JU­LIE BOU­LET CONSERVE LES MÊMES RES­PON­SA­BI­LI­TÉS

RE­MA­NIE­MENT MI­NIS­TÉ­RIEL

Le Nouvelliste - - LA UNE - MARC ROCHETTE marc.rochette@le­nou­vel­liste.qc.ca

TROIS- RI­VIÈRES — Ayant été épar­gnée par le jeu de chaises mu­si­cales, la mi­nistre du Tou­risme, Ju­lie Bou­let, se dit « très heu­reuse » d’as­su­mer les mêmes res­pon­sa­bi­li­tés, évo­quant même son dé­sir de sol­li­ci­ter un autre man­dat.

« C’est sûr que de voir que j’ai cette confiance- là, ça fait par­tie des élé­ments qui vont être pris en consi­dé­ra­tion. Mais j’ai en­core le goût de conti­nuer, je ne me vois pas faire autre chose, j’aime en­core ça, je suis en­core très pré­sente sur le ter­rain. Je n’aime pas né­ces­sai­re­ment le vo­let po­li­tique, mais j’aime beau­coup l’ac­tion au­près de la po­pu­la­tion. J’aime faire che­mi­ner des dos­siers, réa­li­ser des choses, m’as­su­rer que la Mau­ri­cie s’en tire bien, qu’on ait des em­plois et qu’il y ait une vi­ta­li­té éco­no­mique, tout ça m’anime en­core de fa­çon ex­cep­tion­nelle», a-t-elle confié au Nou­vel­liste.

Le pre­mier mi­nistre Phi­lippe Couillard lui a ex­pri­mé son ap­pré­cia­tion pour jus­ti­fier le sta­tu quo. « Il m’a dit que je fais de l’ex­cellent bou­lot et que l’in­dus­trie sou­hai­tait une sta­bi­li­té et conti­nuer avec moi», ajoute Mme Bou­let.

Celle qui avait dé­jà goû­té aux mi­nis­tères des Trans­ports, de l’Em­ploi et de la So­li­da­ri­té so­ciale et même des Res­sources na­tu­relles ne sou­hai­tait pas né­ces­sai­re­ment chan­ger de siège. « Je n’avais pas eu le temps de faire le tour, il me reste des choses à réa­li­ser, il y a des beaux pro­jets qui s’en viennent, je trouve ça in­té­res­sant, c’est un mi­nis­tère très ter­rain, très ré­gio­nal, très éco­no­mique, ça cor­res­pond vrai­ment à des dos­siers qui m’in­té­ressent », ex­plique-t-elle.

La mi­nistre du Tou­risme sou­ligne qu’elle avait mis « plein de choses en place». «J’étais comme à mi-par­cours, je n’avais pas eu le temps de faire mes an­nonces de pro­jets alors que j’en ai au moins 60 à an­non­cer. On a une ving­taine de gros pro­jets de plus de dix mil­lions de dol­lars sur la table. On a lan­cé des stra­té­gies, l’ argent de­vrait ve­nir. J’étais dans le gros de l’ac­tion. Il y a comme un mo­men­tum en tou­risme ac­tuel­le­ment où le pri­vé est prêt à in­ves­tir, les par­te­naires sont confiants parce que les an­nées tou­ris­tiques 2016- 2017 ont été très bonnes. Je trouve ça très sti­mu­lant », pour­suit-elle.

DO­NALD MARTEL DÉ­ÇU

Mais pour le dé­pu­té ca­quiste de Ni­co­let- Bé­can­cour, Do­nald Martel, le re­ma­nie­ment est dé­ce­vant pour la ré­gion de la Mau­ri­cie alors qu’au­cun nou­veau dé­pu­té li­bé­ral n’a été pro­mu au con­seil des mi­nistres, « ce qui au­rait don­né plus de poids à la ré­gion».

Et à son avis, la mi­nistre Ju­lie Bou­let au­rait pu ob­te­nir des res­pon­sa­bi­li­tés plus i mpor­tantes au lieu de conser­ver les mêmes. «Ce­la dé­montre bien que la Mau­ri­cie n’est vrai­ment pas une prio­ri­té pour les li­bé­raux», a sou­te­nu ce­lui qui s’est dit peu im­pres­sion­né par le jeu de chaises mu­si­cales ef­fec­tué par « un gou­ver­ne­ment qui de­meure usé après 15 ans de pou­voir presque sans in­ter­rup­tion».

— PHO­TO: SYL­VAIN MAYER

Ju­lie Bou­let

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