Tho­mas Mul­cair veut rendre la vie plus abor­dable

Le Nord - - ACTUALITÉS - Ma­thieu Ste-Ma­rie

Le chef du Nou­veau Par­ti dé­mo­cra­tique (NPD), Tho­mas Mul­cair, était de pas­sage à Saint-Co­lom­ban pour une as­sem­blée de cui­sine dans le cadre de sa tour­née pan­ca­na­dienne «Pour rendre la vie plus abor­dable», lun­di.

Ac­com­pa­gné des dé­pu­tés Pierre Dionne La­belle ( Ri­vière- du- Nord) et My­lène Free­man (Ar­gen­teuil-Pa­pi­neau-Mi­ra­bel), M.Mul­cair a écou­té les pré­oc­cu­pa­tions fi­nan­cières d’un re­trai­té et d’une mère de trois en­fants.

L’en­det­te­ment était au coeur des dis­cus­sions. On y a par­lé des frais au gui­chet, du prix de l’es­sence et de la nour­ri­ture qui aug­mente, du taux d’in­té­rêt des cartes de cré­dit.

« Des ren­contres de cui­sine comme celle-là, c’est beau­coup plus ra­fraî­chis­sant et réel que des son­dages faits par des com­pa­gnies», a af­fir­mé le chef de l’Op­po­si­tion of­fi­cielle, peu après cette as­sem­blée ani­mée.

À quelques heures du dé­pôt du bud­get par le gou­ver­ne­ment (il a été dé­po­sé mar­di), M.Mul­cair es­pé­rait que le Par­ti conser­va­teur du Ca­na­da prenne des me­sures concrètes pour ai­der les gens de la classe moyenne.

« Le gou­ver­ne­ment peut agir. Par exemple, il a le pou­voir de rè­gle­men­ter les banques. [S’il ne le fait pas] c’est nui­sible pour la fa­mille moyenne et les com­mer­çants qui paient des sommes fa­ra­mi­neuses pour chaque tran­sac­tion», a-t-il dit.

Ce­lui-ci es­time que le par­ti au pou­voir n’en fait pas as­sez pour sor­tir les gens de l’en­det­te­ment.

« Un gou­ver­ne­ment NPD ne se­rait pas en train de ré­agir, mais bien d’agir. Ça se­ra à nous de mettre en place un sys­tème dans le­quel on ar­rête de nous gru­ger au gui­chet au­to­ma­tique. Les com­pa­gnies pé­tro­lières vont se faire ta­lon­ner: nous al­lons ap­pli­quer ri­gou­reu­se­ment la Loi sur la concur­rence, les taux d’in­té­rêt vont être ré­duits…»

Des so­lu­tions ?

Son par­ti pro­pose des so­lu­tions, a rap­pe­lé M.Mul­cair. Entre autres, le NPD veut im­po­ser une li­mite de frais de 50 cents pour un re­trait au gui­chet au­to­ma­tique.

« Ça peut pa­raître pe­tit une somme de 2- 3 $ à chaque tran­sac­tion, mais ça peut être une en­trave pour une fa­mille qui veut bou­cler son bud­get à la fin du mois » , croit- il.

Pour sa part, Pierre Dionne La­belle sou­ligne que son par­ti a de­man­dé au gou­ver­ne­ment conser­va­teur de mettre fin aux frais d’en­voi des fac­tures pa­pier des en­tre­prises qui sont de 2 $ à chaque fac­ture.

«Le gou­ver­ne­ment a pris cet en­ga­ge­ment il y a dé­jà 5 mois et ça n’a pas en­core été réa­li­sé. Plu­sieurs per­sonnes n’ont pas d’or­di­na­teur ou n’ont pas ac­cès à In­ter­net puis­qu’elles ha­bitent dans des ré­gions éloi­gnées. Les per­sonnes qui re­çoivent 5-6 fac­tures par mois vont payer beau­coup», lance-t-il.

Le coût de l’es­sence est un autre su­jet qui pré­oc­cupe le dé­pu­té Dionne La­belle. « Se­lon les chiffres, le prix à la pompe a bon­di de 14 % en 2013 dans notre ré­gion » , ter­mine-t-il.

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