«Le comble de l’hy­po­cri­sie» - Jacques Du­ches­neau

Hausse des taxes sco­laires - Volte-face du PQ

Le Nord - - ACTUALITÉS -

Dans le dos­sier de la hausse des taxes sco­laires, la se­maine der­nière, le gou­ver­ne­ment Ma­rois fai­sait volte-face et ac­cu­sait les com­mis­sions sco­laires de ne pas avoir re­vu leurs règles de ges­tion et d’avoir aug­men­té les taxes sco­laires «sur le dos des ci­toyens».

«C’est le comble de l’hy­po­cri­sie,» s’est ex­cla­mé Jacques Du­ches­neau, dé­pu­té de Saint-Jé­rôme, Coa­li­tion ave­nir Qué­bec (CAQ) réa­gis­sant aux pro­pos de Pau­line Ma­rois.

«Le comble du comble »

«On les avait in­for­més que c’est ce qui se pas­se­rait si on ne chan­geait pas la fa­çon de faire des com­mis­sions sco­laires; qu’elles n’avaient au­cune marge de ma­noeuvre lors­qu’on leur a im­po­sé le nou­veau far­deau bud­gé­taire, pour­suit-il. Et si on ne chan­geait pas les struc­tures, - comme on en parle de­puis long­temps à la Coa­li­tion ave­nir Qué­bec (CAQ) - il n’y avait pas d’autres choix que d’aug­men­ter, des aug­men­ta­tions qui vont jus­qu’à 30/40 %, c’est in­croyable!»

« Et le comble du comble, c’est que Mme Ma­rois dit être in­sul­tée que les com­mis­sions sco­laires aient aug­men­té, c’est une farce ce coup-là, c’est nous prendre pour des im­bé­ciles. Je suis tou­jours prêt à lui don­ner une marge de ma­noeuvre et le bé­né­fice du doute, mais là, c’est le comble de l’iro­nie, » s’in­surge M. Du­ches­neau.

La CAQ somme Pau­line Ma­rois de for­cer les com­mis­sions sco­laires à rem­bour­ser les hausses de taxes qu’elles ont im­po­sées aux contri­buables.

. « Oui, c’est la seule chose à faire. En fait on ne peut pas y al­ler com­mis­sion sco­laire par com­mis­sion sco­laire, c’est un mou­ve­ment d’en­semble qu’on doit faire et c’est pour ce­la que M. Le­gault l’a sor­ti clai­re­ment et a rap­pe­lé ce que ma col­lègue Na­tha­lie Roy et Ch­ris­tian Du­bé avaient dé­jà dit. On est en­core une fois de­vant le fait ac­com­pli. Et que ma­dame Ma­rois nous fasse le spec­tacle d’une dame ou­trée par le com­por­te­ment des com­mis­sions sco­laires ajoute à l’iro­nie de la si­tua­tion.»

Jacques Du­ches­neau rap­pelle que la por­te­pa­role ca­quiste en ma­tière d’édu­ca­tion, Na­tha­lie Roy, avait po­sé de nom­breuses ques­tions à l’As­sem­blée na­tio­nale au su­jet des hausses de taxes à la suite des com­pres­sions im­po­sées par le gou­ver­ne­ment Ma­rois.

Mis­sion im­pos­sible

« Je suis sur­pris et dé­çu, parce que, d’en­trée de jeu, les com­mis­sions sco­laires avaient dit au mi­nis­tère de l’Édu­ca­tion, au mi­nis­tère des Fi­nances : si vous conti­nuez à faire des cou­pures, il y a quelque chose, quelque part, qui va cas­ser. C’était im­pos­sible de cou­per in­dé­fi­ni­ment dans les bud­gets, on parle de 500 M$ de cou­pure, » dé­nonce de son cô­té Mon­sieur Ré­my Tillard, pré­sident de la Com­mis­sion sco­laire de la Ri­vière-du-Nord (CSRDN).

«J’ai le­vé de ma chaise quand j’ai en­ten­du l’en­tre­vue de Mme Ma­rois. C’est un volte-face. On nous dit de faire une chose et quand c’est un fait ac­com­pli, on nous dit : on ne vous a ja­mais dit ça. Je cite Fran­çoise Da­vid (QS) : on nous prend pour des va­lises !» ter­mine-t-il.

De fait, la mi­nistre de l’Édu­ca­tion, Ma­rie Ma­la­voy, avait re­fu­sé de blâ­mer les com­mis­sions sco­laires et ju­geait qu’elles n’avaient pas pro­cé­dé à des hausses ex­ces­sives.

Pho­to ar­chives

Jacques Du­ches­neau

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