« Les gens sont là pour ser­vir et non pas se ser­vir » - Jacques Du­ches­neau

Bi­lan du dé­pu­té Du­ches­neau

Le Nord - - ACTUALITÉS -

D’en­trée de jeu, le dé­pu­té pro­vin­cial, Jacques Du­ches­neau, lance que la Coa­li­tion Ave­nir Qué­bec (CAQ) a été proac­tive même s’il ad­met que le mes­sage passe sou­vent mal. Et, ce qui l’anime le plus? Le tra­vail en cir­cons­crip­tion, là où le rôle d’un dé­pu­té prend toute sa va­leur.

Se­lon Du­ches­neau, le pro­jet Saint-Laurent lan­cé par la CAQ est « le pro­jet le plus im­por­tant au ni­veau éco­no­mique. Ce n’est pas seule­ment un pro­jet qui va juste dé­con­ta­mi­ner les berges du Saint-Laurent, c’est plus que ça! C’est une val­lée d’in­no­va­tion. La vi­sion de Fran­çois Le­gault est de faire un Si­li­con Val­ley dans la val­lée du Saint-Laurent, ar­ri­mer les com­pa­gnies qui pro­duisent de nou­velles idées avec les uni­ver­si­tés, les centres de re­cherches. » SaintJé­rôme pôle éco­no­mique et cultu­rel fait par­tie du pro­jet. « On a com­men­cé à dé­ve­lop­per quels se­raient les im­pacts lo­ca­le­ment du pro­jet à Saint-Jé­rôme. L’in­for­ma­tion va suivre, » pro­met le dé­pu­té.

Col­lu­sion et cor­rup­tion

En ma­tière d’in­té­gri­té et de gou­ver­nance, M. Du­ches­neau rap­pelle que la CAQ par­lait dès le mois de no­vembre de tu­telles à La­val et à Mon­tréal.

« Mon­tréal qui, de par sa struc­ture ac­tuelle, est in­gou­ver­nable quand ça va bien. Ima­gi­nez quand on est en état de crise! »

« On a fait des de­mandes ré­pé­tées pour la res­ti­tu­tion de fonds », pré­cise-t-il éga­le­ment.

« En ma­tière de col­lu­sion et de cor­rup­tion on ne dit pas : on veut fer­mer des com­pa­gnies, on dit que les di­ri­geants doivent faire une en­tente avec le gou­ver­ne­ment pour au moins nous re­mettre l’ar­gent qui a été vo­lé, 30 %, même si l’on di­sait 10 %... ».

« Mon­tréal, je pense que ça a un im­pact par­tout parce que ç’a créé le cy­nisme. Pour bien des gens, tous les po­li­ti­ciens sont pa­reils. Moi je pense que ce tra­vail qui se fait au­tant à la com­mis­sion Char­bon­neau qu’à l’Opé­ra­tion Mar­teau est né­ces­saire. Pour être ca­pable de se re­lan­cer comme so­cié­té il faut qu’on en­voie un mes­sage que les gens sont là pour ser­vir et non pas se ser­vir ». Le pro­jet de loi 22, sur l’in­dem­ni­sa­tion des vic­times d’actes cri­mi­nels, lui tient par­ti­cu­liè­re­ment à coeur : « le Qué­bec met 105 mil­lions par an­née, c’est plus que l’en­semble des pro­vinces réunies. On fait plus pour nos vic­times que d’autres pro­vinces. Il faut re­voir l’en­semble de nos pro­grammes d’in­dem­ni­sa­tion des vic­times d’actes cri­mi­nels. Voir si l’ar­gent va à la vic­time ou à la ges­tion. On va re­prendre à l’au­tomne. Le mi­nistre met un co­mi­té au sein du mi­nis­tère de la Jus­tice dont je fe­rais par­tie, » fait men­tion le dé­pu­té.

En ma­tière de fi­nances pu­bliques, Du­ches­neau parle de l’in­sis­tance de la CAQ à faire le mé­nage dans les struc­tures au Qué­bec. « Avant qu’il ar­rive une faillite, il va fal­loir re­mettre en ques­tion nos struc­tures. Le CSSS ici a be­soin d’être re­vam­pé. On ne peut pas avoir d’ar­gent. Il faut que l’on fasse le mé­nage dans la bu­reau­cra­tie, » mar­tèle le dé­pu­té.

« Les fi­nances pu­bliques ça va mal et tel­le­ment qu’on coupe et les cou­pures ont un im­pact à Saint-Jé­rôme comme les cou­pures à l’aide so­ciale. »

Par­ti qué­bé­cois

En par­lant de son état d’âme face à l’at­mo­sphère de l’As­sem­blée na­tio­nale « qui me cause de l’ur­ti­caire », Jacques Du­ches­neau fait men­tion que, de­puis le 4 sep­tembre, le Par­ti qué­bé­cois a mis en place à peu près 30 co­mi­tés d’études, mais les ac­tions ne viennent pas.

« Moi je suis sur le mode ac­tion/ ré­ac­tion. Ce qu’il faut, c’est po­ser des ac­tions. On peut com­mettre des er­reurs oui, mais on les ré­ta­bli­ra. »

« Mais là, on parle, on parle, c’est un grand ir­ri­tant. Ce dont le Qué­bec a be­soin en ce mo­ment c’est d’un lea­der­ship, » pour­suit-il. « On fait des pro­po­si­tions, on les met en place, on gagne du temps ».

Jacques Du­ches­neau dé­plore aus­si que le PQ ait re­nié un grand nombre de ces en­ga­ge­ments. « Ce qu’ils ont dit qu’ils ne fe­raient pas, ils sont en train de le faire. Rap­pe­lons que cer­taines com­mis­sions sco­laires vont aug­men­ter de 30 %, à Saint-Jé­rôme de 18 %. Une taxe dé­gui­sée. Les ta­rifs d’Hy­dro, il n’y a pas d’en­ga­ge­ment. » « On a un pro­blème de fi­nances pu­bliques, oui, mais il y d’autres fa­çons de faire ! »

En par­lant des an­nonces du PQ

En ce qui concerne les In­ves­tis­se­ments en san­té du gou­ver­ne­ment : « Il y a eu sept an­nonces de faites de­puis le mois de sep­tembre, mais c’est un re­cy­clage de ce qui avait dé­jà été an­non­cé. Ici, à l’hô­pi­tal, la pel­le­tée de terre va avoir lieu en 2018. Mais d’ici à 2018, beau­coup d’eau au­ra cou­lé dans la ri­vière à Saint-Jé­rôme! » « Ce qui me touche, c’est de voir le sort qu’on ré­serve aux per­sonnes âgées. »

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