De fu­turs in­gé­nieurs s’illus­trent à Ve­gas

Le Nouvelliste - - ACTUALITÉS - GA­BRIEL DE­LISLE

TROIS- RI­VIÈRES — Des Tri­flu­viens se sont ré­cem­ment illus­trés à Las Ve­gas en rem­por­tant le pre­mier prix de l’Ame­ri­can Con­crete Ins­ti­tute (ACI). Il ne s’agit pas d’un nou­veau ca­si­no, mais bien d’une com­pé­ti­tion uni­ver­si­taire ré­ser­vée aux étu­diants en in­gé­nie­rie. Membres de l’équipe de gé­nie ci­vil de l’Uni­ver­si­té de Sher­brooke, les trois Tri­flu­viens ont dé­cro­ché la pre­mière po­si­tion de la com­pé­ti­tion de bé­ton éco­lo­gique.

Cette deuxième vic­toire consé­cu­tive à cette com­pé­ti­tion an­nuelle de l’équipe de Sher­brooke a été si­gnée par les Tri­flu­viens Ce­dric Gau­thier, Phi­lippe Du­bois, An­toine La­mon­tage Dal­phond et quelques col­lègues, tous fu­turs in­gé­nieurs ci­vils. Lors de cette com­pé­ti­tion, les équipes de­vaient con­ce­voir un mé­lange de bé­ton drai­nant pré­sen­tant à la fois la bonne per­méa­bi­li­té et une bonne ré­sis­tance.

Les équipes par­ti­ci­pantes ont dû pré­sen­ter des échan­tillons de bé­tons pré­pa­rés avec soins en la­bo­ra­toire. Le temps que le bé­ton pre­nait à drai­ner une cer­taine quan­ti­té d’eau a été me­su­ré par les juges et les échan­tillons ont en­suite été tes­tés en ap­pli­quant une charge. Bien sûr, les équipes de­vaient pré­sen­ter un rap­port tech­nique sur le bé­ton qu’elles pré­sen­taient en com­pé­ti­tion.

Tout ce tra­vail de pré­pa­ra­tion en la­bo­ra­toire a né­ces­si­té de nom­breuses heures de l a part des membres de l’équipe de l’ Uni­ver­si­té de Sher­brooke. Les fu­turs in­gé­nieurs ci­vils de­vaient trou­ver la bonne re­cette du par­fait bé­ton de com­pé­ti­tion.

« Il y a beau­coup de tra­vail. On a pas­sé en­vi­ron deux mois à pré­pa­rer la com­pé­ti­tion, ce qui re­pré­sente une ving­taine d’heures par se­maine en la­bo­ra­toire», ex­plique le Tri­flu­vien Cé­dric Gau­thier, qui en était à sa troi­sième com­pé­ti­tion de l’ACI.

Uti­li­sé pour cer­taines ap­pli­ca­tions spé­ci­fiques, le bé­ton drai­nant pré­sente plu­sieurs avan­tages. Il per­met d’as­sé­cher une sur­face très ra­pi­de­ment et ne sol­li­cite pas les sys­tèmes de ré­cu­pé­ra­tion d’eau de pluie des mu­ni­ci­pa­li­tés. L’eau s’écoule di­rec­te­ment dans le sol.

« Ça draine as­sez ra­pi­de­ment. Pour don­ner une idée, lors­qu’on met­tait une co­lonne d’eau de 8 pouces par- des­sus notre bé­ton, ça pre­nait huit se­condes pour la vi­der », ajoute Cé­dric Gau­thier.

« Ce t ype de bé­ton évite des frais pour les mu­ni­ci­pa­li­tés et au ni­veau de l’en­vi­ron­ne­ment c’est aus­si avan­ta­geux. Ça crée moins de bas­sins d’eau où il peut avoir de la conta­mi­na­tion avec des pro­duits chi­miques. Lors­qu’on a des sur­faces im­per­méables, on a de plus grosses concen­tra­tions de pol­luants qui sont re­je­tés dans les égouts.»

Tou­te­fois, l’uti­li­sa­tion du bé­ton drai­nant n’est pas très d’usage au Qué­bec, en rai­son de pro­blèmes de dé­nei­ge­ment en hi­ver. « L’ap­pli­ca­tion de sel de dé­gla­çage et de sable vien­drait bou­cher les pores pré­sents dans le bé­ton » , pré­cise Cé­dric Gau­thier. « C’est une tech­no­lo­gie qui est tou­te­fois ap­pli­cable au Qué­bec pour plu­sieurs usages.»

— PHO­TO: COUR­TOI­SIE

An­tho­ny Cô­té, Jérémie Pa­quin, étu­diant à la maî­trise et men­tor de l’équipe, Phi­lippe Du­bois, Cé­dric Gau­thier, ca­pi­taine de l’équipe, An­toine La­mon­tage Dal­phond, Sé­bas­tien Clou­tier, Ra­phaël Gos­se­lin et Red­ha Es­se­la­mi, étu­diant à la maî­trise et pré­sident de la sec­tion étu­diante.

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