«Ce bud­get est une at­taque fron­tale contre le Qué­bec» - Ni­co­las Mar­ceau

Bud­get fédéral 2013-2014

Le Nord - - ACTUALITÉS - Fran­çoise Le Guen

Le dé­pu­té de Rous­seau et mi­nistre des Fi­nances et de l’Éco­no­mie, M. Ni­co­las Mar­ceau, s’est dit très dé­çu du bud­get fédéral. « En­core une fois, le gou­ver­ne­ment fédéral agit uni­la­té­ra­le­ment et vient an­non­cer de nou­velles me­sures en rup­ture avec des en­tentes exis­tantes, sans consul­ta­tion préa­lable. De plus, ce bud­get contient des me­sures qui nuisent énor­mé­ment au Qué­bec. C’est une at­taque fron­tale contre le Qué­bec qui va à l’en­contre de nos in­té­rêts et de nos fa­çons de faire », a dé­plo­ré le mi­nistre.

Sa­brer 70 M$ ?

Le mi­nistre Mar­ceau fait éga­le­ment part de son in­com­pré­hen­sion de la dé­ci­sion fé­dé­rale de sa­brer 70 M$ par an­née dans les trans­ferts au gou­ver­ne­ment du Qué­bec

In­fra­struc­ture

pour l’En­tente sur le mar­ché du tra­vail afin de créer un nou­veau pro­gramme qui va com­pli­quer l’ac­cès aux me­sures de for­ma­tion pour les per­sonnes à la re­cherche d’un em­ploi. « En re­né­go­ciant les en­tentes sur le mar­ché du tra­vail, le fédéral vient nuire à nos ef­forts de ré­in­ser­tion des tra­vailleurs sur le mar­ché du tra­vail. Pour­quoi le Ca­na­da veut-il dé­dou­bler ce qu’Em­ploiQué­bec fait dé­jà et, ce fai­sant, obli­ger les tra­vailleurs à frap­per à deux portes plu­tôt qu’une seule ? », dit M. Mar­ceau. Ce que le gou­ver­ne­ment fédéral a qua­li­fié de « nou­veau » plan en ma­tière d’in­fra­struc­tures donne suite au plan Chan­tiers Ca­na­da, qui vien­dra à échéance en 2014 dé­nonce Ni­co­las Mar­ceau. « Alors que le Qué­bec et les mu­ni­ci­pa­li­tés ont des be­soins im­por­tants en ma­tière d’in­fra­struc­tures, le fi­nan­ce­ment fédéral n’est pas à la hau­teur et il est dé­ce­vant de consta­ter qu’il ne s’est pas en­ga­gé à ver­ser les fonds sous la forme d’un trans­fert « en bloc ».

Cré­dit d’im­pôt pour les fonds de tra­vailleurs

Se­lon Ni­co­las Mar­ceau, l’an­nonce de l’abo­li­tion du cré­dit d’im­pôt fédéral vient nuire consi­dé­ra­ble­ment aux ou­tils im­por­tants dont s’est do­té le Qué­bec pour fa­vo­ri­ser son dé­ve­lop­pe­ment. « Les contri­buables, les en­tre­prises et les tra­vailleurs qué­bé­cois sont les prin­ci­paux bé­né­fi­ciaires de cette me­sure en rai­son de l’ap­port im­por­tant au Fonds de so­li­da­ri­té FTQ et à Fon­dac­tion CSN. L’abo­li­tion de cette me­sure crée­ra un frein à l’épargne qui va coû­ter 312 M$ aux Qué­bé­cois en cinq ans sur les 355 M$ que le fédéral va épar­gner en abo­lis­sant le cré­dit d’im­pôt », pense le mi­nistre.

Trans­ferts fé­dé­raux

Alors que le bud­get fédéral a confir­mé des chan­ge­ments tech­niques au pro­gramme de pé­réqua­tion, M. Mar­ceau a rap­pe­lé que le Qué­bec de­man­dait le re­trait des pla­fonds im­po­sés au pro­gramme de­puis 2009. « Ces pla­fonds ont en­gen­dré des pertes fi­nan­cières sub­stan­tielles pour le Qué­bec de 7,6 G$ de­puis 2009- 2010. Ajou­té au manque à ga­gner dé­cou­lant des dé­ci­sions uni­la­té­rales de 2011 en san­té, le Qué­bec se­ra pri­vé de 8,6 G$ entre 2014- 2015 et 2024-2025. Ces chan­ge­ments uni­la­té­raux ont un impact né­ga­tif ma­jeur sur les fi­nances pu­bliques du Qué­bec. Le gou­ver­ne­ment du Qué­bec de­mande au à Ot­ta­wa de re­ve­nir sur ces dé­ci­sions in­équi­tables pour le Qué­bec », a te­nu à sou­li­gner le dé­pu­té de Rous­seau.

Pho­to gra­cieu­se­té

M. Ni­co­las Mar­ceau

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