Un toit sur la tête

Le Nord - - SPORTS -

Quand vient le temps de ré­pa­rer une toi­ture plate ou à faible pente, les pro­prié­taires peuvent choi­sir l’une de quatre op­tions, que nous énu­mé­rons ici en ordre de prix et de du­ra­bi­li­té crois­sants : • la toi­ture mul­ti­couche en as­phalte et gra­vier

tra­di­tion­nelle; • le sys­tème bi­couche en bi­tume mo­di­fié à l’élas­to

mère aus­si à base de pé­trole; • le sys­tème mo­no­couche EPDM à base de

ca­ou­tchouc • et fi­na­le­ment le sys­tème mo­no­couche TPO à base

de vi­nyle. Se­lon notre ex­pert de la ban­nière Ré­no-Maître Cou­vreur, le pré­sident de Toi­ture Eco Ener­gie, M. Serge Pa­rent, la mem­brane en TPO est de loin la meilleure op­tion. Il faut sa­voir en ef­fet que la tra­di­tion­nelle toi­ture en as­phalte et gra­vier n’offre plus la du­ra­bi­li­té d’an­tan. « Avec la hausse du prix du pé­trole, ex­plique-t-il, un bi­tume de moindre den­si­té est uti­li­sé. De plus, les chan­ge­ments cli­ma­tiques font qu’une toi­ture est main­te­nant ex­po­sée à 18 à 22 cycles de gel-dé­gel par an­née alors qu’au­tre­fois on comp­tait tout au plus deux ou trois cycles. » Les fa­bri­cants n’offrent plus qu’une ga­ran­tie de 7 ans sur la toi­ture en as­phalte et gra­vier. L’élas­to­mère est as­sor­ti d’une ga­ran­tie de 10 ans, l’EPDM, 15 ans. Quant à la TPO, elle porte une ga­ran­tie de 20 ans et

Le toit re­pré­sente la pre­mière ligne de dé­fense contre les in­tem­pé­ries. Pour­tant, il est sou­vent né­gli­gé jus­qu’à ce qu’il se mette à cou­ler...

peut du­rer jus­qu’à 40 ans. Le prix de la mem­brane TPO a sen­si­ble­ment bais­sé. Elle s’avère donc un meilleur in­ves­tis­se­ment à long terme, en plus d’être une op­tion plus éco­lo­gique. De cou­leur claire, elle ré­flé­chit les rayons du so­leil plu­tôt que de les ab­sor­ber : la mai­son reste plus fraiche l’été et le toit ne contri­bue pas à l’ef­fet d’ilot de cha­leur qui peut ré­chauf­fer de plu­sieurs de­grés la tem­pé­ra­ture ur­baine. Plu­sieurs ar­ron­dis­se­ments mon­tréa­lais exigent d’ailleurs les toi­tures blanches. Lors­qu’elle au­ra fait son temps, on peut sim­ple­ment re­cou­vrir la mem­brane TPO d’une autre mem­brane et s’il faut l’en­le­ver, elle est re­cy­clable et n’en­gorge pas les dé­po­toirs comme le pa­pier gou­dron­né des cou­ver­tures tra­di­tion­nelles. Autre avan­tage : la mem­brane, lé­gère, per­met dans cer­tains cas d’amé­na­ger une ter­rasse sur le toit et d’ain­si pro­fi­ter d’un coin tran­quille avec des vues sou­vent in­té­res­santes tout en ajou­tant à la va­leur de la mai­son. De plus, la mem­brane en TPO ne re­quiert au­cun en­tre­tien, si ce n’est une vé­ri­fi­ca­tion an­nuelle pour s’as­su­rer que le drain n’est pas obs­trué. Il n’y a pas ce­pen­dant que les ma­té­riaux qui comptent dans ce genre de tra­vaux. L’Ins­tal­la­tion y est aus­si pour beau­coup. Serge Pa­rent a vu des mai­sons où l’ac­cu­mu­la­tion d’as­phalte et de gra­vier est telle que les murs en su­bissent les contre­coups et forment des gon­fle­ments ap­pe­lés « ventre-de­boeuf ». Lors­qu’il re­fait une toi­ture, Serge Pa­rent en­lève tout pour évi­ter que sous l’ef­fet de la cha­leur, l’an­cienne mem­brane jau­nisse et as­sèche la mem­brane TPO qui pour­rait alors cra­quer. Le choix d’un en­tre­pre­neur s’avère donc es­sen­tiel à la réus­site d’un tel pro­jet. On re­com­mande tou­jours d’ob­te­nir trois éva­lua­tions et de ne pas suc­com­ber aux pres­sions d’en­tre­pre­neurs qui pré­tendent avoir un ca­len­drier char­gé et offrent peu d’ex­pli­ca­tions. La ban­nière Ré­no-Maître de l’As­so­cia­tion pro­vin­ciale des construc­teurs d’ha­bi­ta­tions du Qué­bec est le seul re­grou­pe­ment d’en­tre­pre­neurs au Qué­bec qui cer­ti­fie la com­pé­tence et la sol­va­bi­li­té de ses membres et offre une ga­ran­tie sur les tra­vaux. Source : Ban­nière Ré­no-Maître de l’APCHQ

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