« On peut bâ­tir l’ave­nir » – Jacques Du­ches­neau

Il in­ci­te­ra les Jé­rô­miens à al­ler vo­ter

Le Nord - - ACTUALITÉS - Fran­çoise Le Guen

À la ques­tion po­sée lors d’une en­tre­vue sui­vant son bi­lan de ses­sion, est-ce que le pou­voir cor­rompt? Jacques Du­sches­neau cite comme ré­ponse la fa­meuse for­mule de Lord Ac­ton « Le pou­voir cor­rompt. Le pou­voir ab­so­lu cor­rompt ab­so­lu­ment. »

« Mais oui, le pou­voir cor­rompt. Les gens sont pleins de bonnes in­ten­tions, nous dit le dé­pu­té, ajou­tant que tout se­rait dif­fé­rent s’ils sa­vaient que, s’ils com­met­taient un crime un jour, ça va se sa­voir ».

Ex­cer­cer la dé­mo­cra­tie

Pour le dé­pu­té, il est né­ces­saire que les ci­toyens soient pré­sents au conseil de ville, fassent l’exer­cice de la dé­mo­cra­tie. « Pré­sence pour ques­tion­ner les gens, ré­duire les ten­ta­tions. Une étude dit que ce n’est pas la sé­vé­ri­té de la sen­tence qui a l’ef­fet dis­sua­sif, c’est la cer­ti­tude d’être pris si tu com­mets un crime ! » nous dit Du­ches­neau dé­plo­rant que ce­lui

Pas de zone grise

qui dé­tient le pou­voir politique, qui n’a de compte à rendre à per­sonne, a un sen­ti­ment d’im­pu­ni­té. Il faut donc ré­duire le pou­voir au mi­ni­mum, ré­duire les ten­ta­tions, pour avoir la cor­rup­tion mi­ni­male.

On se sou­vien­dra qu’il a ar­rê­té un de ses pa­trons, Hen­ri Mar­ches­sault, di­rec­teur de l’es­couade des stu­pé­fiants, soup­çon­né de vo­ler de la drogue dans la chambre forte de l’édi­fice de la po­lice. « De­puis, il y a un autre sys­tème de sé­cu­ri­té pour ac­cé­der à la voute, » nous donne-t-il comme exemple de dis­sua­sion de ten­ta­tions. En ce qui concerne les al­lé­ga­tions en­ten­dues à la com­mis­sion Char­bon­neau ci­blant Saint-Jé­rôme, se­lon le dé­pu­té « C’est tou­jours dé­li­cat. Par exemple, j’ai connu Ap­ple­baum en 1998. Je l’ai connu comme étant un bon gars il y a 15 ans. »

« Il y a des al­lé­ga­tions, le moins que l’on puisse faire est de s’as­su­rer que des contrats ont été don­nés de la bonne fa­çon et de lais­ser la chance aux gens de s’ex­pli­quer. »

Pour M. Du­ches­neau, on ne peut pas être dans une zone grise. « Tu es blanc ou tu es noir et donc il faut vé­ri­fier. Ce qu’il faut faire c’est se trou­ver un moyen de dé­tec­tion. Comme «c’est quoi le prix d’un mètre car­ré de trot­toir à Saint-Jé­rôme versus ce que c’est ailleurs», avoir des ré­ponses plus ob­jec­tives que sub­jec­tives. »

Pour le dé­pu­té il faut que les ci­toyens conti­nuent de s’oc­cu­per de leurs af­faires. Il sou­haite d’ailleurs que les ci­toyens de Saint-Jé­rôme aillent vo­ter en grand nombre cet au­tomne.

« Al­lez vo­ter »

« On ne peut pas ef­fa­cer le pas­sé, mais on peut bâ­tir l’ave­nir et je vais mar­te­ler le mes­sage à l’au­tomne «al­lez vo­ter». Je vais être bé­né­vole cette jour­née-là pour que les gens aillent vo­ter! Si l’on ne fait pas ça, on creuse notre propre tombe. Il faut vo­ter. Je ne fais pas de politique par­ti­sane au ni­veau mu­ni­ci­pal, c’est le prin­cipe de dé­mo­cra­tie. Ne vous plai­gnez pas après et ar­rê­tez de dire que tous les po­li­ti­ciens sont pa­reils. Au contraire! Je pense que j’ai d’une cer­taine fa­çon amor­cé ce qu’on vient de vivre- là. Ten­tons de com­prendre le sys­tème et une fois qu’on l’au­ra com­pris, ten­tons de trou­ver des so­lu­tions, » af­firme le dé­pu­té.

Se­lon Du­ches­neau les gens sont bien plus pré­oc­cu­pés qu’avant des af­faires po­li­tiques et dé­noncent. « Pour­quoi Ap­ple­baum s’est fait ar­rê­ter lun­di après une en­quête de 3 mois? Parce que des gens ont par­lé. La com­mis­sion Char­bon­neau a ame­né ça, » note M. Du­ches­neau.

« Les pro­chains élus à Saint-Jé­rôme vont être obli­gés d’être beau­coup plus ou­verts que par le pas­sé, » conclut-il.

Pho­to Fran­çoise Le Guen

«Les pro­chains élus à Saint-Jé­rôme vont être obli­gés d’être beau­coup plus ou­verts que par le pas­sé» consi­dère Jacques Du­ches­neau.

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