Pas le vi­si­teur qu’on croit

Le Nouvelliste - - ARTS MAGAZINE -

TROIS- RI­VIÈRES (FH) — La for­mule adop­tée pour Vi­si­teur d’un soir, le spec­tacle que Hugues Aufray pré­sen­te­ra à Trois- Ri­vières l e 30 no­vembre, pri­vi­lé­gie l’in­ti­mi­té et un cha­leu­reux contact avec le pu­blic. Après six dé­cen­nies sur les planches, le chan­teur aime en­core l a ren­contre. Plus que ja­mais, peut-être.

Il se pré­sen­te­ra sur scène dans une for­mule dé­pouillée mais très ci­blée: trois gui­tares, la sienne et celles de deux com­parses re­trou­vant un son qui l’a ca­rac­té­ri­sé à ses dé­buts et qui a mar­qué toute sa car­rière de trou­ba­dour. «La scène, ex­plique-t-il, c’est ma mai­son. Le vi­si­teur d’un soir du titre du spec­tacle, ce n’est pas moi, mais bien chaque spec­ta­teur qui va en­trer dans ma mai­son pour me rendre vi­site. J’aime ces re­pré­sen­tions in­times où on est tout près du pu­blic dans une for­mule pri­vi­lé­giant le par­tage. J’ai tou­jours ai­mé les gens, je ne suis pas un so­li­taire.»

«Je di­rais que 50 % des chan­sons que je vais chan­ter se­ront de grands titres qui ont mar­qué mon par­cours. Le reste, ce se­ront des chan­sons qui illus­trent ce qu’a été ma vie et ma car­rière.»

«Je vais ra­con­ter ma vie aux gens avec des anec­dotes de ma vie pri­vée, des his­toires et les chan­sons qui les re­pré­sentent. Au to­tal, je di­rais qu’on de­vrait avoir entre 25 et 30 chan­sons, pro­ba­ble­ment. Ce se­ra un spec­tacle d’une heure trente mi­nutes mais bien rem­plies. Je vais me dé­voi­ler, en somme. Vous sa­vez, j’ai don­né pas mal d’en­tre­vues dans ma longue car­rière mais je n’ai pas tout dit! Je pense que ce­lui ou celle qui va ai­mer le spec­tacle va en sor­tir plus riche de toutes ces his­toires.»

Ain­si, cer­tains ap­pren­dront- ils peut- être que Cé­line, son suc­cès em­blé­ma­tique, peut-être son plus grand, a d’abord mar­ché très fort au Qué­bec avant de de­ve­nir un tube et fi­na­le­ment un grand clas­sique en France. « Beau­coup de gens croient que mes chan­sons parlent de ma vie mais ce n’est pas vrai. San­tia­no parle de ba­teau mais je n’ai ja­mais na­vi­gué. Par contre, j’ai eu bien des pro­jets, des rêves et j’en ai en­core. C’est bien da­van­tage de ça que parlent mes chan­sons. Elles sont, pour un grand nombre d’entre elles, ce que les an­glo­phones ap­pellent des «sing-along». Ce genre de chan­sons pas très com­pli­quées que l’on re­tient fa­ci­le­ment et qu’on chante pour le pu­blic mais aus­si avec lui. Je n’ai ja­mais en­tre­te­nu la pré­ten­tion d’être un grand ar­tiste. J’ai vu mon ego être écon­duit très sou­vent et par­fois as­sez du­re­ment à mes dé­buts, as­sez pour ne plus ja­mais me prendre au sé­rieux!»

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