5 ques­tions en 5 lignes à An­toine Chau­dron

Le Nord - - DIVERTISSEMENT ET SPECTACLES -

Votre titre of­fi­ciel pro­fes­sion­nel

: Po­tier d’étain/ ar­ti­san

1 – Quels sont vos ac­com­plis­se­ments cultu­rels dont vous êtes le plus fier?

Ce qui me rend le plus fier, c’est d’avoir réus­si à prendre la re­lève de l’en­tre­prise fa­mi­liale. Je suis la se­conde gé­né­ra­tion de Chau­dron à di­ri­ger l’Ate­lier Ber­nard Chau­dron. Vivre de son mé­tier est pour tous les créa­teurs un dé­fi de tous les jours. Cin­quante-deux ans plus tard, mal­gré les hauts et les bas, notre en­tre­prise est tou­jours là pour faire rayon­ner le sa­voir qué­bé­cois dans le monde.

2 – Comment dé­crie­riez-vous la cul­ture dans les Lau­ren­tides?

La cul­ture et les créa­teurs sont pré­sents par­tout dans les Lau­ren­tides. Cer­taines mu­ni­ci­pa­li­tés rayonnent tou­te­fois plus que d’autres, dû à une pré­sence na­tu­relle de créa­teurs sur leur ter­ri­toire. Val-Da­vid, le vil­lage où j’ai mon en­tre­prise, est de ce nombre, c’est ce qui a ame­né mon père à s’y ins­tal­ler dans les an­nées 60. La cul­ture est une res­source éco­no­mique vi­tale pour notre ré­gion, un at­trait tou­ris­tique au même titre que nos pay­sages, nos mon­tagnes et nos parcs.

3- Qu’est-ce qui pour­rait faire en sorte que la cul­ture dans les Lau­ren­tides rayonne da­van­tage?

En pre­miers lieux, dif­fu­ser da­van­tage ce qui existe en ma­tière cultu­relle dans les Lau­ren­tides, no­tam­ment sur le plan tou­ris­tique et mieux faire connaître les tré­sors cultu­rels de notre ré­gion. Sur un se­cond plan, an­nua­li­ser l’offre de cer­tains pôles cultu­rels pour per­mettre aux vi­si­teurs d’avoir ac­cès à une offre cultu­relle 12 mois par an­née.

4 – D’où vient votre pas­sion pour les arts et la cul­ture?

Je baigne dans la cul­ture et les mé­tiers d’art de­puis que je suis né. De mère et père ar­ti­sans, j’ai gran­di au rythme du sa­lon des mé­tiers d’art où je pas­sais les fins de se­maine de dé­cembre, du sa­lon d’été des ar­ti­sans à Val-Da­vid, et de la vie de l’ate­lier. Mais c’est avant tout une pas­sion pour la créa­tion et la trans­for­ma­tion de la ma­tière, une pas­sion pour le plai­sir de créer des ob­jets uniques sor­tis de mon ima­gi­na­tion, et de les pré­sen­ter au pu­blic.

5 – Que sou­hai­tez-vous lais­ser en hé­ri­tage pour votre ré­gion?

Pour ma part, il est trop tôt pour par­ler d’hé­ri­tage, j’es­père tout de même, pour­voir un jour trans­mettre l’en­tre­prise que j’ai re­çue de mon père, pour que ce sa­voir-faire unique que nous avons puisse se trans­mettre. Le sa­voir-faire unique de tous les créa­teurs de notre ré­gion est une ri­chesse mé­con­nue qu’il faut pré­ser­ver et pro­mou­voir.

Pho­to gra­cieu­se­té

An­toine Chau­dron.

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