Le mi­lieu des af­faires se mo­bi­lise au­tour de la réus­site édu­ca­tive

Le Nord - - ACTUALITÉS - Anny Cham­poux

La per­sé­vé­rance sco­laire et la réus­site des jeunes sont des en­jeux de so­cié­té pour les­quels tout le monde peut faire une dif­fé­rence. À sa fa­çon, la Chambre de com­merce ré­gio­nale des Lau­ren­tides y contri­bue en s’al­liant aux Par­te­naires pour la réus­site édu­ca­tive dans les Lau­ren­tides (PREL). C’est du moins le credo sur le­quel s’ap­puient huit Chambres de com­merce des Lau­ren­tides qui, bien qu’axées prin­ci­pa­le­ment sur le dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique dans leur ré­gion ad­mi­nis­tra­tive, s’im­pliquent so­cia­le­ment en si­gnant une en­tente de par­te­na­riat avec le PREL.

« C’est avec en­thou­siasme que nous al­lons nous in­ves­tir dans le cadre du pro­gramme Gé­né­ra­tion C4, du PREL. Notre rôle se­ra de sen­si­bi­li­ser et de conscien­ti­ser les em­ployeurs qui en­gagent des étu­diants au cours de l’an­née sco­laire » , sou­ligne Sa­muel Ber­ge­ron, pré­sident de la Chambre de com­merce ré­gio­nale des Lau­ren­tides.

Se­lon le pré­sident, ce mes­sage fort en­voyé par la com­mu­nau­té d’af­faires dé­montre l’im­por­tance qu’on ac­corde à la re­lève, pour l’évo­lu­tion de la com­mu­nau­té. «Ce n’est pas tou­jours évident, quand on est étu­diant, de de­man­der à son em­ployeur d’avoir un congé pour étu­dier en vue d’un exa­men im­por­tant. Au­jourd’hui, on leur dit de ne pas avoir peur de le faire», a-t-il don­né en exemple.

En­cou­ra­ger la pro­chaine gé­né­ra­tion de tra­vailleurs

Pas tou­jours fa­cile de conci­lier études-tra­vail- fa­mille et vie! « Tra­vailler, c’est po­si­tif pour un élève » , lance An­nie GrandMour­cel, di­rec­trice gé­né­rale du PREL, avant d’ajou­ter: « On veut que les em­ployeurs s’ins­crivent dans le mou­ve­ment Gé­né­ra­tion C4 pour en­cou­ra­ger les étu­diants dans leurs dé­marches » . Se­lon elle, les em­ployeurs sont des ac­teurs de choix pour les gui­der dans leur che­mi­ne­ment sco­laire.

Par son pro­gramme, le PREL pro­pose aux em­ployeurs de mettre en place des condi­tions d’em­ploi sus­cep­tibles de fa­vo­ri­ser la di­plo­ma­tion des jeunes, telles que ré­duire les heures de tra­vail au maxi­mum de 20 heures par se­maine du­rant l’an­née sco­laire, d’of­frir des op­por­tu­ni­tés de stages et de de­man­der l’ho­raire sco­laire pour s’as­su­rer des dis­po­ni­bi­li­tés. On nous in­forme que cer­tains em­ployeurs offrent même un es­pace dé­dié aux études, pour les étu­diants qui ar­rivent plus tôt, dû aux ho­raires de trans­port en com­mun!

« Il ne faut pas ou­blier que les jeunes d’au­jourd’hui consti­tuent la pro­chaine gé­né­ra­tion de tra­vailleurs, donc c’est tout à notre avan­tage, en tant qu’em­ployeur, de les en­cou­ra­ger et de mettre en place des me­sures qui fa­ci­li­te­ront la conci­lia­tion entre leurs études et leur em­ploi, pour leur per­mettre d’être di­plô­més et qua­li­fiés » , a conclu An­nie Grand-Mour­cel.

De­puis que le pro­gramme Gé­né­ra­tion C4 a été lan­cé en mars der­nier, 26 en­tre­prises ont été cer­ti­fiées dans la ré­gion. Plus d’in­for­ma­tions sur le site www.ge­ne­ra­tionc4.ca.

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