«Une sym­bo­lique plus forte pour moi» - Pierre Du­chesne

Le Nord - - ACTUALITÉS - Fran­çoise Le Guen

L’an­nonce de l’in­ves­tis­se­ment pour le Cégep de Saint-Jé­rôme a eu une si­gni­fi­ca­tion toute par­ti­cu­lière pour le mi­nistre Pierre Du­chesne, puis­qu’il y a étu­dié.

« J’ai de bons sou­ve­nirs de jeu­nesse, et de bons sou­ve­nirs aca­dé­miques aus­si, donc ve­nir des an­nées plus tard (à Saint-Jé­rôme) comme mi­nistre -parce qu’on ne pré­voit pas ça dans sa vie- pour an­non­cer une sub­ven­tion , ça a une sym­bo­lique plus forte pour moi, » nous a-t-il confié.

Jeu­nesse à Saint-Jé­rôme

Pierre Du­chesne a en ef­fet pas­sé des an­nées ici, à Saint-Jé­rôme. « Toutes mes études se­con­daires, se­con­daire 2 jus­qu’à la fin, je les ai pas­sés ici. J’ai fait mon cégep ici, en for­ma­tion en sciences hu­maines; alors quand je parle du Cégep de Saint-Jé­rôme, de l’enseignement su­pé­rieur ou des écoles, je les ai bien connus, » nous dit Pierre Du­chesne avant d’ajou­ter « j’ai pas­sé ma jeu­nesse ici, mon père tra­vaillait à la com­pa­gnie Rol­land et, pour moi ,c’était des belles an­nées ici parce que c’est le mo­ment où vous dé­ve­lop­pez votre sens cri­tique, où vous êtes ca­pable de dis­cu­ter avec les pro­fes­seurs ». Mon­sieur Du­chesne confie avoir eu deux pro­fes­seurs qui l’ont beau­coup sti­mu­lé : Ber­nard Dionne, his­to­rien, « lui c’était l’his­toire du Qué­bec » et JeanPierre Huot, qui était plus at­ta­ché aux sciences po­li­tiques. « Ils m’ont beau­coup mar­qué ».

Na­tio­na­lisme bouillant

Dé­jà, à 12 ans « tout s’est dé­clen­ché pour moi. J’avais deux pas­sions : l’in­for­ma­tion donc être jour­na­liste et un na­tio­na­lisme bouillant, pro­fond. Vers 12/13 ans, je li­sais des livres d’his­toire, l’his­toire des pa­triotes. Notre peuple avait me­né des grandes luttes, il per­sis­tait, avait sa propre langue et sa cul­ture. Je me di­sais : il va fi­nir le tra­vail de ceux qui étaient là avant nous et c’est de faire un pays ! » Pour Pierre Du­chesne, à 12 ans, c’était très clair dans son es­prit tout comme sa pre­mière pas­sion soit d’être jour­na­liste.

« J’ai tou­jours pré­ser­vé mon na­tio­na­lisme, un peu comme un tré­sor. J’ai gar­dé ce de­voir de ré­serve et quand je suis ar­ri­vé au cégep avec Jean-Pierre Huot, l’in­té­rêt de la politique, l’in­té­rêt pour l’his­toire se confir­mait. Ces deux pro­fes­seurs-là ont conti­nué à ali­men­ter une pas­sion qui était très so­lide et je m’en sou­viens parce que ça confir­mait mes choix et je suis ren­tré en confiance à l’Uni­ver­si­té sa­chant ce que j’al­lais faire, au point qu’à la fin de mes études uni­ver­si­taires, j’étais sta­giaire à Ra­dio-Ca­na­da, le che­min était tra­cé. »

Pho­to Fran­çoise Le Guen

Le mi­nistre de l’Enseignement su­pé­rieur, de la Re­cherche, de la Science et de la Tech­no­lo­gie Pierre Du­chesne.

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