Pa­rents lec­teurs, en­fants lec­teurs

Une nou­velle étude met la lu­mière sur les ha­bi­tudes de lec­ture chez les jeunes

Le Nord - - ACTUALITÉS -

LC’est lorsque les en­fants ont entre deux et six ans que le dé­ve­lop­pe­ment des ha­bi­tudes de lec­ture est le plus ré­pan­du chez les fa­milles qué­bé­coises : à cette pé­riode de leur vie, en­vi­ron sept en­fants sur dix se font faire la lec­ture par leurs pa­rents de fa­çon ré­gu­lière.

Il y a ce­pen­dant une va­riable qui dif­fé­ren­cie les en­fants en ma­tière d’ac­com­pa­gne­ment pa­ren­tal : le de­gré de pra­tique de la lec­ture qu’avait leur mère à leur nais­sance.

Ain­si, de l’âge de deux ans et de­mi à l’âge de six ans, les en­fants ayant une mère lec­trice sont plus nom­breux à se faire faire la lec­ture ré­gu­liè­re­ment par leurs pa­rents que les en­fants dont la mère n’est pas une lec­trice. Les en­fants de six à huit ans ayant une mère lec­trice sont éga­le­ment plus nom­breux à lire par plai­sir que les en­fants dont la mère n’est pas une lec­trice.

C’est donc non seule­ment le de­gré de pra­tique de la lec­ture qui est re­lié au fait d’avoir des pa­rents lec­teurs, mais aus­si l’in­té­rêt et le plai­sir de lire, dont les ef­fets sont cer­tai­ne­ment plus du­rables. Les dif­fé­rences gar­çons/filles Il est étayé que les gar­çons sont plus ac­tifs que les filles au plan spor­tif et que celles-ci sont plus por­tées que les gar­çons vers la lec­ture et les ac­ti­vi­tés cultu­relles. Par contre, les filles in­ves­tissent le champ spor­tif da­van­tage qu’au­pa­ra­vant, alors que le re­trait mas­cu­lin du sec­teur cultu­rel se pour­suit.

Ce­ci pour­rait s’ex­pli­quer en par­tie par le fait que l’ini­tia­tion pa­ren­tale à la lec­ture semble plus ré­pan­due au­près des filles. En ef­fet, de quatre à six ans, les filles sont plus nom­breuses que les gar­çons à se faire faire la lec­ture et à se faire ap­prendre à lire par leurs pa­rents sur une base quo­ti­dienne. Il est donc nor­mal qu’à l’âge de huit ans, la por­tion des en­fants qui lisent par plai­sir soit net­te­ment plus éle­vée chez les filles (52 %) que chez les gar­çons (33 %).

Comment sti­mu­ler le goût de lire chez l’en­fant ?

Sur le plan des ha­bi­tudes de lec­ture, le meilleur moyen d’en­cou­ra­ger la lec­ture chez nos en­fants de­meure d’ai­mer soi-même lire.

Chez les pa­rents lec­teurs, non seule­ment leurs en­fants sont plus nom­breux à lire presque tous les jours, mais l’in­té­rêt pour la lec­ture de­vient en­ra­ci­né dans les ha­bi­tudes de l’en­fant.

Les en­fants qui se font faire la lec­ture presque tous les jours dès l’âge de quatre ans ont ten­dance à main­te­nir une ha­bi­tude de lec­ture quo­ti­dienne aux âges ul­té­rieurs et se­ront pro­por­tion­nel­le­ment plus nom­breux à lire par plai­sir.

Source : « Le dé­ve­lop­pe­ment de pra­tiques cultu­relles chez les en­fants - Ana­lyse de don­nées de l’Étude lon­gi­tu­di­nale du dé­ve­lop­pe­ment des en­fants du Qué­bec », [www.stat. gouv.qc.ca/ob­ser­va­toire].

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