Les prin­ci­paux conta­mi­nants

Le Nord - - ACTUALITÉS - Hu­go Jon­cas

Quels sont les conta­mi­nants les plus fré­quem­ment re­trou­vés dans le sous- sol qué­bé­cois?

Les hy­dro­car­bures

Les hy­dro­car­bures font sou­vent ré­fé­rence au pé­trole ou au gaz na­tu­rel. Ils sont aus­si source de gaz à ef­fet de serre puis­qu’ils sont mas­si­ve­ment uti­li­sés. Par­mi ceux-ci, on re­trouve : -les hy­dro­car­bures pé­tro­liers C10 à C50. Ce sont les conta­mi­nants plus cou­ram­ment ren­con­trés sur les sites conta­mi­nés. Heu­reu­se­ment, il existe plu­sieurs tech­no­lo­gies de trai­te­ment pour les éli­mi­ner ou ré­duire leur pré­sence dans des sols. - les hy­dro­car­bures aro­ma­tiques po­ly­cy­cliques. Cer­tains sont can­cé­ri­gènes et peuvent s’avé­rer dan­ge­reux pour la san­té. « Ce qui fait le poi­son, c’est la concen­tra­tion de ces com­po­sés qu’on re­trouve dans les sols conta­mi­nés par ce com­po­sé », pré­cise l’éco­lo­giste Da­niel Green, pré­sident de la So­cié­té pour vaincre la pol­lu­tion (SVP). -les hy­dro­car­bures aro­ma­tiques mo­no­cy­cliques. Ils font par­tie des com­po­sés or­ga­niques vo­la­tils (COV) que l’on peut re­trou­ver dans les nappes phréa­tiques. Ils peuvent se pro­pa­ger sur de grandes dis­tances et re­mon­ter à la sur­face sous forme de va­peurs, qui peuvent en­suite s’in­fil­trer dans des mai­sons si­tuées à proxi­mi­té de sols conta­mi­nés, ex­plique M. Green.

Les mé­taux lourds

Les mé­taux lourds sont pré­sents dans la na­ture et sont li­bé­rés dans l’en­vi­ron­ne­ment de di­verses fa­çons, comme par l’ex­trac­tion mi­nière ou l’uti­li­sa­tion de com­bus­tibles fos­siles. À cer­taines concen­tra­tions, ils peuvent être toxiques pour les or­ga­nismes vi­vants. Par­mi ceux-ci, on re­trouve : - l’ar­se­nic. Il est pré­sent dans cer­taines ré­serves d’eau po­table, y com­pris les puits. L’ex­po­si­tion à de fortes concen­tra­tions d’ar­se­nic peut avoir des ef­fets né­fastes sur la san­té. -le mer­cure. On en re­trouve, à faible dose, dans cer­tains types de poissons comme le thon frais ou conge­lé, le re­quin, l’es­pa­don, le mar­lin, l’ho­plos­tète orange et l’es­co­lier. Il ne faut pas s’éton­ner pour­quoi on re­com­mande aux femmes en­ceintes d’évi­ter d’en man­ger, rap­pelle M. Green. -le cuivre. Il est uti­li­sé dans la fa­bri­ca­tion de conduc­teurs élec­triques, de tuyaux et d’ac­ces­soires de plom­be­rie. Cer­tains com­po­sés du cuivre font par­tie des in­gré­dients dans les pré­ser­va­tifs du bois et les pes­ti­cides. C’est pour­quoi il peut être uti­li­sé comme pes­ti­cide pour l’agri­cul­ture. -le zinc sert prin­ci­pa­le­ment de trai­te­ment an­ti­cor­ro­sif pour les au­to­mo­biles et dans l’in­dus­trie de la construc­tion. -le plomb est pré­sent par­tout dans l’en­vi­ron­ne­ment; dans l’air, la pous­sière, le sol, les ali­ments et l’eau po­table. M. Green in­dique que cette sub­stance est consi­dé­rée neu­ro­toxique et peut af­fec­ter les ca­pa­ci­tés d’ap­pren­tis­sage des en­fants qui mangent de la terre où il y a une forte pré­sence de plomb. -le ni­ckel est uti­li­sé dans les sec­teurs de la fa­bri­ca­tion d’au­to­mo­biles, de la construc­tion na­vale, les in­dus­tries électrique, pé­tro­lière, ali­men­taire et chi­mique.

Les BPC

Les bi­phé­nyles po­ly­chlo­rés (BPC). Ces pro­duits chi­miques in­dus­triels ont été uti­li­sés dans la fa­bri­ca­tion de ma­té­riel électrique, d’échan­geurs de cha­leur et de sys­tèmes hy­drau­liques. Ils n’ont ja­mais été pro­duits au Ca­na­da, mais ils y ont été lar­ge­ment uti­li­sés.

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