Re­tour à Ot­ta­wa se­rein pour Pha­neuf

Le Nouvelliste - - SPORTS - MARC BRAS­SARD

Dion Pha­neuf a dé­jà été échan­gé trois fois au cours de sa car­rière, mais il vi­vra une pre­mière sa­me­di après- mi­di quand il af­fron­te­ra les Sénateurs d’Ot­ta­wa : il n’a ja­mais joué un match pour le­quel il était payé par les deux équipes.

« Je n’avais pas pen­sé à re­gar­der ça sous cet angle, tu es l e seul à m’y avoir fait pen­ser » , a dit l e dé­fen­seur des Kings de Los An­geles au re­pré­sen­tant du Droit après un en­traî­ne­ment hors glace te­nu au Com­plexe spor­tif de l’Uni­ver­si­té d’Ot­ta­wa.

Dans le cadre de l’échange du 13 fé­vrier der­nier qui a en­voyé Pha­neuf et le centre Nate Thomp­son à Hol­ly­wood en re­tour de Ma­rian Ga­bo­rik ( bles­sé) et Nick Shore ( pas­sé à Cal­gar y peu après), les Sénateurs ont ac­cep­té de payer 25 % de son sa­laire de 7 mil­lions $ pour les trois der­nières an­nées de ce­lui- ci.

Le dé­fen­seur qui avai t é t é ac­quis des Maple Leafs de To­ron­to deux ans plus tôt avait ap­pris qu’il de­vrait dé­mé­na­ger au beau mi­lieu d’un match contre les Pen­guins à Pitts­burgh. Il avait fi­ni la pre­mière pé­riode au bout du banc.

« C’était une nou­velle ex­pé­rience. Je me dou­tais bien que quelque chose se tra­mait, mais je ne sa­vais pas à quelle équipe j’avais été échan­gé avant de ren­trer au ves­tiaire. Ce n’était pas parce que je jouais si mal que ça ( qu’il avait été cloué au banc), a- t- il bla­gué. En fait, je sa­vais que quelque chose s’en ve­nait, Pierre ( Do­rion, le d. g. des Sénateurs) a été très cor­rect avec moi. Pour ça, je ne sou­haite que du bien à l’or­ga­ni­sa­tion des Sénateurs. J’ai ado­ré le temps que j’ai pas­sé ici, les ama­teurs m’ont bien ac­cueill i en ar­ri­vant de To­ron­to, tout comme l’équipe et les joueurs. Ot­ta­wa va tou­jours de­meu­rer un en­droit spé­cial pour moi, c’est ici que ma fille ( Za­phire) est née. Et je vais tou­jours me sou­ve­nir de nos sé­ries de 2017 quand nous sommes pas­sés à un but près d’at­teindre la fi­nale. »

«LA BU­SI­NESS»

Pen­dant s es deux an­nées à Ot­ta­wa, Pha­neuf a été le par­te­naire de Co­dy Ce­ci et il était un as­sis­tant au ca­pi­taine Erik Karls­son, avec qui il avait éta­bli une bonne re­la­tion. Ce der­nier est par­ti en sep­tembre, le re­joi­gnant en Ca­li­for­nie, avec l es Sharks de San Jose. Les Mike Hoff­man, De­rick Bras­sard, Alexandre Bur­rows et autres ont quit­té eux aus­si.

« Il y a eu beau­coup de chan­ge­ments, ça fait par­tie du jeu, de la “bu­si­ness”. Les joueurs vont et viennent. “Karl” ( Karls­son) est un des meilleurs joueurs de l’his­toire de cette fran­chise, c’est entre lui et “Al­fie” ( Da­niel Al­fred­sson), c’est un pile ou face. J’ai beau­coup de res­pect pour “Karl” et je ne lui sou­haite que ce qu’il y a de mieux à San Jose, a sou­li­gné Pha­neuf. Ils ont de bons jeunes main­te­nant. Je re­garde al­ler ( Tho­mas) Cha­bot, il a un ex­cellent dé­part. J’ai joué avec lui l’an pas­sé, il est un ex­cellent jeune joueur. Je ne sou­haite que du suc­cès à Ot­ta­wa, sauf ( sa­me­di) contre nous. »

Avec l es Kings, Pha­neuf s e re­trouve avec un club de vé­tér a ns, dans une v i l l e où s on épouse, l’a ctrice Eli­sha Cu­th­bert, peut tra­vailler. « Di­sons que l’adap­ta­tion à L. A. a été as­sez fa­cile » , sou­ligne- t- il.

Il en va de même pour l’autre joueur pas­sé aux Kings, Thomp­son, qui y avait sa ré­si­dence prin­ci­pale avec son épouse. Ce der­nier a men­tion­né ven­dre­di qu’il n’avait pas eu connais­sance d’un ves­tiaire par­ti­cu­liè­re­ment « bri­sé » avant son dé­part d’Ot­ta­wa.

« Il n’y avait pas une di­vi­sion par­ti­cu­lière. C’est j uste qu’on per­dait des matchs et quand ça ar­rive, c’est dif­fi­cile » , a- t- i l in­di­qué.

— PHO­TO: LA PRESSE CA­NA­DIENNE

« Di­sons que l’adap­ta­tion à L. A. a été as­sez fa­cile », ra­conte Dion Pha­neuf (gauche), qui ar­rive dans une équipe de vé­té­rans et dans une ville où son épouse peut pour­suivre sa propre car­rière.

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