Sti­mu­ler et ras­sem­bler les équipes par l’art

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Le Plateau - - PETITES ANNONCES CLASSÉES - BENOÎTE LABROSSE / MÉ­TRO

Cet au­tomne, les em­ployés de quelques en­tre­prises fran­chi­ront les portes de l’École na­tio­nale de théâtre du Canada (ENT) afin d’y re­ce­voir des «cours per­son­na­li­sés sur l’art du ré­cit, la prise de pa­role en pu­blic, le tra­vail d’équipe et la créa­ti­vi­té» dans le cadre d’un pro­jet-pi­lote. «L’École va bien­tôt fê­ter son 60e an­ni­ver­saire; donc, nous sou­hai­tons faire pro­fi­ter la com­mu­nau­té de notre ap­proche pé­da­go­gique, ex­plique Gi­deon Ar­thurs, di­rec­teur gé­né­ral de l’ins­ti­tu­tion mont­réa­laise. Et les com­pé­tences de base des ar­tistes sont au­jourd’hui re­cher­chées par les en­tre­prises.»

«Ac­tuel­le­ment, toutes les com­pa­gnies cherchent à of­frir du conte­nu qui en­gage leur pu­blic, et ça, c’est vrai­ment le bu­si­ness du théâtre, pour­suit-il. Com­ment ra­con­ter des his­toires, ré­flé­chir à tout ce que ça va prendre pour les ra­con­ter et pour re­joindre un pu­blic… Nous avons cette ex­pé­rience-là à par­ta­ger.»

Le dé­rou­le­ment pré­cis des for­ma­tions se­ra éta­bli au cours des pro­chains mois, mais il s’agi­ra pro­ba­ble­ment «de cours in­ten­sifs de deux ou trois jours en pe­tits groupes, di­ri­gés par des ar­tistes pro­fes­sion­nels». Les ate­liers de l’ENT de­vraient être of­ferts à par­tir de l’été 2018.

D’ici là, de nom­breuses ac­ti­vi­tés de conso­li­da­tion d’équipe à thé­ma­tique ar­tis­tique sont dé­jà dis­po­nibles.

«Chez nous, l’ac­ti­vi­té la plus po­pu­laire est la réa­li­sa­tion d’une oeuvre col­lec­tive peinte, note Martin La­tu­lippe, pré­sident-fon­da­teur de La­tu­lippe Centre du Team Buil­ding. Elle per­met à cha­cun de s’ex­pri­mer et de dé­cou­vrir les autres, elle ras­semble; et le ré­sul­tat fi­nal peut être ex­po­sé dans les bu­reaux.» Martin La­tu­lippe, pré­si­dent­fon­da­teur de La­tu­lippe Centre du Team Buil­ding.

Pour des ques­tions lo­gis­tiques, la pein­ture et la sculp­ture conviennent davantage aux pe­tites équipes. Les ac­ti­vi­tés de type cho­rale ou en­semble de per­cus­sion peuvent ce­pen­dant réunir des cen­taines de per­sonnes. «Dans tous les cas, quand une en­tre­prise mise sur la créa­ti­vi­té, elle cherche à sti­mu­ler l’ima­gi­na­tion de ses em­ployés, à leur per­mettre de sur­prendre leurs col­lègues et de se sur­prendre eux-mêmes», ré­sume Martin La­tu­lippe. Car, con­trai­re­ment aux dé­fis spor­tifs ou de ré­so­lu­tion de pro­blème, les par­ti­ci­pants se re­trouvent de­vant une «page blanche» avec la­quelle ils ont la li­ber­té de faire ce qu’ils veulent. Et peu im­porte la dis­ci­pline ar­tis­tique, ils s’amu­se­ront en­semble et conser­ve­ront un sou­ve­nir com­mun. «C’est un bé­né­fice au­to­ma­tique qui est très im­por­tant pour la ré­ten­tion des em­ployés», conclut-il.

«Ça les a rap­pro­chées»

En jan­vier 2016, Chan­tal Diotte a choi­si de faire réa­li­ser une oeuvre col­lec­tive à ses 25 édu­ca­trices consul­tantes d’af­faires, après une courte for­ma­tion sur les as­so­cia­tions entre cou­leurs et types de per­son­na­li­té. La di­rec­trice na­tio­nale, Vente et Édu­ca­tion, pour les marques Ké­ras­tase et Shu Ue­mu­ra (L’Oréal) avait sé­lec­tion­né cette ac­ti­vi­té of­ferte par La­tu­lippe Centre du Team Buil­ding pour son lien avec la coif­fure, un do­maine à la fois ma­nuel et ar­tis­tique, ain­si que pour sa fa­ci­li­té d’or­ga­ni­sa­tion.

«Une ar­tiste s’est dé­pla­cée pour nous ini­tier aux tech­niques de pein­ture, puis nous avons été di­vi­sées en équipes; chaque per­sonne de­vait don­ner au moins un coup de pin­ceau, ra­conte-t-elle. En deux heures, nous avions trois toiles abs­traites, qui sont main­te­nant ac­cro­chées dans mon bu­reau. C’est un beau sou­ve­nir d’équipe.»

Si Mme Diotte ad­met que les deux heures d’ate­lier «ont sor­ti tout le monde de leur zone de confort», elle pré­cise que «ça s’est très bien ter­mi­né» et que toutes ont ap­pré­cié. «Mes consul­tantes n’ont pas la chance de se voir sou­vent; donc, ça les a rap­pro­chées. Et nous avons beau­coup ri en fai­sant ça, parce que cer­taines sont plus ar­tis­tiques que d’autres. C’est un bon clin d’oeil à leur mé­tier», conclut-elle.

Té­moi­gnage

Syl­vie était em­ployée dans une as­so­cia­tion pro­fes­sion­nelle de­puis quatre mois quand elle a par­ti­ci­pé à une ac­ti­vi­té de mo­bi­li­sa­tion mu­si­cale. «Après une jour­née de réunion, les gens de Sa­ma­jam [une en­tre­prise spé­cia­li­sée dans les per­cus­sions par­ti­ci­pa­tives] sont ar­ri­vés et ont dis­tri­bué des ins­tru­ments. Cha­cun avait un rythme dif­fé­rent à jouer afin de créer une oeuvre conjointe. Ça a été un dé­fou­le­ment et une ri­go­lade», ré­sume-t-elle. Syl­vie en a aus­si pro­fi­té pour faire connais­sance avec ses nou­veaux col­lègues. «C’est bon pour l’es­prit d’équipe, car ça m’a per­mis de sen­tir que je fai­sais par­tie de l’or­ga­ni­sa­tion.»

«Une ac­ti­vi­té créa­tive va à la fois per­mettre aux em­ployés d’in­no­ver dans leur ma­nière de pen­ser et d’al­ler plus loin dans leur engagement envers l’équipe.»

(PHO­TO ARCHIVES TC MEDIA)

Les ate­liers ar­tis­tiques sont de plus en plus po­pu­laire afin no­tam­ment de ren­for­cer l’es­prit d’équipe et sti­mu­ler la créa­tion des em­ployés.

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