Pour al­ler mieux…

Le Nord - - ACTUALITÉS -

Cer­taines pé­riodes sont bonnes pour Ca­ro­line La­chance, d’autres, où elle a l’im­pres­sion de re­vivre les quelques jours ayant sui­vi la dis­pa­ri­tion de son fils, beau­coup moins.

Pour s’ai­der dans son com­bat quo­ti­dien, l’or­ga­nisme En­fant re­tour lui est d’un grand sou­tien. Il y a un plus d’un an, elle leur a confié le man­dat de s’oc­cu­per du dos­sier.

« Moi, je vou­lais m’en sor­tir et pour m’ai­der à m’en sor­tir, il fal­lait que je tasse un peu le cô­té en­quête, af­firme-t-elle. Main­te­nant, quand il se passe quelque chose, ce n’est plus né­ces­sai­re­ment moi qui com­mu­nique avec l’en­quê­teur, ex­plique celle qui était tan­née de vivre et faire su­bir ses hauts et ses bas. D’abord, au dé­part, tu n’as pas le choix de consul­ter et un mo­ment don­né tu dois gar­der juste le po­si­tif au­tour de toi. »

En ce sens, il est en­core im­pos­sible pour la mère d’écou­ter des émis­sions où le thème de l’in­ti­mi­da­tion est ex­ploi­té.

Dès les pre­miers jours après le dé­part de Da­vid, l’or­ga­nisme En­fant Re­tour est re­joint et s’in­ves­tit dans l’or­ga­ni­sa­tion.

« Ils nous ont ai­dés, conseillés et ap­puyés. En­core au­jourd’hui, je leur ai par­lé au té­lé­phone », dit-elle sou­rire aux lèvres.

Les gens qui vivent la même si­tua­tion que nous autres, nous de­ve­nons comme une fa­mille. En­fant Re­tour, c’est ça. Quand des ac­ti­vi­tés sont or­ga­ni­sées, sa fa­mille se dé­place et va « ap­puyer ceux qui vivent la même chose » qu’eux.

Des ap­puis nom­breux du pu­blic

Si elle re­met en ques­tion des gestes po­sés par cer­taines per­sonnes dans toute l’his­toire de son gar­çon, elle constate, en­core au­jourd’hui, une com­pas­sion évi­dente pro­ve­nant de plu­sieurs. Des gens d’ici comme de l’ex­té­rieur de la ré­gion la re­con­naissent et lui té­moigne ré­gu­liè­re­ment leur sup­port.

« Les gens se sont at­ta­chés à Da­vid dans tout ça. Y’en a qui disent : « Cet en­fant-là, c’est ren­du pra­ti­que­ment notre en­fant. » D’autres me disent : « Ma­dame, je de­meure à telle place à Mon­tréal ou ailleurs et puis, je le sur­veille votre pe­tit gar­çon » », ra­conte Ca­ro­line La­chance vi­si­ble­ment tou­chée par cette com­pas­sion.—L.G.

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