De Une luxe sta­tion-ser­vice

Chronique his­to­rique. Ē ɴɼɵɼȦ ÑĒûČå NþåĤÜĤėėĊå åĮ NÑÿĒĮȿ2ÑıĤåĒĮȦ ĒėıĨ ĨėđđåĨ áåĺÑĒĮ ČÑ ġČıĨ ÜåČČå ĨĮÑĮÿėĒȿĨåĤĺÿÝå áå ČÑ ĺÿČČåȩ Ē îÑÿĮȦ ÝȱåĨĮ Ò ČȱėĤÿûÿĒå ČÑ ĺÿČČÑ ģıå SþėđÑĨ SėĤĤÑĒÝåȦ ıĒ ÝėđđåĤÞÑĒĮ çÝėĨĨÑÿĨȦ Ĩå îÑÿĮ ÝėĒĨĮĤıÿĤå åĒ ɴɻɴɸȦ áÑĒĨ Čå þÑıĮ áå ČÑ

Le Plateau - - LA UNE - GA­BRIEL DESCHAMBAULT DE LA SO­CIÉ­TÉ D’HIS­TOIRE DU PLA­TEAU-MONT-ROYAL

À cette époque, ces ré­si­dences sont vrai­ment dans les loin­taines ban­lieues de la Ville de Mon­tréal. D’ailleurs, l’éloi­gne­ment in­sen­sé de cette ré­si­dence par rap­port à la ville pro­pre­ment dite lui vaut le so­bri­quet de «Fo­lie de Tor­rance».

Ce­la fait à peine 35 ans que la li­mite nord de la grande ville est éta­blie à la hau­teur de la fu­ture rue Du­luth.

Dans le Pla­teau, peu de grandes vil­las sont construites et celles-ci se re­trouvent plu­tôt en bor­dure de la mon­tagne ou le long de la rue Sher­brooke.

À cet en­droit, les «nou­veaux riches» jouissent d’une vue im­pre­nable sur la ville et sur le fleuve et pro­fitent de grands es­paces of­frant ver­dure et air pur; ce qui fait de plus en plus dé­faut en ville.

En 1825, c’est le bras­seur John Mol­son qui se porte ac­qué­reur de cette belle villa et qui la nomme «Bel­mont Hall». Les des­ti­nées des deux fa­milles se mê­le­ront dans les en­tre­prises des va­peurs sur le fleuve, ou en­core celles des che­mins à lisses, qui jettent les bases des fu­turs che­mins de fer.

On s’échange les mai­sons et on par­tage les en­tre­prises.

La fa­mille Mol­son vend fi­na­le­ment l’im­meuble en 1911 à la Uni­ted Au­to Ser­vices qui l’oc­cupe comme siège social et y ad­joint une sta­tion-ser­vice par la suite.

C’est la plus belle sta­tion­ser­vice de Mon­tréal. L’édi­fice, qui est voi­sin de la mai­son Not­man, pré­sente une ar­chi­tec­ture clas­sique, avec son porche d’en­trée en­ca­dré de co­lonnes et sa com­po­si­tion plu­tôt aus­tère.

La pho­to­gra­phie nous montre un pa­villon-lan­terne qui coiffe le toit et qui était com­plè­te­ment vi­tré à l’ori­gine.

On peut pen­ser que les pro­prié­taires en fai­saient un lieu de ré­flexion et d’ob­ser­va­tion des ac­ti­vi­tés du port et de la ville qui s’anime à leurs pieds. On y trouve tou­jours une sta­tion-ser­vice au­jourd’hui

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