Le blues des re­le­veurs

Le Nouvelliste - - SPORTS - STE­PHEN HAW­KINS

HOUS­TON — Per­sonne n’a da­van­tage be­soin d’un jour de congé pen­dant cette Sé­rie mon­diale que les re­le­veurs.

«Ce n’est pas seule­ment le nombre de matchs que vous dis­pu­tez, mais l’en­gag­ment émo­tif et le ni­veau de concen­tra­tion dont tout le monde fait preuve, a dé­cla­ré Bren­dan Mor­row, des Dod­gers de Los An­geles. Ça vous draine men­ta­le­ment et ce genre de concen­tra­tion men­tale vous gruge phy­si­que­ment. Alors oui, c’est ex­té­nuant. Les gars sont épui­sés, mais pas fa­ti­gués, si ce­la peut faire du sens.»

Après une sai­son de 162 matchs et un mois sup­plé­men­taire de ren­contres au cours des­quelles la pres­sion est à son comble, ils ne sont pas en­core sor­tis de l’au­berge.

Mor­row a lan­cé dans les cinq matchs. Il n’avait ja­mais lan­cé trois jours consé­cu­tifs avant de s’ame­ner dans le match no 5, di­manche. Il a per­mis aux As­tros de Hous­ton de créer l’éga­li­té sur son pre­mier lan­cer. Il a quit­té sans ob­te­nir un seul re­trait, avec les As­tros en avant par trois points.

Il a main­te­nant per­mis trois cir­cuits en sé­ries. Il n’en avait pas ac­cor­dé un seul en 45 pré­sences en sai­son ré­gu­lière.

Mor­row a l an­cé dans 12 des 13 matchs éli­mi­na­toires des Dod­gers, qui ne pré­voyaient pas l’uti­li­ser di­manche.

« Il m’a dit qu’il se sen­tait bien, a af­fir­mé le gé­rant Dave Ro­berts. Alors vous ne pou­vez pas ne pas l’uti­li­ser en sep­tième.»

Sur le mon­ti­cule pour la cin­quième fois en six jours, il n’a pas af­fi­ché sa forme des beaux jours.

« Il n’y avait pas de vie dans mes lan­cers, a-t-il ex­pli­qué. La vé­lo­ci­té est une chose et elle était un cran moins éle­vée. Mais si votre balle bouge, vous pou­vez tout de même vous en sor­tir.»

Le droi­tier ne s’en est pas sor­ti face au haut du rôle des As­tros. Les quatre frap­peurs qu’il a af­fron­tés ont at­teint les sen­tiers. Il a ac­cor­dé des cir­cuits à George Sprin­ger et Car­los Cor­rea, qui ont don­né une avance de 11-8 aux As­tros.

Les As­tros n’ont même pas uti­li­sé leur spé­cia­liste de fin de match Ken Giles – qui connaît toutes sortes d’en­nuis – dans cette vic­toire de 13-12 en 10 manches. La ren­contre, conclue aux pe­tites heures de la nuit, s’est éti­ré sur cinq heures et de­mie, les deux équipes uti­li­sant cha­cune sept lan­ceurs.

C’est Kan­ley Jan­sen qui a ins­crit la dé­faite à sa fiche. Le re­le­veur étoile des Dod­gers avait dé­jà bou­sillé le match no 2. Ces deux avances bou­sillées en Sé­rie mon­diale égalent son to­tal pour la sai­son.

Jan­sen s’est ame­né en f i n de neu­vième, après que les Dod­gers eurent ins­crit trois points en dé­but de manche pour faire 12- 12. Il a at­teint Brian McCann d’un lan­cer après deux re­traits en 10e, avant d’ac­cor­der un but sur balles à Sprin­ger. Alex Breg­man a en­suite mis fin au match avec un simple.

Les As­tros ont pris les de­vants 3-2 dans la sé­rie et se di­rigent main­te­nant vers Los An­geles, où ils ont rem­por­té le le match no 2 en 11 manches.

Le gé­rant des As­tros, A.J. Hinch, a in­di­qué que Giles se­rait de nou­veau uti­li­sé dans cette sé­rie, sans pré­ci­ser dans quel rôle. Le droi­tier, qui lance à plus de 100 milles à l’heure, a al­loué cinq points en une manche et deux tiers éta­lée sur deux sor­ties. Il a été le per­dant du match no 4. Il s’était ame­né en neu­vième avec la marque à 1-1. Le match s’est ter­mi­né 6- 2 en fa­veur des Dod­gers.

À ce stade- ci de la sai­son, les gé­rants se sou­cient bien peu de qui est uti­li­sé dans quel mo­ment, en au­tant qu’il ob­tienne des re­traits.

«On doit re­ti­rer 27 frap­peurs, peu im­porte la fa­çon. Je me fous de qui les ob­tient. Nos joueurs non plus», a dit Hinch.

Les re­le­veurs des As­tros ont une moyenne de points mé­ri­tés de 5,94 en sé­ries.

Dans le match no 4, le pre­mier de la Sé­rie mon­diale où les deux par­tants ont per­mis à moins de quatre frap­peurs d’at­teindre les sen­tiers, les re­le­veurs ont été oc­cu­pés.

Le par­tant des Dod­gers, Alex Wood, n’avait pas ac­cor­dé de coup sûr avant un cir­cuit après deux re­traits en sixième. C’est le der­nier frap­peur qu’il a af­fron­té. Chez les As­tros, Char­lie Mor­ton a per­mis trois coups sûrs et a at­teint un frap­peur avant de quit­ter le match en sep­tième.

Ces re­le­veurs doivent main­te­nant tous trou­ver une dose d’éner­gie sup­plé­men­taire afin de pas­ser au tra­vers un ou deux matchs de plus.

« C’est un mois de ba­se­ball de plus, avec de gros matchs. Tout compte et tout est am­pli­fié, a in­di­qué le gau­cher des Dod­gers To­ny Cin­gra­ni. As­su­ré­ment, ça en de­mande da­van­tage, car tous les lan­cers sont im­por­tants. Ce jour de congé fe­ra du bien.»

Le match no 6 au­ra lieu mar­di, à Los An­geles.

— PHO­TO: AP

Comme bien des re­le­veurs dans cette Sé­rie mon­diale, Bran­don Mor­row, à l’ar­rière, a connu une sor­tie dif­fi­cile di­manche dans la dé­faite des Dod­gers 13-12 face aux As­tros, dont ce cir­cuit qu’il a ac­cor­dé à George Sprin­ger.

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