Une nou­velle res­source pour Ma­rio Char­land

Le Nouvelliste - - ACTUALITÉS - NAN­CY MASSICOTTE

TROIS- RI­VIÈRES — Une nou­velle res­source a été dé­ni­chée pour Ma­rio Char­land afin de l’en­ca­drer dans la so­cié­té.

Bien connu pour ses nom­breux dé­mê­lés ju­di­ciaires en lien avec des ac­tions i ndé­centes et des bris de condi­tions, l’in­di­vi­du qui souffre de pro­blèmes psy­cho­lo­giques se­ra en ef­fet conduit au Pa­villon Le­fran­çois de Loui­se­ville et de­vra se sou­mettre à une pro­ba­tion pen­dant un an au cours de la­quelle il de­vra de­meu­rer à cet en­droit, suivre les re­com­man­da­tions de son agent de pro­ba­tion et prendre sa mé­di­ca­tion.

Du même coup, il a bé­né­fi­cié d’une sen­tence sus­pen­due pour avoir bri­sé une condi­tion de sa pro­ba­tion au prin­temps der­nier en omet­tant de prendre sa mé­di­ca­tion. Le juge Jacques Tru­del a ce­pen­dant te­nu compte du fait qu’il était dé­te­nu de­puis juin der­nier, soit l’équi­valent de six mois de dé­ten­tion pro­vi­soire pour cette in­frac­tion. Rap­pe­lons qu’il avait été ac­quit­té de l’ac­cu­sa­tion d’ac­tion in­dé­cente sur­ve­nue dans la même pé­riode alors qu’un po­li­cier en ci­vil l’avait sur­pris sur la piste cy­clable en train de se tou­cher les par­ties in­times.

Lors de son re­tour de­vant le tri­bu­nal jeu­di, Char­land était tou­te­fois gran­de­ment désor­ga­ni­sé. Pa­ni­qué et en proie à des trem­ble­ments, il a crié au juge à plu­sieurs re­prises qu’il était un cas déses­pé­ré, se di­sant in­ca­pable de chan­ger et d’ac­cep­ter sa si­tua­tion.

Le juge a ten­té de lui ex­pli­quer que tous les in­ter­ve­nants avaient pour­tant tra­vaillé fort pour lui trou­ver une nou­velle res­source prête à l’ac­cep­ter, mais en vain. Char­land était dans un tel état de crise qu’il a dû être re­tour­né aux cel­lules pen­dant que le tri­bu­nal ter­mi­nait de pro­non­cer la sen­tence. Se­lon son avo­cat, Me Jean-Sé­bas­tien Gla­du, c’est la pre­mière fois qu’il le voyait dans un pa­reil état de crise.

La pro­blé­ma­tique de Ma­rio Char­land est par­ti­cu­lière. Au fil de ses nom­breuses ar­res­ta­tions, il a pu bé­né­fi­cier d’un en­ca­dre­ment par plu­sieurs res­sources de la ré­gion, mais tou­jours sans suc­cès. Le Pa­villon Le­fran­çois consti­tue pour lui une chance ul­time d’être en­ca­dré.

De­puis 2014, l’in­di­vi­du compte plu­sieurs condam­na­tions à son ac­tif pour des g est es obs­cènes com­mis dans des parcs de Trois- Ri­vières et cer­tains com­merces. En no­vembre der­nier, il avait d’ailleurs éco­pé d’une peine de six mois de pri­son pour des ac­tions in­dé­centes au parc Pie-XII à Trois-Ri­vières. Une pro­ba­tion de deux ans lui avait alors été im­po­sée.

Il a tou­jours sou­te­nu qu’il souf­frait d’un trouble ob­ses­sif com­pul­sif, ce qui l’amène à se tou­cher les par­ties gé­ni­tales sans ar­rêt lors­qu’il souffre d’an­xié­té.

Pa­ni­qué et en proie à des trem­ble­ments, il a crié au juge à plu­sieurs re­prises qu’il était un cas déses­pé­ré, se di­sant in­ca­pable de chan­ger et d’ac­cep­ter sa si­tua­tion.

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