Des bé­né­voles es­sen­tiels à la sur­vie de la Mai­son de soins pal­lia­tifs

Le Nord - - ACTUALITÉS - Ma­thieu Ste-Ma­rie

En cette pé­riode des Fêtes, plu­sieurs per­sonnes ef­fec­tuent du bé­né­vo­lat pour dif­fé­rents or­ga­nismes de bien­fai­sance. À la Mai­son de soins pal­lia­tifs de la Ri­vière-du-Nord, l’im­pli­ca­tion bé­né­vole n’est pas seule­ment im­por­tante, elle est né­ces­saire à la sur­vie de l’or­ga­nisme.

Bé­né­vole de­puis 2 ans et de­mi pour cette Mai­son qui ac­cueille des per­sonnes ma­lades en fin de vie, Noël-Yves Mailloux dé­si­rait faire du bé­né­vo­lat à sa re­traite. Lors­qu’un ami lui a par­lé de cet en­droit, le ré­sident de Pied­mont n’a pas hé­si­té à pro­po­ser son nom.

« J’ai été gâ­té par la vie. J’ai eu un bon tra­vail, une femme ex­tra­or­di­naire, quatre en­fants. En re­tour, ma femme et moi, on s’im­plique beau­coup», ra­conte le bé­né­vole de 70 ans. Le couple fait aus­si par­tie du Co­mi­té Haï­ti Lau­ren­tides.

Chaque lun­di, de 8 h à 14 h, Noël-Yves Mailloux lave la vais­selle et fait d’autres tâches connexes à la cui­sine. Bien qu’il aime faire du bé­né­vo­lat à cette Mai­son, il trouve dif­fi­cile de voir mou­rir des usa­gers pra­ti­que­ment toutes les se­maines.

« La semaine der­nière, trois per­sonnes sont mortes. Il ne faut pas trop s’at­ta­cher et pas­ser par­des­sus parce qu’il va y en avoir d’autres», sou­ligne M.Mailloux.

Le bé­né­vole passe la plu­part de son temps chez son fils at­teint d’un cancer en phase ter­mi­nale en Ou­taouais. Donc, chaque semaine, M.Mailloux fait le voya­ge­ment Ou­taouais-Saint-Jé­rôme pour don­ner de son temps à un or­ga­nisme dont la mis­sion lui tient à coeur.

Dé­mys­ti­fier la mort

Ac­tuel­le­ment, quelque 132 bé­né­voles s’im­pliquent à la Mai­son de soins pal­lia­tifs de la Ri­vière-du-Nord que ce soit à l’ac­cueil, à la cui­sine, aux soins d’hy­giène pour les pa­tients ou à l’ad­mi­nis­tra­tion.

«Les bé­né­voles sont es­sen­tiels. Sans eux, je ne sais pas si la Mai­son pour­rait exis­ter», sou­tient Ca­role Pe­ter­son, co­or­don­na­trice des bé­né­voles.

Plu­sieurs per­sonnes de­viennent bé­né­voles après avoir per­du un proche qui a uti­li­sé les ser­vices de la Mai­son, ex­plique Mme Pe­ter­son. D’autres sont sim­ple­ment tou­chées par cette cause.

« Notre mis­sion, qui est de don­ner du confort aux ma­lades en fin de vie, re­joint beau­coup de gens. De plus, la mort est quelque chose qu’on a le goût de dé­mys­ti­fier», ob­serve Ca­role Pe­ter­son qui ajoute que plu­sieurs bé­né­voles sont là de­puis les dé­buts de l’or­ga­nisme.

No­tons que pour de­ve­nir bé­né­voles, les in­té­res­sés doivent suivre les étapes sui­vantes: ren­con­trer la res­pon­sable des bé­né­voles, rem­plir deux for­mu­laires (un for­mu­laire d’in­for­ma­tions et un autre pour vé­ri­fi­ca­tion des an­té­cé­dents ju­di­ciaires) et suivre une for­ma­tion de base de 16 heures don­née par la Mai­son.

Pour bien évo­luer dans ce mi­lieu, les gens doivent no­tam­ment être dis­crets, res­pec­tueux, avoir une ca­pa­ci­té d’adap­ta­tion aux chan­ge­ments, faire preuve de dis­cer­ne­ment et être ca­pables de tra­vailler en équipe.

Ma­thieu Ste-Ma­rie

Noël-Yves Mailloux (à droite) et ses col­lègues de tra­vail à la cui­sine de la Mai­son de soins pal­lia­tifs de la Ri­vière-du-Nord.

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