Un mi­lieu où il fait bon vivre

Le Nouvelliste - - ÉDITORIAL -

Ré­cem­ment, j’ai ap­pris que des gens ne connais­saient pas l’exis­tence de l’école pri­vée Val Ma­rie, si­tuée à Trois-Ri­vières dans le sec­teur Cap- de- la- Ma­de­leine. Ar­ri­vant à l’aube des portes ou­vertes des dif­fé­rents éta­blis­se­ments d’en­sei­gne­ment, j’ai vou­lu vous par­ta­ger notre ex­pé­rience afin de vous faire connaître un mi­lieu de vie ex­tra­or­di­naire.

Je suis ma­man de quatre gar­çons, ori­gi­naire de Drum­mond­ville. Deux de mes en­fants re­quièrent des be­soins par­ti­cu­liers. Leur vé­cu sco­laire dans notre lo­ca­li­té fut dif­fi­cile et né­ga­tif si bien que j’ai dû lais­ser mon em­ploi pour ter­mi­ner leur an­née d’études à la mai­son. Toute la fa­mille s’est mo­bi­li­sée pour trou­ver une so­lu­tion; nous avons fait la vi­site d’écoles pri­vées dans votre ré­gion.

Notre choix s’est ar­rê­té sur l’école Val Ma­rie pour les plus jeunes et l’Ins­ti­tut se­con­daire Ke­ran­na pour notre aî­né. Toutes deux nous ont ac­cueillis, mal­gré les diag­nos­tics, avec tel­le­ment d’amour, de joie et de dou­ceur que les mots me manquent pour vous le dé­crire. Avant même leur ar­ri­vée, les plans d’in­ter­ven­tion avaient été créés et tous les en­sei­gnants concer­nés avaient dé­jà pris connais­sance de leur dos­sier ain­si que de la si­tua­tion. Lors de leur pre­mière ren­trée, une pe­tite fête fut or­ga­ni­sée pour leur sou­hai­ter la bien­ve­nue.

Deux ans se sont écou­lés dé­jà; en au­cun cas je n’ai eu à in­ter­ve­nir et dû ren­con­trer la di­rec­tion. Chaque pe­tit pro­blème, si mi­nime soit- il, est pris en consi­dé­ra­tion puis ré­glé dans la jour­née. Nous avons une très belle col­la­bo­ra­tion avec l’en­semble du per­son­nel.

L’équipe de ges­tion a su créer un pro­fond sen­ti­ment d’at­ta­che­ment au­près des en­sei­gnants qui. à leur tour, savent pro­di­gieu­se­ment l’in­cul­quer à nos en­fants. On laisse éga­le­ment une grande place aux pa­rents qui dé­si­rent s’im­pli­quer. Tous sont ex­trê­me­ment in­ves­tis dans la réus­site tant aca­dé­mique que so­ciale des jeunes qui leur sont confiés. Ce­la se tra­duit par beau­coup de pe­tites at­ten­tions, d’ac­ti­vi­tés, mais sur­tout, de dis­po­ni­bi­li­tés, sans comp­ter les mer­veilleux spec­tacles. D’ailleurs, plu­sieurs op­tions sont of­fertes dans le but de ré­pondre aux dif­fé­rents ta­lents et in­té­rêts. Les miens ont choi­si de vi­brer à la mu­sique et aux langues.

Pour avoir tra­vaillé plus de dix­huit ans dans le mi­lieu sco­laire, ce fut la pre­mière fois que j’y ai vu des élèves pleu­rer lors de leur dé­part vers de nou­velles ex­pé­riences, tel­le­ment ils ont leur école ta­touée sur le coeur.

Pa­rents, en­sei­gnants et élèves sont ex­ces­si­ve­ment fiers d’ap­par­te­nir à la grande fa­mille de Val Ma­rie et Ke­ran­na, où il fait bon y vivre. Ja­mais nous n’avons été si heu­reux.

Ma­non Cham­pagne Trois- Ri­vières

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