De l’aide pour les per­sonnes vul­né­rables

Le Nord - - ACTUALITÉS - Ma­thieu Ste-ma­rie

Un par­te­na­riat entre le Ser­vice de po­lice de la Ville de Saint-Jé­rôme et dif­fé­rents or­ga­nismes a été conclu afin de ve­nir en aide aux per­sonnes vul­né­rables.

Le fonc­tion­ne­ment du Pro­gramme de ré­fé­rences po­li­cières- re­lances té­lé­pho­niques WEIJI est simple: au cours d’une in­ter­ven­tion po­li­cière, si une per­sonne en état de vul­né­ra­bi­li­té ne pré­sente pas un risque immédiat pour sa sé­cu­ri­té ou celle d’au­trui, et si elle ne né­ces­site pas un trans­port à l’ur­gence de l’hô­pi­tal, le po­li­cier peut ré­fé­rer cette per­sonne à l’or­ga­nisme par­te­naire ap­pro­prié.

Les po­li­ciers de Saint-Jé­rôme col­la­bo­re­ront avec le CSSS Saint-Jé­rôme, le Centre d’aide aux vic­times d’actes cri­mi­nels (CAVAC), le CPS Le Fau­bourg, Me­sures al­ter­na­tives des val­lées du nord et Ac­croc.

Quelques jours après la ré­fé­rence po­li­cière, l’or­ga­nisme pour­ra four­nir à la per­sonne ré­fé­rée les in­for­ma­tions, sup­port, ac­com­pa­gne­ment et ré­fé­rences re­quises. La per­sonne au­ra toute la la­ti­tude d’ac­cep­ter ou de re­fu­ser l’aide pro­po­sée au­tant par le po­li­cier que par l’or­ga­nisme.

« La pro­blé­ma­tique des per­sonnes vul­né­rables, dans la so­cié­té ac­tuelle, est tel­le­ment com­plexe qu’il n’y a au­cun or­ga­nisme ici pré­sent ca­pable de s’y adres­ser tout seul, a lan­cé Marc Gas­con, maire de Saint-Jé­rôme, lors de l’an­nonce de la si­gna­ture de pro­to­coles de col­la­bo­ra­tion la se­maine der­nière. Pour que cha­cun puisse faire sa par­tie du tra­vail d’in­ter­ven­tion, des par­te­na­riats doivent être en­vi­sa­gés», a-t-il pour­sui­vi.

À qui ce pro­gramme s’adresse-t-il ?

Les per­sonnes qui pré­sentent une condi­tion pré­caire sur le plan psy­cho­lo­gique ou so­cial ne né­ces­si­tant pas une in­ter­ven­tion im­mé­diate sont vi­sées par le pro­gramme. On peut pen­ser no­tam­ment aux fa­milles et en­fants en si­tua­tion de né­gli­gence, aux per­sonnes en perte d’au­to­no­mie vi­vant dans des condi­tions pré­caires, les adultes et en­fants en­deuillés par un sui­cide, les vic­times d’actes cri­mi­nels ou les per­sonnes ayant des dif­fi­cul­tés d’adap­ta­tion avec des voi­sins. Cer­taines vic­times ne semblent pas très en­clines à dé­non­cer elles-mêmes les mal­trai­tances qu’elles su­bissent, ni à consul­ter les ser­vices d’aide. Le Ser­vice de po­lice de SaintJé­rôme es­time que ce «ré­fé­ren­ce­ment vo­lon­taire» re­pré­sente une sorte d’en­ga­ge­ment qui pour­rait aug­men­ter dans une forte me­sure le nombre de per­sonnes vul­né­rables en consul­ta­tion.

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