« La So­cié­té des Postes du Ca­na­da n’est pas une en­tre­prise pri­vée » - Pierre Dionne La­belle

Plan d’ac­tion de Postes Ca­na­da

Le Nord - - ACTUALITÉS - Fran­çoise Le Guen

En ré­ac­tion au Plan d’ac­tion de Postes Ca­na­da, vi­sant un re­tour à la ren­ta­bi­li­té, le dé­pu­té Pierre Dionne La­belle s’in­quiète no­tam­ment de l’im­pact qu’au­ra l’aban­don du ser­vice postal chez les aînés, les ma­lades, ain­si que chez les per­sonnes han­di­ca­pées et à mo­bi­li­té ré­duite. Lors d’une con­fé­rence de presse dans ses bu­reaux, Lin­da Dé­ry et Su­zanne Ché­nier, deux re­pré­sen­tantes d’or­ga­nismes du com­té de Ri­vière-duNord ont éga­le­ment ex­pri­mé leurs vives pré­oc­cu­pa­tions.

Dans les faits, Postes Ca­na­da met de l’avant un plan d’ac­tion en cinq points qui vise l’éli­mi­na­tion gra­duelle de la li­vrai­son du cour­rier à do­mi­cile, une forte hausse des prix des timbres ain­si que le dé­part de mil­liers d’em­ployés. Ain­si, dans cinq ans, la so­cié­té fé­dé­rale, ac­tuel­le­ment aux prises avec d’im­por­tantes dif­fi­cul­tés fi­nan­cières, pré­voit que le tiers des mé­nages ca­na­diens qui re­çoivent en­core leur cour­rier à la porte fe­ront la tran­si­tion à des boîtes pos­tales com­mu­nau­taires.

Un ser­vice pu­blic,

Se­lon Pierre Dionne La­belle, « La So­cié­té des Postes du Ca­na­da n’est pas une en­tre­prise pri­vée et ne doit pas être ad­mi­nis­trée comme telle. Elle rend un ser­vice pu­blic, et elle a l’obli­ga­tion de le main­te­nir pour les per­sonnes vul­né­rables ».

Le par­ti d’op­po­si­tion craint que ce soit là un pas vers la pri­va­ti­sa­tion des ser­vices.

Le dé­pu­té a aus­si dé­cla­ré que les hausses du ta­rif postal sont contraires aux in­ten­tions ma­ni­fes­tées par le gou­ver­ne­ment dans le ré­cent dis­cours d u Trône : « Les conser­va­teurs y pré­ten­daient vou­loir dé­fendre les consom­ma­teurs, voi­là qu’ils ap­prouvent des hausses de ta­rifs al­lant de 35 à 60 %. Toute une fa­çon de dé­fendre les consom­ma­teurs! »

Le dé­pu­té du NPD de­mande au gou­ver­ne­ment de te­nir une ren­contre d’ur­gence du Co­mi­té per­ma­nent des trans­ports, in­fra­struc­ture et com­mu­nau­té pour faire le point sur la si­tua­tion.

Par ailleurs, Lin­da Dé­ry du Re­grou­pe­ment des or­ga­nismes com­mu­nau­taires des Lau­ren­tides (ROCL) par­tage ses pré­oc­cu­pa­tions, pre­miè­re­ment concer­nant les pertes d’em­plois, éga­le­ment sur la ques­tion de ces­ser la li­vrai­son du cour­rier aux portes: « Toutes les per­sonnes à mo­bi­li­té ré­duite, les per­sonnes âgées, celles qui n’ont pas de voi­ture, se­ront obli­gées d’y al­ler à pied, dans la tem­pête, dans le froid, le ver­glas ». Mme Dé­ry men­tion­nait par ailleurs que, pour beau­coup de ces per­sonnes, le seul lien qu’elles ont est « un fac­teur qui vient li­vrer la poste ». Une autre pré­oc­cu­pa­tion pour le ROCL est l’aug­men­ta­tion du coût des en­vois, « des coûts in­ac­cep­tables pour les gens qui vivent dans la pré­ca­ri­té. »

Pour Su­zanne Ché­nier, du Re­grou­pe­ment des usa­gers du trans­port adap­té et col­lec­tif (RUTAC) « cette dé­ci­sion au­ra des ré­per­cus­sions né­ga­tives sur les per­sonnes han­di­ca­pées et à mo­bi­li­té ré­duite, d’au­tant plus que de nom­breuses per­sonnes qui vivent avec un han­di­cap vivent seuls. »

Hausse des ta­rifs

Le 31 mars 2014, Postes Ca­na­da pré­voit lan­cer une hausse de ta­ri­fi­ca­tion pro­gres­sive des timbres-poste. Les gens qui achè­te­ront des timbres en car­nets ou en rou­leaux paie­ront 0,85 $ le timbre et des ré­duc­tions se­ront of­fertes aux clients qui uti­lisent le plus le cour­rier. Ceux qui se pro­cu­re­ront des timbres à

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