Cruelle gifle pour les In­dians

Le Nouvelliste - - SPORTS - D’après As­so­cia­ted Press

CLE­VE­LAND — Oc­tobre, le mois où les cham­pion­nats sont rem­por­tés ou per­dus, a en­core été dur pour les In­dians de Cle­ve­land.

Mer­cre­di, après la dé­faite contre les Yan­kees de New York en sé­rie de division de la Ligue amé­ri­caine, l’échec était dur à ava­ler. Le vol­ti­geur Mi­chael Brant­ley fai­sait le tour des ins­tal­la­tions de l’équipe dans une am­biance lourdes.

L’émo­tion était vive, mais pas comme en 2016, quand les coeurs bri­sés étaient rem­plis de fier­té après une dé­faite en manche sup­plé­men­taire lors du sep­tième match de la Sé­rie mon­diale. Cette fois, ça fait plus mal.

Des larmes cou­laient d’ailleurs des yeux de Josh Tom­lin alors qu’il cher­chait les mots pour ex­pli­quer ce qui s’est pas­sé.

«Je ne suis pas vrai­ment cer­tain de la fa­çon que tu passes par-des­sus quelque chose du genre», s’es­til conten­té de dire après que les In­dians se soient fait mon­trer la porte de sor­tie avec un re­vers de 5-2.

«La seule fa­çon de pas­ser par-des­sus quelque chose comme ça, c’est d’al­ler sur le ter­rain et de ga­gner. Ce n’est pas ce qui est ar­ri­vé.»

Ce qui est ar­ri­vé, c’est que les In­dians n’ont pas frap­pé, n’ont pas lan­cé et, comme l’an der­nier, n’ont pas don­né le coup de grâce quand ils avaient une avance de deux matchs. C’est un pé­ché im­par­don­nable que l’équipe a tris­te­ment ré­pé­té.

De­puis 1999, les In­dians pré­sentent un piètre dos­sier de 3- 17 lors des ren­contres dé­ci­sives. Une fiche in­con­ce­vable dans un mois aus­si cru­cial. Dans les deux der­nières an­nées, Cle­ve­land a per­du six matchs consé­cu­tifs avec la chance de clore une sé­rie et montre une fiche de 2-8 lors de ces af­fron­te­ments sous les ordres du gé­rant Ter­ry Fran­co­na.

C’est quelque peu in­juste d’éti­que­ter comme dé­gon­flée une équipe cou­ron­née de tant de suc­cès, mais ils n’ont rien fait pour dis­si­per cette illu­sion. «C’est le ba­se­ball», a lais­sé tom­ber Brant­ley, dont le re­tour a été gâ­ché par une autre bles­sure.

GRANDS FA­VO­RIS

Les In­dians ont ga­gné 102 par­ties en sai­son et ils ont en­fi­lé la plus longue sé­rie de vic­toires de la Ligue amé­ri­caine en 116 ans. Ils sont ar­ri­vés en sé­ries comme grands fa­vo­ris.

«C’est vrai­ment dom­mage», dit le re­le­veur Co­dy Al­len. «C’est comme lorsque tu vas au parc quand tu es en­fant et que tu restes pour 10 mi­nutes et que tu dois t’en al­ler.»

Cette sor­tie pré­ci­pi­tée a ra­pi­de­ment été sui­vie de ques­tion sur la san­té de Co­rey Klu­ber. Ga­gnant de 18 par­ties, lau­réat pres­sen­ti du tro­phée Cy Young et meilleur lan­ceur de la Ligue amé­ri­caine, il n’a pas fran­chi la qua­trième manche dans l’un de ses dé­parts en sé­ries.

PAS QUE KLU­BER À BL­MER

Il n’est tou­te­fois pas le seul joueur im­por­tant des In­dians à s’être éteint. L’ar­rêt-court étoile Fran­cis­co Lin­dor et le can­di­dat au titre de joueur par ex­cel­lence Jose Ra­mi­rez ont une fiche com­bi­née de 4 en 38 en sé­ries, eux qui ont sou­vent ten­té d’at­teindre des balles à l’ex­té­rieur de la zone des prises. Ja­son Kip­nis n’a pas frap­pé, Ed­win En­car­na­cion a ra­té deux ren­contres en rai­son d’une en­torse à la che­ville et per­sonne d’autre ne s’est dé­mar­qué.

Alors que Lin­dor et Ra­mi­rez re­pré­sentent le coeur de la jeu­nesse de l’équipe, les In­dians ont de sé­rieuses dé­ci­sions à prendre avec des vé­té­rans comme Brant­ley, Tom­lin et le pre­mier but Car­los San­ta­na. Jay Bruce, dont l’ac­qui­si­tion dans une tran­sac­tion au mois d’août a ren­for­cé l’équipe, se­ra sur le mar­ché des joueurs au­to­nomes, tout comme Bryan Shaw et Jow Smith.

— PHO­TO AP, DA­VID DERMER

Les joueurs des In­dians avaient la mine dé­con­fite après avoir été éli­mi­nés en cinq matchs.

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