De plus en plus de Mon­tréa­lais ob­tiennent leur di­plôme

Le Plateau - - PETITES ANNONCES CLASSÉES - AU­DREY GAU­THIER

Se­lon les don­nées du mi­nis­tère de l’Édu­ca­tion et de l’En­sei­gne­ment su­pé­rieur du Qué­bec, le taux de di­plo­ma­tion et de qua­li­fi­ca­tion a aug­men­té dans les trois com­mis­sions sco­laires fran­co­phones de l’île de Mon­tréal.

La Com­mis­sion sco­laire de la Pointe-de-l’Île (CSPÎ) a connu la plus forte aug­men­ta­tion du taux de di­plo­ma­tion et de qua­li­fi­ca­tion après cinq an­nées d’études. Ce­lui-ci a aug­men­té de 4,4%, pas­sant de 50,8%, pour la co­horte de 2009, à 55,2% pour la co­horte de 2010. La Com­mis­sion sco­laire de Mon­tréal (CSDM) et la Com­mis­sion sco­laire Mar­gue­rite-Bour­geois (CSMB) ont af­fi­ché des taux de crois­sance de 2,7% et 1,8%, res­pec­ti­ve­ment.

«Il faut avouer que nous par­tions de plus loin que les autres com­mis­sions sco­laires mont­réa­laises. Par le pas­sé, nous étions bonnes der­nières. Ça nous a don­né un coup de fouet. C’était in­ac­cep­table de conti­nuer comme ça», af­firme le pré­sident de la CSPÎ, Mi­ville Bou­dreault, qui sou­ligne le «gros tra­vail» fait par tout le per­son­nel des écoles afin d’aug­men­ter le taux de di­plo­ma­tion.

La CSMB a tou­te­fois connu une hausse de 3,6% de son taux de di­plo­ma­tion et qua­li­fi­ca­tion après sept ans d’étude contre 2,9% pour la CSDM et 2,4% pour la CSPÎ.

«Cette réus­site n’est pas le pro­duit d’une seule chose, mais d’un en­semble d’ac­tions. C’est no­tam­ment par les ef­forts de toute la com­mu­nau­té édu­ca­tive qui a à coeur les élèves et nos pla­ni­fi­ca­tions stra­té­giques», in­dique la pré­si­dente de la CSMB, Diane La­marche-Venne.

Les trois com­mis­sions sco­laires ont mis en place des pro­grammes et des plans au cours des der­nières an­nées pour aug­men­ter la réus­site de leurs élèves. À la CSDM, on a im­po­sé aux écoles trois ob­jec­tifs com­muns, soit ap­puyer les élèves en dif­fi­cul­té, sou­te­nir les gar­çons et amé­lio­rer la maî­trise du fran­çais, au­tant dans la lec­ture que l’écri­ture.

«Chaque école met­tait en place des moyens pour at­teindre ses cibles, se­lon ses be­soins. Nous avons éga­le­ment dé­ci­dé de mettre l’accent sur le fran­çais, car nous avons re­mar­qué que lors­qu’on mai­trise le fran­çais, ç’a un im­pact po­si­tif dans les autres ma­tières», men­tionne la pré­si­dente de la CSDM, Ca­the­rine Ha­rel-Bour­don.

Même si les pré­si­dents se disent contents des ré­sul­tats, ils constatent qu’il reste en­core du pain sur la planche.

«Dans le sys­tème d’édu­ca­tion pu­blique, nous de­vons sco­la­ri­ser nos élèves peu im­porte les dif­fi­cul­tés. Nous ne pou­vons pas mettre un élève à la porte parce qu’il a été sur­pris avec de la drogue, comme dans le pri­vé, ou parce qu’il a des dif­fi­cul­tés d’ap­pren­tis­sage. Cette mo­saïque d’élèves fait en sorte que nous de­vons mettre en place des cibles plus poin­tues et des moyens plus ci­blés», men­tionne Mme La­mar­cheVenne.

«Plus on avance avec le temps, plus on au­ra des élèves en dif­fi­cul­té. Plus la cible de di­plo­ma­tion aug­mente, plus le tra­vail est in­tense», fait va­loir Mme Ha­rel-Bour­don.

(PHO­TO TC ME­DIA – AR­CHIVES)

De plus en plus d’élèves fran­co­phones gra­duent.

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