Les en­fants ac­cueillent les ré­fu­giés

Le Plateau - - LA UNE - Ca­the­rine.bou­chard@ tc.tc

Une tren­taine d’en­fants de l’école Saint-Pierre-Cla­ver ont écrit des mots de bien­ve­nue aux ré­fu­giés sy­riens, qui se­ront don­nés avec des tuques tri­co­tées à la main, à l’ini­tia­tive du groupe d’aide aux de­voirs de la Mai­son d’Au­rore.

Deux d’entre eux, Bru­no Chao-Fer­nan­dez, 10 ans, et Édouard Hu­don, 9 ans, étaient pré­sents lors du tri­cot-o-thon, or­ga­ni­sé par la Bo­bi­neuse de laine, au ca­fé La Ré­créa­tion, sa­me­di der­nier. Ils ont confec­tion­né les tuques qui se­ront re­mises aux ré­fu­giés sy­riens. Sa­me­di der­nier, 65 tuques, 3 ban­deaux et 2 écharpes ont été ré­col­tées ou tri­co­tées. Bru­no Chao-Fer­nan­dez, 10 ans, et Édouard Hu­don, 9 ans, étaient pré­sents lors du tri­cot-o-thon, or­ga­ni­sé par la Bo­bi­neuse de laine, au ca­fé La Ré­créa­tion, sa­me­di der­nier. Ils avaient écris des mots de bien­ve­nue pour les ré­fu­giés sy­riens.

Les deux jeunes gar­çons, comme une ving­taine de leur ca­ma­rade de classe, ont ex­pli­qué aux sy­riens dans leur mot de bien­ve­nue pour­quoi ils aiment l’hi­ver.

«Je leur ai écris qu’ils peuvent s’amu­ser ici en jouant au hockey», ex­plique Bru­no. Son com­parse, Édouard, ap­prouve.

«C’est le seul sport que je pra­tique l’hi­ver.»

Se­ront-ils bien dans leur nou­velle vie, les ré­fu­giés sy­riens?

«Oui, parce qu’ils vont avoir un es­pace pour vivre » , croit Bru­no.

Lorsque ques­tion­né sur la rai­son de la ve­nue des ré­fu­giés au Qué­bec, Bru­no évoque « une grosse guerre » . Édouard, lui, ex­plique que «l’État is­la­mique les a mis en dan­ger.»

Qu’est-ce que l’État is­la­mique? «Ce sont des ter­ro­ristes», ré­pond du tact au tact Édouard.

Ap­pri­voi­ser l’hi­ver

Le dé­pu­té de Mer­cier, Amir Kha­dir, lui­même ar­ri­vé au Qué­bec, d’Iran, à l’âge de 10 ans, a dû s’adap­ter à l’hi­ver. «Oui, évi­dem­ment qu’on a dû s’adap­ter au froid et à la neige, mais le contexte était dif­fé­rent. On ne fuyait pas les bombes et la me­nace per­ma­nente » , constate M. Kha­dir. L’élu s’af­fai­rait à tra­duire les mots des per­sonnes pré­sentes lors du tri­cot- o- thon sa­me­di, en arabe.

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