Saint-Jé­rôme, pour le meilleur et pour le pire…

Dans le monde du cour­tage im­mo­bi­lier

Le Nord - - ACHAT LOCAL -

L’Étude sur le prix des mai­sons et les pré­vi­sions du mar­ché des Ser­vices im­mo­bi­liers Royal LePage in­di­quait au mi­lieu du pré­sent mois que «le mar­ché im­mo­bi­lier de Saint-Jé­rôme tire de l’ar­rière».

C’est dans ce genre de réa­li­té que doivent vivre ac­tuel­le­ment les agents d’im­meuble qui oeuvrent dans le mar­ché jé­rô­mien.

Le fac­teur in­fluence dans une bonne me­sure le fait que le nombre d’agents dans le Grand Saint-Jé­rôme a di­mi­nué au cours des der­nières an­nées. Il y a moins d’agents qu’au­pa­ra­vant pour qui le mé­tier re­pré­sente le gagne-pain prin­ci­pal.

«Il est cer­tain que le nombre a bais­sé à Saint- Jé­rôme. Il y en a moins qu’avant pour dif­fé­rents fac­teurs et la pro­fes­sion est de­ve­nue plus dif­fi­cile… » confie Ro­nald Lé­cuyer, cour­tier im­mo­bi­lier et co­pro­prié­taire du Royal LePage Plus Saint-Jé­rôme.

Ajou­tez à ce­la, note M.Lé­cuyer, que le por­trait a chan­gé au cours des der­nières an­nées avec l’ar­ri­vée sur le mar­ché de ban­nières dites « non tra­di­tion­nelles » qui com­pé­ti­tionnent celles éta­blies de­puis de nom­breuses an­nées, avec des fa­çons de faire fort dif­fé­rentes.

Plus ri­gou­reux

Pour Louise Char­tier, cour­tier im­mo­bi­lier chez RE/ MAX DE L’AVE­NIR à SaintJé­rôme, la baisse du nombre d’agents est aus­si im­pu­table au fait qu’on a res­ser­ré les cri­tères de sé­lec­tion. Ne pratique plus la pro­fes­sion qui veut. « La dé­marche est plus dif­fi­cile qu’avant…» in­dique Mme Char­tier.

Au­pa­ra­vant, note- t- elle, avec un dé­bour­sé de 100 $ et un cours de courte du­rée, on pou­vait ob­te­nir son per­mis. De­puis peu, il faut ob­te­nir une at­tes­ta­tion col­lé­giale et on doit, pré­cise Louise Char­tier, «ac­qué­rir des com­pé­tences très ri­gou­reuses, d’ordre lé­gal et autres».

«Pen­dant long­temps, les an­ciens cour­tiers ap­pre­naient au fil des an­nées. Au­jourd’hui, la chose n’est plus pos­sible. De nos jours, 80 % des nou­veaux cour­tiers aban­donnent dans les 24 pre­miers mois de leurs dé­buts…» fait-elle re­mar­quer.

Un ra­len­tis­se­ment

Il y a aus­si une ques­tion de contexte.

Comme le veut l’ex­pres­sion po­pu­laire dans le do­maine «le mar­ché n’est plus ce qu’il était»…

Un contexte au­quel sous­crit d’em­blée Ro­nald Lé­cuyer.

«Il est clair qu’on as­siste à un ra­len­tis­se­ment ac­tuel­le­ment. Le vo­lume de tran­sac­tions a bais­sé. Rien de dra­ma­tique, mais on est loin des bonnes an­nées qu’on a connues» sou­ligne-t-il.

Ce qui ne l’em­pêche pas de par­ler d’une re­lance pos­sible d’ici un an.

Achat Lo­cal

Quant à savoir si les ven­deurs et les ache­teurs de mai­sons choi­sissent d’em­blée de faire af­faire avec des agents de chez nous au mo­ment d’en­clen­cher une tran­sac­tion, Ro­nald Lé­cuyer se veut ras­su­rant.

Se­lon lui il y a bien en­ten­du des gens de l’ex­té­rieur qui in­ter­viennent dans le mar­ché du Grand Saint-Jé­rôme, mais les consom­ma­teurs d’ici font « ma­jo­ri­tai­re­ment af­faires avec des agences de Saint- Jé­rôme» dit-il.

On a un son de cloche différent du cô­té de Mme Char­tier.

« Per­son­nel­le­ment, je sou­hai­te­rais que les gens de Saint- Jé­rôme s’at­tachent aux cour­tiers de Saint-Jé­rôme. Ce qui n’est pas tou­jours le cas… Il faut bien dire qu’on se fait en­va­hir par des cour­tiers de l’ex­té­rieur. On a, ici, un sec­teur pros­père et in­té­res­sant. Il y a beau­coup de monde dans le sec­teur. Il y a de l’af­fluence et ce n’est pas tou­jours fa­cile…»

In­dice d’abor­da­bi­li­té

No­tons, en ter­mi­nant que, se­lon ce qui était rap­por­té sur Cy­ber­presse hier ma­tin (mar­di), «le mar­ché im­mo­bi­lier ca­na­dien est moins abor­dable qu’il ne l’a été de­puis au moins 25 ans, in­diquent de nou­velles sta­tis­tiques » .

« Se­lon le Mou­ve­ment Des­jar­dins, «l’in­dice d’abor­da­bi­li­té» a re­cu­lé presque par­tout au pays pen­dant le troi­sième tri­mestre, consé­quence di­recte du re­bond ré­cent des ventes de mai­sons» y lit-on.

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