Saint-Hip­po­lyte: Équipe Rous­seau me­na­cée par une mise en de­meure

Le Nord - - LA UNE - Ma­rie-Ève Du­mont et Ma­thieu Ste-Ma­rie

La semaine der­nière, le can­di­dat à la mai­rie de Mas­couche, Luc Thé­riault, a me­na­cé de mettre en de­meure la for­ma­tion po­li­tique Équipe Rous­seau qui fait pré­sen­te­ment cam­pagne à Saint-Hip­po­lyte. Le par­ti fait cir­cu­ler un dé­pliant conte­nant des in­for­ma­tions que M. Thé­riault juge «men­son­gères, dif­fa­ma­toires et in­exactes».

Le par­ti al­lègue dans son dé­pliant que M. Thé­riault au­rait été im­pli­qué dans un pro­ces­sus d’élec­tions clé en main pour le par­ti de Bru­no La­roche en 2010, et qui est au­jourd’hui l’ad­ver­saire du par­ti de l’Équipe Rous­seau. «Les in­for­ma­tions dans ce dé­pliant sont men­son­gères, in­exactes et dif­fa­ma­toires, je vais en­voyer une mise en de­meure à l’Équipe Rous­seau leur sti­pu­lant de re­ti­rer leur dé­pliant, en plus d’émettre un cor­rec­tif dans toutes les boîtes aux lettres. Si­non, je les pour­suis», sti­pule-t-il.

M. Thé­riault s’est oc­cu­pé des com­mu­ni­ca­tions pour l’équipe de Bru­no La­roche, qui a été élu maire, suite à la cam­pagne mu­ni­ci­pale de 2009. L’en­tre­prise de M. Thé­riault, DOC In­tel­li­gence Stra­té­gique, a par la suite ob­te­nu un pre­mier contrat en 2010 de gré à gré pour la concep­tion gra­phique et le mon­tage du bul­le­tin mu­ni­ci­pal, contrat d’une va­leur de 13 200$. Deux ap­pels d’offres ont en­suite été rem­por­tés par sa firme (va­leur res­pec­tive de 29 900$ et de 24 200$) pour des ser­vices de com­mu­ni­ca­tion en 2010 et 2011. Par la suite, en 2012, M. Thé­riault a sou­mis­sion­né à nou­veau sur le contrat, mais ce der­nier est alors al­lé à Rouge Ce­rise com­mu­ni­ca­tion puis­qu’elle s’est clas­sée comme étant le plus bas sou­mis­sion­naire conforme. «Mon ex­per­tise dans le monde mu­ni­ci­pal, je l’ai pris à tra­vers ces contrats. Je vou­lais gar­der un pied en po­li­tique», ex­plique-t-il.

Dans le tract, il est aus­si ins­crit que M. Thé­riault au­rait dé­jà été à l’em­ploi de Ta­page com­mu­ni­ca­tions. Cette firme a fait l’ob­jet d’un re­por­tage à l’émis­sion En­quête à Ra­dio-Ca­na­da en 2011 pour l’or­ga­ni­sa­tion d’élec­tions «clé en main», in­cluant de la double fac­tu­ra­tion. Celle-ci a éga­le­ment été ci­tée plus d’une fois à la com­mis­sion Charbonneau. M. Thé­riault as­sure n’avoir ja­mais tra­vaillé pour cette firme. «Je n’ai ja­mais été à l’em­ploi de Ta­page com­mu­ni­ca­tions. J’ai été dé­pu­té et j’ai en­suite fon­dé mon en­tre­prise de com­mu­ni­ca­tions dont je suis le seul en­tre­pre­neur, DOC In­tel­li­gence Stra­té­gique, qui a ob­te­nu des contrats avec la ville de St-Hip­po­lyte», sou­tient-il.

Une plainte au­rait été dé­po­sée contre l’Équipe La­roche au Di­rec­teur gé­né­ral des élec­tions et l’Uni­té per­ma­nente an­ti­cor­rup­tion.

Gilles Rous­seau s’ex­cuse

Peu de temps après la pu­bli­ca­tion du texte sur les sites Internet des jour­naux TC Me­dia, le 25 oc­tobre, le chef de l’Équipe Rous­seau, Gilles Rous­seau, a fait savoir par voie de com­mu­ni­qué, ven­dre­di, que « toutes les in­for­ma­tions sont vé­ri­diques».

Il a no­té que la seule nuance qui pour­rait être ap­por­tée est que M.Thé­riault était un sous-contrac­tant de Ta­page Com­mu­ni­ca­tions et non un em­ployé of­fi­ciel. « Nous nous en ex­cu­sons», ter­mine M.Rous­seau.

Dans un autre com­mu­ni­qué, mar­di, Gille Rous­seau a ajou­té qu’il n’a «ja­mais vou­lu nuire à M.Luc Thé­riault». Ce­lui-ci in­forme qu’un er­ra­tum se­ra dis­tri­bué à tous les ci­toyens de Saint-Hip­po­lyte men­tion­nant que M.Thé­riault n’est pas un exem­ployé de Ta­page Com­mu­ni­ca­tions.

« Tout ce­la semble une ten­ta­tive de di­ver­sion afin de faire ou­blier les vrais en­jeux de cette cam­pagne élec­to­rale qui sont de ren­sei­gner la po­pu­la­tion de tout ce qui nous a été ca­ché du­rant quatre ans», a-t-il ter­mi­né.

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