«Il y a cer­tains risques pour l’hu­main d’avoir des poules ur­baines»

Le Progres de Coaticook - - Actualités - MA­THIEU MAJEAU ma­thieu.majeau@tc.tc

ÉTUDES. Les poules en mi­lieu ur­bain peuvent ame­ner cer­tains risques pour l’hu­main, aux dires d’un spé­cia­liste.

Pro­fes­seur ti­tu­laire à la fa­cul­té de mé­de­cine vé­té­ri­naire de l’Uni­ver­si­té de Mon­tréal, Jean-Pierre Vaillan­court re­con­naît que le fait d’ac­cueillir des poules ur­baines puisse ame­ner son lot de pro­blèmes pour l’être hu­main. Le spé­cia­liste des ani­maux es­time que les poules qui pro­viennent de cou­voirs cer­ti­fiés sont sou­vent non por­teuses de ma­la­dies zoo­no­tiques, soit des ma­la­dies par­ta­gées entre l’homme et les ani­maux. « Glo­ba­le­ment, il y a 875 ma­la­dies. Avec la vo­laille, il y a la sal­mo­nel­la. Il est im­por­tant de rap­pe­ler que cer­taines bêtes peuvent être por­teuses de ma­la­dies sans être ma­lade », sou­ligne-t-il.

Ce sont es­sen­tiel­le­ment les gens stres­sés, les per­sonnes âgées et les jeunes en­fants qui au­raient des risques d’être les plus conta­mi­nés. « Cer­taines per­sonnes pour­raient être conta­mi­nées par les fientes de poules et si elles sont por­teuses de ma­la­dies, là ça pour­rait cau­ser des pro­blèmes. On parle ici d’un risque qui se gère et il n’y a pas lieu de pa­ni­quer ici », confie le pro­fes­seur.

DEUX TYPES DE RÈGLES

Jean-Pierre Vaillan­court confirme que les règles des poules en ville et celles des in­dus­tries dif­fèrent et cette si­tua­tion pose un pro­blème. « Les gens qui sou­haitent avoir un ser­vice vé­té­ri­naire, c’est très dis­pen­dieux. Il n’y a pas de ser­vice de pre­mière ligne. Ça vient cher de la poule. On es­saie de trou­ver des so­lu­tions », ra­conte-t-il.

L’Ordre des mé­de­cins vé­té­ri­naires du Qué­bec et l’As­so­cia­tion des vé­té­ri­naires de l’in­dus­trie ani­male du Qué­bec dis­cutent de la pos­si­bi­li­té d’of­frir un meilleur ser­vice aux gens qui gardent des poules. « On re­garde à tra­vailler avec des vé­té­ri­naires qui ont des pra­tiques d’ani­maux de com­pa­gnie. Cer­taines per­sonnes s’at­ten­daient à ce qu’on donne des pres­crip­tions pour des an­ti­bio­tiques par té­lé­phone. Ça ne marche pas comme ça », af­firme Jean-Pierre Vaillan­court.

LE CAS DE DRUMMONDVILLE

La Mu­ni­ci­pa­li­té de Drummondville a été l’une des pre­mières au Qué­bec à per­mettre la garde de poules en zone ur­baine. Le pro­jet est en­tré en vi­gueur le 13 avril 2016 et de­puis ses dé­buts, 92 per­mis ont été dé­li­vrés par les au­to­ri­tés mu­ni­ci­pales. Une ving­taine de villes de la pro­vince ont de­man­dé une co­pie du rè­gle­ment de la Mu­ni­ci­pa­li­té. Quant aux plaintes, la Ville de Drummondville en a gé­ré que quelques-unes. « Des plaintes mi­neures ont été rap­por­tées à la So­cié­té de pro­tec­tion des ani­maux de Drummondville. On parle de la pré­sence de deux co­qs, de deux à trois poules er­rantes et d’un nombre de poules sur le ter­rain », as­sure le conseiller en re­la­tions mé­dias de la Ville de Drummondville, Vincent Gau­thier. Ce der­nier ajoute qu’au­cune plainte n’a été for­mu­lée con­cer­nant l’odeur ou le bruit au­près du Ser­vice de l’ur­ba­nisme drum­mond­vil­lois.

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