Une neu­tra­li­té qui peut être sal­va­trice

Le Nouvelliste - - OPINIONS -

Pour ce qui est de la né­ces­si­té d’ en­le­ver les signes re­li­gieux os­ten­ta­toires chez le per­son­nel en­sei­gnant, pro­té­ger les en­fants et les jeunes de toute in­fluence des re­li­gions, c’est ce qui est le plus im­por­tant pour l’ ave­nir d’une so­cié­té pa­ci­fique et éclai­rée.

De­nise Bom­bar­dier a écrit, dans le Jour­nal de Mon­tréal du 9 oc­tobre der­nier: « . .. nombre de jeunes de 8 et 10 ans en com­pa­gnie de femmes voi­lées. Ils dé­fient la ca­mé­ra de leur re­gard co­lé­rique » , en par­lant de scènes ob­ser­vées lors de la ma­ni­fes­ta­tion contre « l’is­la­mo­pho­bie qué­bé­coise » qui a eu lieu à Mon­tréal. Que fe­ront ces jeunes lors­qu’ils au­ront trente ans? L’imam Adil Char­kaoui a écrit sur sa page Fa­ce­book: « La so­lu­tion est qu’ils [ les Qué­bé­cois] se conver­tissent et qu’on en fi­nisse. » Et dire que Jean Chré­tien–pour qui j’ ai beau­coup de res­pect – es­time que la classe po­li­tique qué­bé­coise est dans un dé­bat inu­tile sur le su­jet! Au contraire, M. Le­gault a rai­son de vou­loir ap­pli­quer les re­com­man­da­tions de la Com­mis­sion Bou­chardTay­lor et l’ in­ter­dic­tion des signes re­li­gieux pour les per­sonnes en au­to­ri­té.

J’ ai re­çu cette in­fluence des femmes voi­lées et d’un homme en sou­tane et col ro­main par qui j’ai été en­doc­tri­née alors que je n’étais qu’une jeune ado­les­cente. L’en­fant et le jeune posent des ques­tions, et on peut alors en pro­fi­ter et lui faire perdre la vir­gi­ni­té de son cer­veau, et ce­ci à l’in­su de ses pa­rents et de la di­rec­tion de l’ins­ti­tut sco­laire.

Quoi que l’on dise, le port des signes re­li­gieux, ce n’est pas ano­din. À par­tir d’une ana­lyse ob­jec­tive faite en lien avec plu­sieurs faits, il est pos­sible d’ af­fir­mer clai­re­ment que le port des signes re­li­gieux os­ten­ta­toires si­gni­fie le fa­na­tisme re­li­gieux et la sou­mis­sion des femmes à une re­li­gion; ce qui va à l’en­contre de l’évo­lu­tion de la so­cié­té.

Il est donc im­por­tant d’agir en im­po­sant, pour les en­sei­gnants et les pro­fes­sion­nels qui in­fluencent les en­fants, une vé­ri­table neu­tra­li­té ves­ti­men­taire. Il vaut mieux pré­ve­nir que gué­rir! Plus on at­tend, pire ce se­ra! Bra­vo à la CAQ!

An­dréa Ri­chard Trois- Ri­vières

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