L’amé­na­ge­ment pay­sa­ger un bon in­ves­tis­se­ment

Le Nord - - PASSION MAISON -

Un bon amé­na­ge­ment pay­sa­ger vous per­met de jouir plei­ne­ment de votre ter­rain pen­dant la belle sai­son. C’est aus­si un bon in­ves­tis­se­ment quand vient le temps de la re­vente : un ter­rain bien en­tre­te­nu et agréable à l’oeil se ven­dra beau­coup plus vite qu’un par­terre de ga­zon jau­ni et de mau­vaises herbes! L’amé­na­ge­ment pay­sa­ger reste après tout l’un des élé­ments les plus vi­sibles de votre mai­son!

Non seule­ment doit- il être es­thé­tique; il doit aus­si être fonc­tion­nel. Un bon plan doit te­nir compte de vos be­soins, de leur évo­lu­tion, de la com­po­si­tion du sol et de l’en­tre­tien re­quis. In­utile par exemple de conce­voir des plates- bandes dignes d’un jar­din d’ex­po­si­tion pour quel­qu’un qui n’aime pas le jar­di­nage! Se­lon Marc Tas­sé, un spé­cia­liste en amé­na­ge­ment pay­sa­ger membre de la ban­nière Ré­no- Maitre de l’As­so­cia­tion pro­vin­ciale des construc­teurs d’ha­bi­ta­tions du Qué­bec, l’amé­na­ge­ment pay­sa­ger re­pré­sente de 20 à 30 % de la va­leur d’une mai­son. « Ce n’est pas une dé­pense, men­tionne- t- il, c’est un in­ves­tis­se­ment. »

LE « FAR WEST » DE L’AMÉ­NA­GE­MENT PAY­SA­GER

Notre ex­pert dé­plore ce­pen­dant que le consom­ma­teur soit quelque peu lais­sé à lui- même dans le sec­teur de l’amé­na­ge­ment pay­sa­ger. « Con­trai­re­ment au sec­teur com­mer­cial, il n’y a pas de li­cence de la Ré­gie du bâ­ti­ment du Qué­bec; tout à cha­cun peut ache­ter un ca­mion, une brouette et une pelle et s’im­pro­vi­ser pay­sa­giste ». Mieux vaut donc s’in­for­mer, ob­te­nir des ré­fé­rences et exi­ger une cer­ti­fi­ca­tion ou une re­com­man­da­tion d’un or­ga­nisme re­con­nu avant de si­gner un con­trat. L’en­tre­pre­neur qui vous fait un bon prix ne se­ra peut-être pas là dans quelques an­nées quand son tra­vail se­ra à re­faire, peut-être même ne fi­ni­ra-t-il pas les tra­vaux, faute d’ar­gent! Manque de com­pé­tence, manque d’ex­pé­rience et de sur­veillance sur les chan­tiers, Marc Tas­sé est sou­vent ap­pe­lé à re­prendre (et par­fois même à ter­mi­ner) les tra­vaux des autres. Quand on in­ves­tit quelques mil­liers de dol­lars dans l’amé­na­ge­ment de son ter­rain et qu’il faut tout re­prendre, la fac­ture s’avère sa­lée, que l’on doive dé­faire par exemple des mu­rets, des al­lées ou le pour­tour d’une pis­cine. Ce sont mal­heu­reu­se­ment les

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.