5 ques­tions en 5 lignes à Ju­lie Cor­beil

Ci­néaste, confé­ren­cière et co­or­don­na­trice du Fes­ti­val du ci­né­ma d’ici à Pré­vost

Le Nord - - ACTUALITÉS -

1 – Quels sont vos ac­com­plis­se­ments cultu­rels dont vous êtes le plus fière?

Je suis fière d’of­frir de mon temps de­puis plu­sieurs an­nées au Ci­né-Club de Pré­vost, un dif­fu­seur de ci­né­ma qué­bé­cois. Je suis moi­même ci­néaste et je constate que les oeuvres d’ici ont une très courte vie dans les salles de com­mer­ciales où le film hol­ly­woo­dien est sou­vent roi. La pré­sence de pe­tits dif­fu­seurs ré­gio­naux est pri­mor­diale pour as­su­rer la sur­vie de notre cul­ture et de nos ar­tistes. Cette im­pli­ca­tion est une im­mense fier­té pour moi.

2– Comment dé­crie­riez-vous la cul­ture

dans les Lau­ren­tides ?

La cul­ture dans les Lau­ren­tides, c’est à la fois la na­ture et les ar­tistes qui viennent s’en ins­pi­rer. L’offre cultu­relle n’est évi­dem­ment pas celle de Mon­tréal, mais je crois que c’est jus­te­ment un atout : c’est moins étour­dis­sant et je me sens beau­coup plus près de la vie cultu­relle que lorsque j’ha­bi­tais la mé­tro­pole. Les ré­seaux entre les ar­tistes s’éta­blissent plus fa­ci­le­ment. Je me sens pri­vi­lé­giée de vivre de mon art à deux pas des lacs et des mon­tagnes.

3- Qu’est-ce qui pour­rait faire en sorte que la cul­ture dans les Lau­ren­tides rayonne da­van­tage ?

Il fau­drait d’abord ren­for­cer le sen­ti­ment d’ap­par­te­nance qu’ont les gens en­vers leur ré­gion et qu’ils cessent de se sen­tir dans l’ombre de Mon­tréal. Plus fa­cile à dire qu’à faire, mais je pense que c’est la base de tout. Plus con­crè­te­ment, je pense que nous de­vrions créer des par­cours d’ex­plo­ra­tions cultu­relles pour que les tou­ristes com­prennent que nous ne sommes pas qu’une ré­gion de sport et de loi­sir, mais bien un coin de pays pro­fon­dé­ment créa­tif !

4– D’où vient votre pas­sion pour les arts

et la cul­ture ?

À 5 ans, je vou­lais de­ve­nir écri­vaine. À 12 ans, co­mé­dienne. À 18 ans, jour­na­liste cultu­relle. Au­jourd’hui, je réa­lise des films. J’ai tou­jours ai­mé la créa­tion, la mienne et celle des autres. Ça me fas­cine à quel point un être hu­main peut ex­plo­rer son ima­gi­naire et nous pro­po­ser des oeuvres éclatées. Ça me fas­cine aus­si com­bien il est nour­ris­sant de consom­mer un bon livre, un bon film ou une bonne pièce de théâtre.

5– Que sou­hai­tez-vous lais­ser en hé­ri­tage

pour votre ré­gion ?

J’es­père vrai­ment que le Fes­ti­val du ci­né­ma d’ici à Pré­vost au­ra une longue vie grâce au tra­vail que j’y au­rai mis avec mes col­lègues. Je co­or­donne la pre­mière édi­tion de ce fes­ti­val qui au­ra lieu les 6, 7 et 8 sep­tembre et je sou­haite de tout mon coeur trans­mettre mon in­té­rêt pour le ci­né­ma qué­bé­cois et ses ar­ti­sans. C’est notre ima­gi­naire col­lec­tif pour le­quel nous contri­buons tous et il faut le va­lo­ri­ser dans notre ré­gion. Fes­ti­val du ci­né­ma d’ici à Pré­vost: www.FCIP.ca

Ju­lie Cor­beil.

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