La cli­nique Sou­rire mo­bile Mau­ri­cie veut of­frir des soins d’hy­giène den­taire aux plus dé­mu­nis

Le Nouvelliste - - ACTUALITÉS - PAULE VER­MOT- DES­ROCHES

TROIS- RI­VIÈRES — Afin de per­mettre aux clien­tèles plus dé­fa­vo­ri­sées d’avoir un meilleur ac­cès à des soins d’hy­giène den­taire, La Coo­pé­ra­tive hy­gié­nistes den­taires Qué­bec lance un nou­veau pro­jet en col­la­bo­ra­tion avec l’or­ga­nisme d’al­pha­bé­ti­sa­tion et de lutte à la pau­vre­té COMSEP. La cli­nique Sou­rire mo­bile Mau­ri­cie voit donc le jour et vise à re­joindre pas moins de 300 per­sonnes par an­née dans la ré­gion.

Dé­jà, le pro­jet pi­lote « Moi aus­si j e veux sou­rire » a été l an­cé afin de réunir une clien­tèle de 50 per­sonnes qui se­ront sui­vies gra­tui­te­ment pen­dant six mois, à rai­son de trois à cinq ren­dez-vous du­rant cette pé­riode, afin de les ai­der à amé­lio­rer leur hy­giène den­taire.

À la suite de ce pro­jet pi­lote, la coo­pé­ra­tive sou­haite pou­voir joindre le plus de gens pos­sible afin de de­ve­nir membre de cette co­op et de pou­voir bé­né­fi­cier de soins d’hy­giène den­taire à très faibles coûts.

« On agit ici vrai­ment dans un ob­jec­tif de pré­ven­tion. On sait que l es clien­tèles plus vul­né­rables, âgées ou en si­tua­tion de pau­vre­té ont bien sou­vent moins fa­ci­le­ment ac­cès aux soins den­taires. On es­père que par notre ini­tia­tive, on puisse per­mettre une meilleure pré­ven­tion pour ces per­sonnes en l es ac­com­pa­gnant et en l eur of­frant des ser­vices et des conseils qui amé­lio­re­ront leur san­té buc­co- den­taire et leur san­té en gé­né­ral » , ré­sume France La­voie, vice-pré­si­dente de la coo­pé­ra­tive et ins­ti­ga­trice du pro­jet Sou­rire mo­bile Mau­ri­cie.

Se­lon Mme La­voie, en plus de l’as­pect es­thé­tique des soins d’hy­giène den­taire, comme l a pro­pre­té des dents et une bonne ha­leine, la pré­ven­tion en soins d’hy­giène den­taire per­met aus­si de pré­ve­nir l a pro­li­fé­ra­tion de bac­té­ries dans la bouche et, im­pli­ci­te­ment dans tout le corps, des bac­té­ries qui peuvent al­ler jus­qu’à cau­ser des pro­blèmes au ni­veau du coeur, des pou­mons, du cer­veau et qui peuvent même par­fois pro­vo­quer des ac­cou­che­ments pré­ma­tu­rés.

La cl i nique Sou­rire mo­bile Mau­ri­cie s’ins­talle donc dans un lo­cal à l’in­té­rieur de la bâ­tisse de COMSEP, sur la rue Saint- Fran­çois-Xa­vier à Trois- Ri­vières, où elle pour­ra re­ce­voir un nombre im­por­tant de pa­tients. Tou­te­fois, l a cli­nique dis­pose éga­le­ment d’ap­pa­reils por­ta­tifs et sou­haite al­ler l e plus pos­sible à l a ren­contre des per­sonnes qui n’ont pas la pos­si­bi­li­té de se dé­pla­cer, soit par des vi­sites à do­mi­cile, en CHSLD et dans des ré­si­dences pri­vées.

La cli­nique pro­po­se­ra aus­si des conseils pour dif­fé­rents pro­blèmes que peuvent vivre l es pa­tients et pro­po­ser des pro­duits al­ter­na­tifs lorsque les pro­duits nor­ma­le­ment uti­li­sés ne conviennent plus. Par ailleurs, les per­sonnes qui craignent tout sim­ple­ment les vi­sites chez le den­tiste pour­raient aus­si bé­né­fi­cier d’un ser­vice d’ac­com­pa­gne­ment a f i n d’ê t r e r a s s uré e s s ur pro­ces­sus.

Pour l a c oor­don­na­trice de COMSEP, Syl­vie Tar­dif, il al­lait de soi pour son or­ga­nisme de s’as­so­cier à cette ini­tia­tive, de par la mis­sion des deux or­ga­nismes vi­sant à faire de l’édu­ca­tion.

« On consi­dère que la prévent i on et l ’é du­ca­tion po­pu­laire sont im­por­tantes. Plu­sieurs ini­tia­tives chez COMSEP font dé­jà l a pro­mo­tion des saines ha­bi­tudes de vie, comme le Com­mu­no-Gym, la ve­nue d’un mar­chand de lu­nettes à bas prix, des ate­liers sur l’ali­men­ta­tion à pe­tit bud­get et même la vi­site d’étu­diants en mé­de­cine. On sou­haite que cette ini­tia­tive se conso­lide et prenne de l’am­pleur » , constate Syl­vie Tar­dif, qui rap­pelle que de­puis que l a Ville de Trois- Ri­vières a ces­sé l a f l uo­ra­tion de l ’e au po­table, il faut trou­ver de nou­velles al­ter­na­tives pour faire de la pré­ven­tion, spé­cia­le­ment chez les en­fants.

D’ailleurs, l’an­cienne conseillère mu­ni­ci­pale s’était tou­jours pro­non­cée en fa­veur de la fluo­ra­tion parce qu’elle pro­fi­tait sur­tout à la po­pu­la­tion plus dé­fa­vo­ri­sée. La coo­pé­ra­tive es­time éga­le­ment que la fluo­ra­tion était une bonne me­sure de san­té pu­blique, mais conçoit que l’ac­cep­ta­bi­li­té so­ciale n’était pas au ren­dez-vous.

« C’est un élé­ment po­si­tif im­por­tant dans une op­tique pré­ven­tive de soins den­taires. Main­te­nant, nous com­pre­nons aus­si qu’il y avait un ques­tion­ne­ment dans la po­pu­la­tion, sur­tout en­vi­ron­ne­men­tal, et c’est cor­rect aus­si. Il faut donc trou­ver d’autres moyens de f aire de l a pré­ven­tion et c’est ce qu’on fait en ce mo­ment » , fait re­mar­quer France La­voie. le

— PHO­TO: STÉ­PHANE LES­SARD

Ann Car­bon­neau, se­cré­taire de la Coo­pé­ra­tive hy­gié­nistes den­taires Qué­bec, France La­voie, vice- pré­si­dente et res­pon­sable du pro­jet Sou­rire mo­bile Mau­ri­cie, France Char­land, bé­né­vole, ain­si que Syl­vie Tar­dif, co­or­don­na­trice de COMSEP.

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