«On ne lâche pas le mor­ceau» - Be­noit Che­vrier

Le Nord - - ACTUALITÉS - Fran­çoise Le Guen

Un conseil mu­ni­ci­pal mou­ve­men­té, mar­di der­nier, alors que des ci­toyens, pour la ma­jo­ri­té de membres du Co­mi­té des Ci­toyens du Do­maine Ray­mond, sont ve­nus ques­tion­ner la Ville et re­mettre une pé­ti­tion de plus de 4 000 si­gna­taires, de­man­dant l’abo­li­tion de la taxe spéciale pour le fi­nan­ce­ment du pro­jet do­mi­ci­liaire des Sen­tiers du Roi-Charles et l’ar­rêt im­mé­diat de tous les tra­vaux en cours ou fu­turs.

Lun­di 22 avril la pé­ti­tion avait re­çu 4200 si­gna­tures. «On pour­suit, mais pas au même rythme, nous dit Be­noit Che­vrier, porte-pa­role du Co­mi­té des Ci­toyens du Do­maine Ray­mond. On ne lâche pas le mor­ceau. On trans­met cette se­maine le dos­sier à l’UPAC (uni­té per­ma­nente an­ti­cor­rup­tion) et au MAMROT (mi­nis­tère des Af­faires municipales). Et, dans le co­mi­té nous conti­nuons à faire nos re­cherches».

Saint-Jé­rôme taxée

On rap­pelle que la Ville de Saint-Jé­rôme pré­voit dé­pen­ser 2, 700,000 $ pour fa­vo­ri­ser le dé­ve­lop­pe­ment d’un pro­jet do­mi­ci­liaire pri­vé de quelques di­zaines de mai­sons.

«Tous les payeurs de taxes de Saint-Jé­rôme vont de­voir rem­bour­ser cet em­prunt par une taxe spéciale pou­vant at­teindre plu­sieurs cen­taines de dol­lars par ans pen­dant 20 ans, dé­nonce la pé­ti­tion.

Dans les faits, nous avons pro­cé­dé par étapes, nous ex­plique Be­noit Che­vrier. «Nous avons com­men­cé par une ren­contre avec Fran­çois Boyer, notre conseiller. Lors­qu’il nous a dit «non c’est un bon pro­jet, on va le faire», ça a mis le feu aux poudres !»

La deuxième étape du co­mi­té était le conseil mu­ni­ci­pal de mar­di der­nier. «Les conseillers ne com­prennent ap­pa­rem­ment pas les consé­quences du bassin élar­gi. De plus, il y a des si­mi­li­tudes avec le dos­sier du do­maine Bis­son­nette et ce sont les mêmes in­ter­ve­nants. On a de­man­dé à la Ville de re­mettre le dos­sier à l’UPAC. La ré­ponse a été non, » sou­tient M. Che­vrier.

Mar­di der­nier en­vi­ron 200 sym­pa­thi­sants étaient pré­sents se­lon le porte-pa­role du co­mi­té. «Une cen­taine at­ten­dait de­hors, la ca­pa­ci­té de la salle ne per­met­tant pas de ren­trer.»

Un pro­jet im­po­sé aux ci­toyens

D’après Be­noit Che­vrier, c’est un dos­sier qui touche 600 adultes, entre 250 et 300 mai­sons. Les ci­toyens ont clai­re­ment dit au conseil qu’ils ne vou­laient pas de ce pro­jet, sans comp­ter que c’est une zone agro­fo­res­tière et qu’il est pré­vu du dy­na­mi­tage.

«C’est in­con­ce­vable. Pen­dant des an­nées nous su­bi­rons le dé­boi­se­ment, le dy­na­mi­tage, les bruits de la construc­tion et le pas­sage d’équi­pe­ment lourd sans pou­voir réel­le­ment en pro­fi­ter un jour et le tout à nos frais, » met de l’avant le porte-pa­role.

Il s’étonne de ne pas avoir en­core d’in­vi­ta­tion pour la ren­contre pu­blique pro­po­sée par la Ville mar­di soir, afin de par­ler plus en pro­fon­deur du pro­jet.

«Nous nous at­ten­dions à re­ce­voir l’in­vi­ta­tion pour la ren­contre pu­blique ra­pi­de­ment, mais nous n’avons tou­jours rien re­çu (lun­di). Les tra­vaux doivent com­men­cer fin avril dé­but mai. De plus, la ren­contre au­rait dû avoir lieu il y trois ans, au dé­but du pro­jet. C’est un pro­jet im­po­sé aux ci­toyens !» dé­nonce Che­vrier.

Le co­mi­té va ren­con­trer cette se­maine l’at­ta­chée po­li­tique du dé­pu­té pro­vin­cial Jacques Du­ches­neau. « C’est l’homme du grand mé­nage qui lutte contre la cor­rup­tion!»

« Le dos­sier va peut-être prendre une am­pleur ré­gio­nale, » es­time Be­noit Che­vrier.

Pho­to Fran­çoise Le Guen

De­vant l’Hô­tel de Ville avant le der­nier conseil mu­ni­ci­pal.

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