Les par­ties doivent se par­ler, dit Proulx

Le Nouvelliste - - ACTUALITÉS - BRI­GITTE TRAHAN

TROIS-RI­VIÈRES — Le mi­nistre de l’Édu­ca­tion, du Loi­sir et du Sport, Sé­bas­tien Proulx, n’en­tend pas in­ter­ve­nir, du moins pas à ce sta­de­ci, dans l’im­passe entre la Com­mis­sion sco­laire du Che­min- du- Roy et la Ville de Trois- Ri­vières au su­jet du Com­plexe spor­tif Al­phon­seDes­jar­dins. Le mi­nistre es­time que les deux par­ties doivent plu­tôt conti­nuer à se par­ler.

Le mi­nistre a rap­pe­lé que le CSAD n’ap­par­tient pas au mi­nis­tère de l’Édu­ca­tion, mais à la Com­mis­sion sco­laire du Che­min- du- Roy. « Le mi­nis­tère, au­jourd’hui, n’est pas pro­prié­taire du Centre ( CSAD) et ne va pas ache­ter le Centre » , as­sure- t- il. « Il fau­dra trou­ver des so­lu­tions autres que me le re­pas­ser », pré­vient le mi­nistre ca­té­go­ri­que­ment en en­voyant d’un même élan un aver­tis­se­ment: «Je ne veux pas que les ser­vices aux élèves soient af­fec­tés» par ce dos­sier.

La ges­tion du CSAD, rap­pe­lonsle, a en­gen­dré jus­qu’à pré­sent, un dé­fi­cit de 4,2 mil­lions $ à la Com­mis­sion sco­laire qui ré­clame une col­la­bo­ra­tion ac­crue de la Ville de Trois-Ri­vières pour se ren­flouer.

Le mi­nistre re­con­naît que « le temps presse, mais on n’est pas ren­du au mo­ment où j e dois in­ter­ve­nir », es­time-t-il. «C’est une si­tua­tion qui est unique et il y au­ra vrai­sem­bla­ble­ment une ré­ponse qui se­ra dif­fé­rente de ce qui se fait ailleurs», pré­voit-il.

« Je vais me ré­ser­ver le droit de lais­ser le temps al­ler un peu pour qu’ils puissent tra­vailler en­semble. C’est ce qu’on me dit qu’ils font ac­tuel­le­ment. Et quand on ver­ra que les choses ne peuvent pas avan­cer au­tre­ment, on ver­ra quelles sont les autres so­lu­tions», a in­di­qué M. Proulx qui était de pas­sage à Sha­wi­ni­gan, jeu­di, pour an­non­cer un in­ves­tis­se­ment de 2,7 mil­lions $ à l’école La­flèche.

« Il y a bien sûr une en­tente d’util i sa­tion avec l a Ville de TroisRi­vières. Moi, je me suis as­su­ré qu’on puisse avoir cette conver­sa­tion, c’est-à-dire la Com­mis­sion sco­laire, la Ville et le Mi­nis­tère et ce que je sou­haite, c’est qu’ils ter­minent cette pé­riode-là», in­siste le mi­nistre.

« S’il y a des hy­po­thèses sur la table, ac­tuel­le­ment, ils sont sur cette table-là et tant et aus­si long­temps qu’ils n’au­ront pas ter­mi­né, je ne vais pas m’en mê­ler au­tre­ment », pré­cise-t-il.

Sé­bas­tien Proulx ajoute que lorsque des scé­na­rios com­men­ce­ront à émer­ger des dis­cus­sions, « on se­ra ca­pable d’en­vi­sa­ger les choses, mais pour l’ins­tant, c’est là qu’on en est », dit-il.

Le mi­nistre in­dique qu’il com­prend bien l a si­tua­tion. « C’est une in­fra­struc­ture sco­laire qui est im­po­sante, qui est im­por­tante, qui, ef­fec­ti­ve­ment, af­fecte la Com­mis­sion sco­laire » , re­con­naît- il, mais se­lon lui, il faut mal­gré tout lais­ser libre cours aux dis­cus­sions.

Le Mi­nis­tère, dit-il, « peut être un fa­ci­li­ta­teur » et les gens du mi­nis­tère sont jus­te­ment as­sis au­tour de la table de dis­cus­sion ac­tuel­le­ment. «Je me suis as­su­ré que ça puisse tra­vailler au mieux.»

Le mi­nistre Proulx croit que « la Com­mis­sion sco­laire a aus­si des ré­flexions à faire, des de­voirs à faire et la Ville de Trois-Ri­vières a aus­si des dis­cus­sions à avoir avec elle».

Sé­bas­tien Proulx n’était pas mi­nistre de l’Édu­ca­tion lorsque la Com­mis­sion sco­laire du Che­min-du-Roy s’était lan­cée dans ce pro­jet.

Il faut main­te­nant s’as­su­rer, di­til, que cette in­fra­struc­ture «ait une vo­ca­tion sco­laire, une uti­li­sa­tion sco­laire qui est suf­fi­sante et qu’on n’af­fecte pas les ser­vices aux élèves. Ce n’est pas cen­sé être un gé­né­ra­teur de dettes » , plaide- t- il. Le mi­nistre ne croit pas que l’im­po­si­tion d’une taxe sup­plé­men­taire aux ci­toyens soit une so­lu­tion. «Si vous me par­lez de taxa­tion sco­laire, il faut être en lien avec des ser­vices édu­ca­tifs», rap­pelle-t-il.

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