Bon­heur d’oc­ca­sion: le plai­sir de lire

Com­merce. Chaque se­maine, Le Pla­teau vous pro­pose de ren­con­trer l’un des nom­breux com­mer­çants oeu­vrant dans le quar­tier. Qu’il soit le pe­tit nou­veau, le se­cret bien gar­dé ou le bien éta­bli, le jour­nal vous fe­ra dé­cou­vrir ou re­dé­cou­vrir ces en­droits qui re

Le Plateau - - LA UNE - CATHERINE BOUCHARD

En ou­vrant la porte de Bon­heur d’oc­ca­sion, on re­marque les mil­liers de livres qui s’en­tassent dans les bi­blio­thèques et sur les pré­sen­toirs. Cer­tains sont ré­cents, d’autres ont plus de 200 ans.

Cette li­brai­rie, «le plus im­por­tant ache­teur à do­mi­cile de bi­blio­thèques pri­vées au Qué­bec», vend des livres rares de­puis 16 ans, d’abord sur la rue De la Roche, en­suite sur l’ave­nue du Mont-Royal.

Ma­thieu Bertrand, le pro­prié­taire, s’in­té­resse de­puis tou­jours aux bou­quins, sur­tout à ceux qui ont du vé­cu. Il a donc dé­ci­dé de se lan­cer dans l’aventure.nture.

Que re­trouve-uve-t- on dans votre li­brai­rie? ai­rie?

«Je me dé­fi­ni­rais comme un li­brai­ree gé­né­ra­liste. Je me consacre à la chose pa­pier. On­tr ou veeic ides livres an-an­ciens du d’ ou­vra­gesX VIIIe siècle, beau ou­vrage s uni­ver­si­taires,uni­ver­sie

beaucoup uneu­ni­ver­sie grande col­lec­tion de livres mais d’art, aus­sides car­te­san­maisdes livres an­ciennes, pour en­fantsnts et des livres plus grand pu­blic.lic.»

Com­mentdes livres vous d’oc­ca­sion?pro­cu­rez­vous­pro­cu­re­zivres

«J’en parce qu’ ha­bi­tuelle que ce prends rends que les peu gens au­com­pe­comp­toir,

qu’ ha­bi­tuel­le­ment, viennent nous por­ter, c’est sur­tout des livres à suc­cès. ucue Ce que j’aime, c’est est ache­ter des bi­blio­thèques ques com­plètes.. Par exemple, j’ai fait l’ac­qui­si­tion de la bi­blio­thèque d’un chef où il y avait des livres gé­né­raux de cui­sine, mais aus­si des ou­vrages très spé­cia­li­sés. J’ai ache­té aus­si celles de plu­sieurs écri­vains et ar­tistes qué­bé­cois.» Une fa­çon, se­lon lui, de bé­né­fi­cier de leur ex­per­tise dé­ve­lop­pée au fil des dé­cen­nies.

«Pour faire ce­la, il faut être prêt à mettre le prix, sur­tout qu’on parle sou­vent de 1000 à 1500 livres. Plu­sieurs d’entre eux vont prendre plu­sieurs an­nées à vendre, mais ils vont par­fois s’écou­ler à plu­sieurs mil­liers de dol­lars.»

Pour­quoi avoir choi­si Le Pla­teau- Mont- Royal?

«Pour qu’une li­brai­rie comme la mienne sur­vive, il faut qu’il y ait un grand bas­sin d’uni­ver­si­taires fran­co­phones à proxi­mi­té. Le Pla­teauMont-Royal est tout près de l’Uni­ver­si­té du Qué­bec à Mon­tréal (UQAM) et du cé­gep du Vieux-Mon­tréal, pas très loin de l’Uni­ver­si­té de Mon­tréal et du col­lège Ro­se­mont. Ça a tou­jours été un quar­tier ha­bi­té par beaucoup d’étu­diants et de pro­fes­seurs.» Il sou­ligne éga­le­ment que l’ave­nue du Mont-Royal est «la plus grande ar­tère cultu­relle fran­co­phone en Amé­rique du Nord. On y re­trouve la plus grande concen­tra­tion de dis­quaires et de li­brai­ries.»

(PHO­TO TC ME­DIA – ISA­BELLE BER­GE­RON)

Amou­reux des livres, Ma­thieu Bertrand a inau­gu­ré Bon­heur d’oc­ca­sion en 2000.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.