Je n’ai pas d’amis et …

Le Nord - - ACTUALITÉS -

Je n’ai pas d’amis et … je vis très bien avec ça. Vous? Ne chan­gez pas d’ar­ticle tout de suite. Li­sez jus­qu’au bout.

Des preuves d’ami­tié, on en cherche toute notre vie. On les re­con­naît, on en donne, on en perd, on en sou­haite, on y croit et par­fois on se trompe. Mais il se peut, à un mo­ment de nos vies, que l’on n’ait pas d’ami­tié qui se campe près de nous.

De toutes sortes

Il y a des ami­tiés de conve­nance, comme en po­li­tique lorsque les deux autres par­tis veulent faire tom­ber le par­ti au pou­voir. Les ami­tiés de ta­vernes, comme dans la dé­funte émis­sion CHEERS. On se de­mande s’ils se fré­quen­taient vrai­ment hors du pub.

Il y a l’ami­tié de clan : « Un pour tous et tous pour un » l’exemple est fa­cile avec Athos, Porthos et Ara­mis sans ou­blier D’Ar­ta­gnan. Mais même pour nos mous­que­taires, ils croyaient tous au­tant qu’ils soient être su­pé­rieurs et meilleurs au fleu­ret que leurs loyaux com­pa­gnons.

Il y a le lien in­com­pris qu’en­tre­te­naient Spoke le doc­teur et ca­pi­taine Kirk.

Je n’ou­blie­rai pas l’im­pos­sible ami­tié homme femme, mais ça c’est se­lon cer­tains et le clou se­rait l’ami­tié de Fi­do…

Le « tit » co­mique en moi vous di­rait que si vous êtes un cas déses­pé­ré, il y a Jean-Cou­tu. Mais si c’était vrai­ment le cas, il y au­rait de fortes chances qu’à chaque vi­site chez PJC qu’un «homme porte» nous de­mande 5$ pour en­trer et vé­ri­fier nos cartes d’iden­ti­té pour s’as­su­rer de notre âge avant d’ac­cé­der à ce haut lieu de ren­contres ami­cales.

Des vo­leurs

Je suis né seul et je quit­te­rai seul. Ouff! C’est cru à dire, mais c’est le dis­cours de ce­lui ou celle qui cherche la so­li­tude ab­so­lue, qui fuit les rap­ports hu­mains au­tant que le H1N1. Un 007 de ce monde par exemple qui ne peut et ne veut avoir d’amis.

La no­tion de l’ami­tié est à re­dé­fi­nir, car avec Fa­ce­book on s’y perd.

L’exemple le plus frap­pant pour nous ci­toyens des Lau­ren­tides est ar­ri­vé cet été à Went­worth- Nord. Crys­tal Miller, oui la conjointe de Claude Du­bois, cé­lé­brait ses 30 ans et pour l’oc­ca­sion elle a in­vi­té beau­coup de connais­sances parce que comme elle di­sait, « lorsque tu veux connaître quel­qu’un il faut in­vi­ter cette per­sonne pour la connaître mieux et tis­ser des liens. »

Mal­heur à notre gen­tille Crys­tal car par­mi ces gens des vo­leurs se ca­chaient.

Alors sa­chant tout ce­la, je pro­pose de ne pas comp­ter sur des amis, mais sur … des gens avec qui tu ri­ras à gorge dé­ployée, lorsque l’un d’eux par­le­ra de sa fille qui chante la cup song jus­qu’aux toi­lettes et que toi aus­si tu y re­con­nais tes fils. Ces mêmes gens te fe­ront presque pleu­rer le dé­part du maire. Lors de cette soi­rée, tu se­ras de conni­vence pour ra­con­ter des men­te­ries avec le père de l’ex-blonde de ton fils. La convive de droite te pro­pose mer­cre­di pro­chain d’al­ler re­con­duire ses en­fants après l’école et qu’elle te ren­dra la pa­reille la semaine sui­vante. Tu ma­gouilles avec un autre pour que ses filles et tes gars soient de très bons amis dans le fu­tur lol.

Et du­rant la soi­rée lorsque l’on pro­nonce le mot Ri­car­do, comme par ma­gie chaque couple sort de ses poches la re­cette du plat qu’il a cuisiné pour le sou­per de groupe. Des gens que tu ne connais pas de­puis vingt ans, mais qui avec leur deux ans et plus de connais­sance de ta fa­mille si­gne­raient vo­lon­tiers ta de­mande de pas­se­port. Et avec eux pour s’amu­ser en­core plus on ne sort pas de jeux de toc comme le fai­saient nos pa­rents, mais plu­tôt une toile que l’on doit com­men­ter : Vous voyez quoi ? Une poule, des amou­reux, une mère et son en­fant, une tâche… lol

Non je n’ai pas d’amis et c’est tant mieux, car moi, j’ai des com­plices c’est en­core mieux…et tu en fais par­tie mon ami!

Photo gra­cieu­se­té

Crys­tal Miller et Alain Jean-Ma­ry.

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