord.

Je rêve d’un ré­seau de sphères de pro­jec­tions, de spec­tacles et de com­mu­ni­ca­tion, (comme la sa­to­sphère de la So­cié­té des arts tech­no­lo­giques de Montréal) qui re­lie­rait les mu­ni­ci­pa­li­tés des Lau­ren­tides, et pour­quoi pas jus­qu’au Grand Nord.

Une ou deux oeuvres per­son­nelles.

(Pho­to gra­cieu­se­té)

Mar­cel Achard.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.