Af­faire Fran­cis Emond: Op­tion ci­toyenne ré­agit

Le Nord - - ACTUALITÉS - Fran­çoise Le Guen

On ap­pre­nait der­niè­re­ment dans les mé­dias que «le conseiller Fran­cis Emond, pre­nait ré­gu­liè­re­ment ses va­cances avec des four­nis­seurs de la ville et que ce der­nier, bien qu’il a nié ce fait, par­ti­cipe pour­tant à des dé­ci­sions im­pli­quant des paie­ments de sommes im­por­tantes des­ti­nées à ses amis contrac­teurs, » rap­pelle le par­ti Op­tion ci­toyenne de Saint-Co­lom­ban.

« C’est in­croyable qu’en cette ère de Com­mis­sion Char­bon­neau, le maire La­brosse to­lère pa­reils com­por­te­ments d’un de ses conseillers, » met de l’avant le chef de l’Op­tion ci­toyenne, Jean Du­mais.

En­ca­drer la ges­tion des contrats

« Il se­rait temps que la Ville se dote d’un code d’éthique et de dé­on­to­lo­gie qui ren­drait ce type de com­por­te­ment in­ad­mis­sible et que le maire, en sa qua­li­té de lea­der, le fasse res­pec­ter, » pour­suit Jean Du­mais.

« Pour l’Op­tion ci­toyenne, il est clair qu’une mu ni ci p a l i t é d oi t en­ca­drer la ges­tion des contrats dans une rè­gle­men­ta­tion claire fai­sant en sorte qu’un conseiller élu, de même que tout em­ployé de la Ville, ne puisse se pro­non­cer lorsque l’at­tri­bu­tion d’un con­trat bé­né­fi­cie à ses re­la­tions per­son­nelles.»

«On ne peut pas prendre des va­cances avec du monde dans sa vie per­son­nelle et si­gner en­suite des chèques à ce même monde avec l’ar­gent des contri­buables parce qu’on oc­cupe un poste lié à la vie pu­blique. Pour l’Op­tion ci­toyenne, de tels com­por­te­ments sont in­ac­cep­tables et le conseiller fau­tif de­vrait dé­mis­sion­ner, » dé­nonce le can­di­dat Xa­vier- An­toine La­lande.

Se­lon Jean Du­mais, tout em­ployé ou tout élu char­gé d’ana­ly­ser ou de par­ti­ci­per aux dé­ci­sions concer­nant des ap­pels d’offres de­vrait « aver­tir sans dé­lai » s’il a des liens avec l’en­tre­prise ou les in­di­vi­dus im­pli­qués. «Plus que ça, puisque le dé­faut même de se plier à cette règle élé­men­taire, de­vrait en­traî­ner l’ex­pul­sion au­to­ma­tique de ce membre du conseil et des me­sures dis­ci­pli­naires sé­vères pour les em­ployés. Ces règles se­ront as­su­ré­ment mises en place sous notre gou­verne, » as­sure- t- il.

« Rien n’em­pêche le maire La­brosse d’agir ain­si main­te­nant, mais il ap­pert que la saine ges­tion de notre Ville ne soit pas sa pré­oc­cu­pa­tion, conclut le chef de l’Op­tion ci­toyenne. M. La­brosse fait de l’aveu­glé­ment vo­lon­taire et en ne dé­non­çant pas les com­por­te­ments er­ra­tiques liés à de trou­blantes ap­pa­rences de col­lu­sion et de co­pi­nage d’un membre de son conseil, c’est in­ac­cep­table!»

« Il est tout à fait fa­cile de cor­ri­ger ce type de com­por­te­ment in­ac­cep­table et le par­ti que nous avons mis en place en fe­ra sa pré­oc­cu­pa­tion prio­ri­taire, » sou­tient Jean Du­mais.

Pho­to ar­chives

Jean Du­mais

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