La mu­sique c’est la vie

Le Nord - - DIVERTISSEMENT ET SPECTACLES -

De nom­breuses études dé­montrent l’im­por­tance de la mu­sique dans notre dé­ve­lop­pe­ment

Se­lon de mul­tiples re­cherches, la mu­sique af­fecte nos hu­meurs et contri­bue à la réus­site sco­laire. Elle pré­sente aus­si un po­ten­tiel très in­té­res­sant pour la pro­mo­tion de la san­té.

Un rap­port de Hill Stra­té­gies Re­cherches nous ap­prend que les gens qui fré­quentent des spec­tacles de mu­sique po­pu­laire sont 23% plus en­clins à se dé­cla­rer en très bonne ou en ex­cel­lente san­té. Com­ment ce­la s’ex­plique-t-il? Une ana­lyse de 400 études réa­li­sée à l’Uni­ver­si­té McGill nous pro­pose plu­sieurs ré­ponses.

Pre­miè­re­ment, la mu­sique ren­force notre sys­tème im­mu­ni­taire en aug­men­tant à la fois le taux d’im­mu­no­glo­bu­line A et des glo­bules blancs qui s’at­taquent aux cel­lules in­fec­tées par des vi­rus et aux cel­lules tu­mo­rales.

La mu­sique au­rait aus­si des pro­prié­tés an­tiin­flam­ma­toires, en in­fluen­çant po­si­ti­ve­ment le fonc­tion­ne­ment des cy­to­kines, de pe­tites pro­téines qui ré­gulent la du­rée et l’in­ten­si­té des ré­ponses im­mu­ni­taires.

Une mu­sique re­laxante a l’ef­fet d’un tam­pon contre le stress et ré­dui­sant les ni­veaux de cor­ti­sol et de bê­ta en­dor­phines, deux hor­mones du stress qui, si elles s’avèrent utiles en cas de crise, peuvent avoir un ef­fet neu­ro­toxique en cas de stress pro­lon­gé.

La mu­sique en­traîne aus­si une ré­ponse du tronc cé­ré­bral qui, à son tour, ré­gule le rythme car­diaque, la ten­sion ar­té­rielle et la tem­pé­ra­ture cor­po­relle.

Fi­na­le­ment, la mu­sique est fré­quem­ment écou­tée ou jouée en groupe. Ce­la ren­force les ré­seaux so­ciaux, les­quels consti­tue­raient l’un de plus im­por­tants dé­ter­mi­nants so­ciaux de la san­té.

Ces ef­fets de la mu­sique ont re­te­nu l’at­ten­tion de tra­vailleurs de la san­té qui com­mencent à en ex­ploi­ter son po­ten­tiel thé­ra­peu­tique. Par exemple, la mu­sique a pu ré­duire les ni­veaux d’an­xié­té et les be­soins en sé­da­tifs chez les pa­tients en soins in­ten­sifs. Par ailleurs, on a pu dé­mon­trer que la mu­sique était plus ef­fi­cace que le Va­lium afin de ré­duire l’an­xié­té avant une chi­rur­gie. De même, l’écoute d’une mu­sique re­laxante après une chi­rur­gie ré­duit les dou­leurs post­opé­ra­toires, les be­soins en opia­cés (opium, mor­phine, co­déine) et le temps de conva­les­cence.

En­fin, la mu­sique ré­duit les ma­la­dies et ra­len­tit le dé­clin cog­ni­tif dû au vieillis­se­ment. En outre, la mu­sique dy­na­mise les per­sonnes at­teintes de dé­mence et contri­bue au bien-être glo­bal des per­sonnes âgées.

La mu­sique est abor­dable et n’en­traine au­cun des ef­fets se­con­daires as­so­ciés aux pro­duits phar­ma­ceu­tiques. C’est pour­quoi un aus­si grand nombre d’études en ar­rivent à la conclu­sion que la mu­sique mé­rite d’être em­ployée pour des fins thé­ra­peu­tiques, en com­plé­ment aux in­ter­ven­tions tra­di­tion­nelles, afin d’ac­croître l’ef­fi­ca­ci­té du sys­tème de san­té.

(Source : www.HillS­tra­te­gies.com et www. mcgill.ca)

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