Le PDG de la Fi­nan­cière agri­cole en vi­site dans la ré­gion

Le Progres de Coaticook - - Actualités - CHARLES-AN­TOINE RON­DEAU charles-an­toine.ron­deau@tc.tc

AGRI­CUL­TURE. Le pré­sident et di­rec­teur gé­né­ral de la Fi­nan­cière agri­cole du Qué­bec (FADQ), Er­nest Des­ro­siers, était de pas­sage dans la ré­gion, mar­di der­nier (15 août). Il en a pro­fi­té pour vi­si­ter la Ferme Bouf­fard, à Hat­ley et Barns­tonOuest, afin de dis­cu­ter avec les pro­prié­taires des en­jeux ac­tuels de l’agri­cul­ture et dé­cou­vrir leurs ins­tal­la­tions.

M. Des­ro­siers af­firme trou­ver im­por­tant de vi­si­ter dif­fé­rentes fermes dans la pro­vince afin d’avoir une image claire de ce qu’est l’agri­cul­ture ac­tuelle, et ain­si en cer­ner les dif­fé­rents be­soins. « La mis­sion de la FADQ est de sou­te­nir et de pro­mou­voir l’agri­cul­ture, alors pour que nos pro­duits et ser­vices cor­res­pondent aux be­soins des agri­cul­teurs, il faut connaître ces der­niers et être au cou­rant de la fa­çon dont l’agri­cul­ture évo­lue », in­dique-t-il.

Se­lon le PDG, la Ferme Bouf­fard est un bon exemple de cette évo­lu­tion et du chan­ge­ment constant que l’on re­trouve dans le do­maine. « C’est une ferme d’une grande di­men­sion, qui est éga­le­ment très di­ver­si­fiée. On peut y re­mar­quer la pré­sence et l’im­por­tance de la tech­no­lo­gie. Elle in­carne l’in­no­va­tion, mais aus­si la conti­nui­té, car la re­lève y est as­su­rée », de pour­suivre Er­nest Des­ro­siers.

Cette an­née, à l’échelle du Qué­bec, cer­taines ré­gions ont été inon­dées, tan­dis que d’autres ont connu la sé­che­resse. Dans la ré­gion, la si­tua­tion n’a pas été aus­si ex­trême, ob­serve M. Des­ro­siers. « Ici, je vois que cer­taines cultures sont un peu en re­tard. Cer­tains champs sont beaux, tan­dis que d’autres le sont moins, mais glo­ba­le­ment, je crois que l’Es­trie s’en ti­re­ra avec une an­née que je qua­li­fie­rais de moyenne, avec une cer­taine va­ria­bi­li­té dans les ré­sul­tats », dit-il.

Pour ce qui est de la va­leur des terres agri­coles, qui a connu une crois­sance im­por­tante au cours des der­nières an­nées, ce der­nier croit qu’une baisse du rythme d’aug­men­ta­tion ap­proche. « Ça conti­nue de croître, mais on s’aper­çoit que le rythme ra­len­tit. Je pense que c’est une bonne chose, parce que les terres ne peuvent pas mon­ter de 15 à 20 % in­dé­fi­ni­ment, sans quoi ça crée­rait une dis­tor­sion. Ça a un im­pact sur les coûts de pro­duc­tion de ceux qui veulent ac­qué­rir », men­tionne le re­pré­sen­tant de la FADQ.

Er­nest Des­ro­siers ré­itère l’im­por­tance des agri­cul­teurs et de leur am­bi­tion. « Ce qui va faire la dif­fé­rence pour les or­ga­ni­sa­tions qui vont réus­sir à se dé­ve­lop­per, c’est le ta­lent et l’ex­per­tise des agri­cul­teurs, leur au­dace, leur ca­pa­ci­té d’in­ves­tir et de ser­vir des mar­chés nou­veaux. Ils sont confron­tés à un lot de va­riables et ils doivent être aptes à com­po­ser avec celles-ci », conclut-il.

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