Op­tion Ci­toyenne exige la dé­mis­sion du conseiller Fran­cis Emond

Saint-Co­lom­ban

Le Nord - - ACTUALITÉS - Fran­çoise Le Guen

« Je re­fuse de croire qu’à moins de deux mois des élec­tions, on en soit en­core à de­voir dé­non­cer le co­pi­nage qui marque constam­ment les conseillers liés à Jacques La­brosse. C’est non seule­ment in­croyable, c’en est même in­dé­cent! Je somme le maire La­brosse d’agir, ou à dé­faut qu’il ne puisse le faire, qu’il charge la mai­resse sup­pléante d’exi­ger la dé­mis­sion du li­ti­gieux (sic) conseiller Emond » a cla­mé avec force Jean Du­mais, le chef de l’Op­tion ci­toyenne.

Dé­ci­sion d’en­ga­ger Pa­trick Car­rière

Mar­di der­nier,

le conseil mu­ni­ci­pal de Saint-Co­lom­ban a en­té­ri­né la dé­ci­sion d’en­ga­ger Pa­trick Car­rière, des en­tre­prises du même nom, au coût de 20 000 $, pour la sur­veillance du dé­nei­ge­ment de no­vembre à avril. Pa­trick Car­rière est un par­te­naire d’af­faires de l’en­tre­prise Gou­drons Lau­ren­tiens.

« À peine six jours après que le maire Jacques La­brosse ait scan­dé haut et fort que la ques­tion des conflits d’in­té­rêts qui a mar­qué son ad­mi­nis­tra­tion était ré­glée au sein de son équipe, voi­là que le conseiller mu­ni­ci­pal Fran­cis Emond est une fois de plus mê­lé à une his­toire op­po­sant ses in­té­rêts per­son­nels à ceux de la mu­ni­ci­pa­li­té. En agis­sant ain­si, ce der­nier contre­vient di­rec­te­ment aux règles que doivent res­pec­ter les élus mu­ni­ci­paux en ver­tu de l’ar­ticle 303 de la loi sur les élec­tions et les ré­fé­ren­dums mu­ni­ci­paux du Qué­bec qui sti­pule qu’une per­sonne est in­ha­bile à exer­cer la fonc­tion de membre du conseil en cas de conflits d’in­té­rêts non dé­cla­rés, » dé­nonce Op­tion Ci­toyenne.

Pour Op­tion ci­toyenne, Fran­cis Emond contre­vien­drait aux règles d’éthique et de dé­on­to­lo­gie en pro­po­sant l’en­ga­ge­ment, «à même les fonds pu­blics», d’un sur­veillant tem­po­raire avec qui il au­rait, dit-on, des liens d’af­faires.

Rap­pe­lons que Fran­cis Emond, in­siste Op­tion ci­toyenne, «a été poin­té du doigt à plu­sieurs re­prises du­rant son man­dat, no­tam­ment pour ses nom­breux voyages sous les tro­piques avec des four­nis­seurs de la Ville et ses liens avec des pro­mo­teurs im­mo­bi­liers de Saint-Co­lom­ban».

« Le conseiller Fran­cis Emond n’a plus la confiance des ci­toyens de St-Co­lom­ban. La Ville, sous l’ad­mi­nis­tra­tion La­brosse, est di­ri­gée se­lon les in­té­rêts des élus, alors qu’elle de­vrait être di­ri­gée en fonc­tion du bien col­lec­tif » a mis de l’avant Xa­vierAn­toine La­lande, can­di­dat sous la ban­nière Op­tion Ci­toyenne.

Ré­ac­tion de M. Emond

De son cô­té, la conseiller Fran­cis Emond consi­dère qu’il ne s’est pas pla­cé en po­si­tion de conflit d’in­té­rêts.

« Pa­trick Car­rière a sa com­pa­gnie, moi j’ai la mienne. Il est four­nis­seur de ma com­pa­gnie, une fois de temps en temps. Il ne tra­vaille pas pour moi à temps plein. Il a été en­ga­gé par la di­rec­tion, c’est le di­rec­teur des tra­vaux pu­blics qui re­com­mande son en­ga­ge­ment et non Fran­cis Emond. Je n’ai rien à voir là-de­dans. Il n’y a pas de conflit d’in­té­rêts, clame-t-il. C’est la dé­ci­sion de l’ad­mi­nis­tra­tion de l’en­ga­ger. Moi je me suis pro­non­cé pour, parce qu’on me de­mande de faire ça en tant que conseiller mu­ni­ci­pal. C’est une cam­pagne de sa­lis­sage du par­ti de l’op­po­si­tion, pour­suit-il. Ça fait neuf mois que ça dure et ça nuit à ma com­pa­gnie. La com­pa­gnie Gou­drons Lau­ren­tiens m’ap­par­tient, je suis pré­sident fon­da­teur. Sauf que d’en en­tendre par­ler sans ar­rêt dans les jour­naux, ça nuit beau­coup à ma com­pa­gnie et je vis avec cette com­pa­gnie-là. Il y a une li­mite en­vers ma vie per­son­nelle et ma vie pu­blique! »

Pho­to Fran­çoise Le Guen

Le conseiller Fran­cis Émond se dé­fend de s’être pla­cé en po­si­tion de conflit d’in­té­rêts.

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