Un ac­ci­dent, plu­sieurs causes

Le Nord - - ACTUALITÉS - Sté­pha­nie Mac Far­lane

Une col­li­sion grave n’est ja­mais le ré­sul­tat d’une seule cause, fait va­loir la Sû­re­té du Qué­bec. Par­mi les prin­ci­pales rai­sons re­le­vées au dé­but des an­nées 2000 pour ex­pli­quer un ac­ci­dent grave, «le fac­teur hu­main re­pré­sen­tait 85%, en­vi­ron 5% la mé­ca­nique et en­vi­ron 10% la cause en­vi­ron­ne­men­tale, soit la mé­téo et la confi­gu­ra­tion des lieux. Au­jourd’hui, le fac­teur hu­main est pra­ti­que­ment ren­du à 95%. Les routes sont conçues pour être de plus en plus sé­cu­ri­taires et les vé­hi­cules aus­si. C’est pour ça qu’on cible les com­por­te­ments à risque (cel­lu­laire, vi­tesse, al­cool, fa­tigue, ceinture), c’est la base de nos col­li­sions», sou­ligne le sergent Ro­nald McIn­nis, por­te­pa­role de la Sû­re­té du Qué­bec.

Mal­gré tout, le bi­lan rou­tier au Qué­bec est en constante amé­lio­ra­tion de­puis sept ans. Le nombre d’ac­ci­dents est pas­sé de 140 969 à 104 070 col­li­sions en 2012, une baisse de 26,18%. Le nombre de vic­times, in­cluant les morts, a, quant à lui, connu une di­mi­nu­tion de 21,66% pour s’éta­blir à 39 541 l’an der­nier. Cette ten­dance à la baisse est d’au­tant plus mar­quée au ni­veau des dé­cès. En 2006, 720 per­sonnes ont lais­sé leur vie sur les routes du Qué­bec, contre 436 en 2012, une chute non né­gli­geable de 39,4%.

«Le bi­lan s’amé­liore de­puis les der­nières an­nées, mais pour nous, un mort, c’est tou­jours un mort de trop. Mais dans l’en­semble, il y a une nette amé­lio­ra­tion», conclut le sergent McIn­nis.

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