DPJ : aug­men­ta­tion du nombre de si­gna­le­ments

Dixième Bi­lan an­nuel des di­rec­trices et di­rec­teurs de la pro­tec­tion de la jeu­nesse du Qué­bec

Le Nord - - ACTUALITÉS - Fran­çoise Le Guen

Au Centre jeu­nesse des Lau­ren­tides, 6 771 si­gna­le­ments ont été re­çus cette an­née, dont 42 % ont été re­te­nus pour éva­lua­tion par la DPJ. Un nombre en hausse de 2 % par rap­port à l’an­née pré­cé­dente, alors que 6 632 si­gna­le­ments avaient été re­çus. Dans la ré­gion des Lau­ren­tides, les deux mo­tifs de si­gna­le­ment les plus fré­quents s’avèrent la né­gli­gence ( 30,4 %) et les mau­vais trai­te­ments psy­cho­lo­giques ( 19,5 %). Tels sont les chiffres dé­voi­lés dans le cadre du dixième bi­lan an­nuel des di­rec­trices et di­rec­teurs de la pro­tec­tion de la jeu­nesse du Qué­bec lors d’un point de presse ré­gio­nal, une pre­mière, à Saint- Jé­rôme.

Un dixième bi­lan an­nuel sous le thème « Un élan pour voir grand - Pour chaque en­fant! » qui in­ter­pellent la po­pu­la­tion qué­bé­coise afin que tous s’en­gagent dans la pro­tec­tion des en­fants.

Une res­pon­sa­bi­li­té de l’en­tou­rage

« Au- de­là des chiffres, l’en­semble des DPJ a tou­jours in­sis­té pour af­fir­mer que la pro­tec­tion de l’en­fant ne re­lève pas uni­que­ment des DPJ. Il s’agit d’une res­pon­sa­bi­li­té qui in­combe d’abord aux pa­rents et éga­le­ment d’un en­ga­ge­ment de toute la col­lec­ti­vi­té, » a te­nu à sou­li­gner De­nis Ba­ra­by, di­rec­teur de la pro­tec­tion de la jeu­nesse des Lau­ren­tides.

Bien que ce rôle de pro­tec­tion re­lève en tout pre­mier lieu des pa­rents, les DPJ ont ef­fec­ti­ve­ment la convic­tion qu’il ap­par­tient éga­le­ment aux adultes qui cô­toient les en­fants quo­ti­dien­ne­ment : « Qu’il s’agisse d’un voi­sin, d’un édu­ca­teur, d’un pro­fes­seur, d’un mé­de­cin, d’une in­fir­mière, d’un bé­né­vole ou d’un in­ter­ve­nant, cha­cun a cette res­pon­sa­bi­li­té. »

Su­zanne Oui­met, di­rec­trice ad­jointe à la pro­tec­tion de la jeu­nesse sou­ligne de son cô­té que, « Dans les Lau­ren­tides, nous avons un grand par­te­na­riat avec les res­sources du mi­lieu, le ré­seau des af­faires so­ciales. On a de plus en plus de bons liens avec eux, qui per­mettent d’as­su­rer la pro­tec­tion des en­fants » .

Nou­veau pro­gramme et fa­milles d’ac­cueil

De­nis Ba­ra­by nous parle éga­le­ment d’un nou­veau pro­gramme mis sur pied l’an­née der­nière. « On est en train de dé­ve­lop­per un beau pro­gramme qui s’ap­pelle “Se­mer l’ave­nir”. Comme le plus grand noyau de notre clien­tèle est le si­gna­le­ment de né­gli­gence, il s’est ins­tal­lé sur les 7 ter­ri­toires de la MRC, pour les gens des Lau­ren­tides, un pro­gramme qui a été ex­pé­ri­men­té dans la ré­gion Mau­ri­cie/ Centre du Qué­bec. Une offre de ser­vice qui man­quait dans la ré­gion et qu’on est en train d’im­plan­ter. Un pro­gramme qui offre de l’ac­com­pa­gne­ment, du sou­tien aux pa­rents, et du sou­tien et de la sti­mu­la­tion pour les en­fants, ce qui vient créer une co­hé­sion. »

Il y a- t- il suf­fi­sam­ment de fa­milles d’ac­cueil ? « On a fait du re­cru­te­ment l’an­née der­nière pour si­gna­ler notre manque de fa­milles d’ac­cueil. On n’a pas réus­si en­core à com­bler nos be­soins, mais cette dé­marche nous a per­mis de nous mon­ter une banque de can­di­dats qu’on est en train d’éva­luer. C’est une dé­marche sé­rieuse qui de­mande du temps. C’est un pro­ces­sus ri­gou­reux, dans le meilleur in­té­rêt des en­fants, qui peut prendre de trois à 6 mois, » pré­cise M. Ba­ra­by.

Au Qué­bec

Chaque an­née, les DPJ des 16 centres jeu­nesse du Qué­bec pré­sentent le por­trait de la si­tua­tion des en­fants qui leur ont été si­gna­lés et qu’ils ont pris en charge. En 2012 – 2013, les DPJ ont trai­té 80 540 si­gna­le­ments, soit une aug­men­ta­tion de 4 % par rap­port à l’an­née pré­cé­dente.

Cette an­née en­core, ce sont les si­gna­le­ments pour né­gli­gence et risque sé­rieux de né­gli­gence qui ont été re­te­nus dans une plus grande pro­por­tion, soit 36 % pour l’en­semble du Qué­bec.

Pho­to Fran­çoise Le Guen

Va­lé­rie, une jeune de 15 ans qui a bé­né­fi­cié des ser­vices de la DPJ et De­nis Ba­ra­by, di­rec­teur de la pro­tec­tion de la jeu­nesse des Lau­ren­tides. À no­ter, Va­lé­rie ne peut être pho­to­gra­phiée de face.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.