Mo­nique et Fer­nand la vie de Jessy et d’émi­lie

Le Nord - - ACTUALITÉS - Fran­çoise Le Guen

La Se­maine qué­bé­coise de la dé­fi­cience in­tel­lec­tuelle (SQDI) se dé­rou­lait du 10 au 16 mars sous le thème «Comme on se res­semble». Une se­maine pen­dant la­quelle sou­li­gner l’ap­port des bé­né­voles au ni­veau de la par­ti­ci­pa­tion so­ciale des per­sonnes vi­vant avec une dé­fi­cience in­tel­lec­tuelle prend tout son sens.

Ici, à Saint-Jé­rôme, deux bé­né­voles font toute la dif­fé­rence dans la vie d’Émi­lie et de Jessy. Mo­nique, la mar­raine de d’Émi­lie, et Fer­nand Gen­dron pour Jessy.

Jessy et Fer­nand

Jessy ne pour­rait pas par­ti­ci­per au bow­ling des Olym­piques spé­ciaux sans l’aide de son bé­né­vole, Fer­nand Gen­dron, qui a dé­jà 15 ans de bé­né­vo­lat à son ac­tif. « J’adore ça, ces jeunes-là en ont be­soin et tant que la san­té continue, je vais le faire, » nous dit Fer­nand qui donne de son temps pour l’or­ga­ni­sa­tion des olym­piques - qui touche ma­jo­ri­tai­re­ment les gens qui sont des­ser­vis par le Centre du Flo­rès-. Jessy vient aux Centre de Quilles La­fon­taine de­puis deux ans main­te­nant. Est-ce que Jessy al­lait pou­voir conti­nuer à al­ler au bow­ling cette an­née ? Ça dé­pen­dait d’un bé­né­vole. Monsieur Gen­dron a ac­cep­té. Il est comme une aide sup­plé­men­taire. Il ne s’agit pas juste d’écrire les poin­tages de Jessy, il l’ac­com­pagne « à faire al­ler la boule». Les per­sonnes avec un han­di­cap phy­sique, ceux qui ont le plus be­soin de sup­port sont en­voyés à son al­lée. « Je suis là, j’ai l’ha­bi­tude, je peux les ai­der sans les bous­cu­ler ! » té­moigne Fer­nand Gen­dron. Ain­si, Jessy est au bow­ling, son loi­sir, le sport au­quel elle peut par­ti­ci­per, tous les ven­dre­dis ma­tin, mais ses sorties sont li­mi­tées : «je res­sors de­main à un cours de pein­ture, je suis tous les sa­me­dis à Ici par les arts,» nous dit-elle. Le mer­cre­di elle est au bin­go au pa­villon La­fon­taine avec sa grand-mère. Jessy de­meure à Saint-Co­lom­ban. Elle est en chaise rou­lante de­puis qu’elle a 7 ans à cause d’une pa­ra­ly­sie cé­ré­brale, de nais­sance, du cô­té droit. Elle en a 24. Pa­ra­ly­sée, elle ne peut pas mar­cher et souffre d’une dé­fi­cience in­tel­lec­tuelle lé­gère. Elle est en fa­mille d’ac­cueil de­puis trois ans. La jeune fille est par­tie de la mai­son pour vivre dans une mai­son com­plè­te­ment adap­tée construite par des gens «de mis­sions». Et son papa reste pré­sent dans sa vie pour l’ai­der.

Émi­lie et Mo­nique

« J’avais en­ten­du par­ler par une connais­sance du Par­rai­nage Ci­vique et ça m’a in­té­res­sée. J’ai en­ten­du dire qu’il cher­chait des mar­raines et j’ai eu la chance de tom­ber sur Émi­lie, » nous dit Mo­nique la mar­raine d’Émi­lie de­puis six mois. D’après Mo­nique le lien a été fa­cile. « On se fait de plus en plus confiance, c’est for­mi­dable. Émi­lie, mal­gré ses han­di­caps, ne se plaint jamais. Elle est tou­jours de bonne hu­meur, elle est pleine de vie.» Émi­lie a at­ten­du long­temps avant de trou­ver une mar­raine. Elle at­ten­dait de­puis 6 ans. «C’est comme une amie, une soeur. On peut faire des ac­ti­vi­tés, on peut al­ler au ci­né­ma, ma­ga­si­ner, man­ger au res­to. Et j’ai été cou­cher chez elle,» nous dit Émi­lie, qui a dé­jà ren­con­tré toute la pe­tite fa­mille de Mo­nique.

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