Avez-vous fait vos de­voirs?

Le Nord - - ACHAT LOCAL -

Pour un pa­rent qui se dit à l’écoute de ses en­fants et qui dit vou­loir la réus­site sco­laire de ceux-ci, au­ra dans son vo­ca­bu­laire l’in­con­tour­nable: «As-tu fait tes de­voirs?».

C’est une cas­sette sur la­quelle on pèse « jouer » et « re­jouer » et « rem­bo­bi­ner » et «re­jouer».

Ce qu’il y a de plus ri­go­lo est que, même lorsque l’on n’a pas d’en­fants, on uti­lise la for­mule. Di­sons que l’on croise la pro­gé­ni­ture de nos amis, on leur de­man­de­ra com­ment ça va à l’école et « as-tu beau­coup de de­voirs » LOL!

Des de­voirs on en a jus­qu’à quel âge? C’est as­sez bien dé­fi­ni lorsque l’on est étu­diant, mais un adulte, un tra­vailleur, un chô­meur ou un ma­lade?

Toutes sortes de de­voirs

Pas fa­cile d’y ré­pondre, car on peut par­fois confondre la définition du mot de­voir avec celle du mot « obli­ga­tion » et aus­si celle de « tâche ».

Dans le La­rousse de­voir est: tra­vail, exer­cice d’éco­lier qui se fait par écrit. Il est aus­si: obli­ga­tion par­ti­cu­lière im­po­sée par la mo­rale, la loi. On ne veut sur­tout pas faire de la dé­ma­go­gie, mais ces mots semblent dic­ter la conduite. Par contre l’hu­main vou­lant être au­des­sus de ses af­faires fe­ra du de­voir son leit­mo­tiv. (De­voir conju­gal, de­voir de so­cié­té, de­voir de ci­toyen, constable en de­voir, de­voir mo­ral). Le de­voir ne de­vrait-il pas être quelque chose que l’on se doit à soi.

Guy Goyer

D’ailleurs à ce su­jet, j’ai ac­cep­té l’in­vi­ta­tion d’un homme en de­voir… Il est très im­pli­qué dans sa mu­ni­ci­pa­li­té, là où, il a le de­voir de gé­rer pro­jets, bud­gets et ac­ti­vi­tés de sa chambre de com­merce.

Il est un con­joint, donc cer­tains de­voirs viennent avec ça aus­si et comme père de fa­mille il a éga­le­ment des de­voirs en­vers sa fille.

Cet homme qui a le de­voir ta­toué sur le coeur est aus­si im­pli­qué dans le sport de haut ca­libre dans notre ré­gion. C’est jus­te­ment à un évé­ne­ment spor­tif que je suis al­lé avec mes trois gars ven­dre­di der­nier voir ga­gner son équipe.

Notre homme de de­voir nous a fait vi­si­ter les lieux où se pré­parent ces spor­tifs. Nous avons man­gé, pris une « tite » froide et crier et ap­plau­dit les vain­queurs de la soi­rée.

J’ai sen­ti que cet homme in­fluent de la ré­gion était in­quiet et un brin émo­tif. Par chance il y avait une lueur d’es­poir dans son re­gard et ce­la a ras­sa­sié mon trop plein de ques­tions.

Vous ne savez peut-être pas, mais, je vous écris ces quelques lignes la jour­née même (lun­di 4 no­vembre) où notre Guy Goyer doit se faire opé­rer à une hanche. Pour vous qui avez un proche qui a eu ce genre d’in­ter­ven­tion, vous savez que ce­la pren­dra du temps de la pa­tience pour la conva­les­cence et le re­tour à la nor­male. Je n’avais au­cune idée de l’am­pleur de la chose, c’est Lin­da ma nu­tri­tion­niste de conjointe qui m’a ai­guillé sur les risques pour les dia­bé­tiques avec une gly­cé­mie mal contrô­lée. J’ai tout de suite com­pris que Guy avait dû ap­por­ter plu­sieurs chan­ge­ments avant l’opé­ra­tion. Il s’était pré­pa­ré en se don­nant l’obli­ga­tion de bais­ser son taux de cho­les­té­rol. Il avait comme tâche de perdre du poids pour ain­si contrô­ler et éli­mi­ner son dia­bète, car il avait le de­voir de se gar­der en san­té.

Je ne sais pas si Guy fai­sait ses de­voirs à tous les soirs lors­qu’il était à la pe­tite école, mais pour le de­voir d’amé­lio­rer sa san­té je te donne 10/10…on se re­parle à ton pro­chain contrôle Guy.

Photo gra­cieu­se­té

Guy Goyer.

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