Cinq trucs contre la cy­be­rin­ti­mi­da­tion

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Le Plateau - - PETITES ANNONCES CLASSÉES - CA­THE­RINE GI­RARD / TC ME­DIA

1. Sen­si­bi­li­ser au plus tôt

«Bien que les choses com­mencent à s’amé­lio­rer, la cy­be­rin­ti­mi­da­tion est en­core ta­boue. Par ailleurs, bien des jeunes sont per­sua­dés que ce genre d’his­toire n’ar­rive qu’aux autres. Or, per­sonne n’est à l’abri», in­siste la sexo­logue Ma­ryse Peys­kens. Pour ou­vrir le dia­logue, elle sug­gère de s’ins­pi­rer de cas réels, comme ceux de Reh­taeh Par­sons et d’Aman­da Todd, deux jeunes Ca­na­diennes qui se sont sui­ci­dées après la pu­bli­ca­tion sur l’in­ter­net de pho­tos in­times d’elles.

2. Conser­ver des preuves

Mal­heu­reu­se­ment, la sen­si­bi­li­sa­tion n’est pas à toute épreuve. Lors­qu’on est vic­time de cy­be­rin­ti­mi­da­tion, il est pri­mor­dial de gar­der une co­pie des mes­sages d’in­ti­mi­da­tion, que ce soit en les en­re­gis­trant ou en ef­fec­tuant une cap­ture d’écran. «Le fait de pu­blier ou de par­ta­ger les images in­times de quel­qu’un sans son ac­cord consti­tue une in­frac­tion cri­mi­nelle, tout comme le fait de nuire à la ré­pu­ta­tion d’au­trui. Les preuves peuvent ai­der les au­to­ri­tés à re­tra­cer et à tra­duire l’in­ti­mi­da­teur en jus­tice», ex­plique la sexo­logue.

3. Cou­per les ponts

Ma­ryse Peys­kens conseille vi­ve­ment, après qu’on a pris soin de conser­ver des preuves, de s’éloi­gner au­tant que pos­sible de la per­sonne qui nous cause du tort. «Si l’agres­seur com­mu­nique avec nous par tex­to, il est pos­sible de blo­quer son nu­mé­ro. S’il uti­lise les ré­seaux so­ciaux, on peut en­core une fois le blo­quer», ajoute-t-elle.

4. En par­ler à un adulte

Cer­taines vic­times de cy­be­rin­ti­mi­da­tion n’en gar­de­ront au­cune sé­quelle. Mais pour d’autres, les consé­quences peuvent être graves : iso­le­ment, di­mi­nu­tion de l’es­time de soi, troubles d’ap­pren­tis­sage, an­xié­té, dé­pres­sion et même ap­pa­ri­tion d’idées sui­ci­daires. Qu’on soit la cible de raille­ries ou un simple té­moin, il faut por­ter la si­tua­tion à l’at­ten­tion d’un adulte de confiance. «Ça ne doit pas être obli­ga­toi­re­ment nos pa­rents; on peut aus­si en par­ler à un pro­fes­seur, à un psy­cho­logue, un oncle, une tante…» pré­cise la spé­cia­liste.

5. Sou­te­nir l’in­ti­mi­da­teur

La cy­be­rin­ti­mi­da­tion n’a pas seule­ment des ré­per­cus­sions sur les vic­times. Si des ac­cu­sa­tions sont por­tées, l’agres­seur peut se re­trou­ver avec un «dos­sier d’ado­les­cent». Or, de tels an­té­cé­dents peuvent com­pro­mettre d’éven­tuels pro­jets de voyage ou d’études, et même nuire à une re­cherche d’em­ploi. «Il ar­rive que la si­tua­tion se re­tourne contre les in­ti­mi­da­teurs et que ceux-ci se re­trouvent iso­lés et os­tra­ci­sés», sou­ligne la sexo­logue.

(PHO­TO AR­CHIVES TC ME­DIA)

Se­lon Sta­tis­tique Ca­na­da, 20 % des jeunes âgés de 15 à 29 ans ont été vic­times de cy­ber-in­ti­mi­da­tion au cours des 5 der­nières an­nées.

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